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Politique

Casablanca communales: Les candidats ne se pressent pas

Par L'Economiste | Edition N°:1585 Le 22/08/2003 | Partager

. Pour les élus, le régime du scrutin de liste constitue un vrai casse-tête. Les candidats veulent tous être mandataires et donc têtes de liste La wilaya de Casablanca a mis en place toute la logistique nécessaire pour préparer les élections communales. Mais les candidatures tardent à venir. A l'heure où nous mettions sous presse, seules trois listes avaient été déposées. La première est présentée par l'USFP et concerne l'arrondissement des Roches Noires. Le mandataire de cette liste est Boughaleb El Attar. La deuxième est présentée par l'UC avec comme mandataire Mohamed Labsir pour l'arrondissement de Hay Mohammadi. La troisième liste est déposée par le PI et concerne l'arrondissement d'Anfa. Le mandataire de cette liste n'est autre que Yasmina Baddou, secrétaire d'Etat chargée de la Famille. “Nous espérons que les candidatures se feront au fur et à mesure et n'attendront pas les derniers jours, comme c'était le cas pour les Chambres professionnelles”, affirme un responsable à la wilaya. De l'avis de certains conseillers communaux, le retard dans le dépôt des candidatures s'explique par le régime de scrutin de liste adopté pour les grandes villes. Pour Mustapha Ridaoui, président de la Commune Moulay Youssef, les listes constituent un vrai casse-tête. D'abord se pose le problème du mandataire de liste. Les candidats d'un parti veulent tous avoir ce privilège. Ensuite, la liste doit réunir autant de candidats qu'il y a de sièges à pourvoir dans un arrondissement. Ce qui ne sera pas chose aisée: les candidats refusent d'occuper les dernières positions puisqu'ils sont perdants d'avance. Le même constat est fait par Mohamed Chkarmou, président de la Commune Roches Noires. “Dans notre parti, celui qui conteste nos règles n'a qu'à aller ailleurs”, précise-t-il. En plus, pour ce dernier, “l'attentisme” des partis est une stratégie afin de mesurer la température ambiante, avant de se lancer dans la compétition. “Le nouveau régime électoral est aussi un obstacle. Beaucoup de candidats ne comprennent pas la nouvelle formule de “l'unité de la ville”. Les partis politiques et l'Etat n'ont pas fait le travail pédagogique nécessaire”, indique Chkarmou. Par conséquent, les listes peinent à réunir le nombre de candidats requis. “Même les critères du choix établis par les partis politiques ne sont pas pour arranger les choses, car chaque candidat estime y satisfaire ces critères que ce soit l'ancienneté, le militantisme…” La solution que préconisent certains partis politiques pour sortir de cette impasse est le tirage au sort. Mais certains militants refusent cette démarche. Résultat: le dépôt des listes s'effectue avec beaucoup de retard. “Il n'est pas exclu que des partis abandonnent la course aux communales”, conclut Ridaoui. Une autre difficulté: la méconnaissance des textes juridiques. En fait, l'opération aura beaucoup à gagner si les candidats s'initient aux lois relatives aux communales. Ils connaîtront ainsi leurs droits et obligations et partant, faciliteront la tâche à l'autorité chargée de recevoir les listes de candidatures. Pour ce faire, et en vue de sensibiliser à la connaissance du droit électoral, la wilaya de Casablanca a publié sur place le régime juridique des élections communales. Notons qu'après avoir déclaré sa candidature, le mandataire de la liste reçoit un récépissé provisoire. Après instruction de la candidature et vérification de sa validité, un récépissé définitif lui est remis dans un délai de 48 heures. Si par exemple, un membre de la liste décède dans l'intervalle des délais de déclaration des candidatures, son remplacement se fera sur la base de la production de l'acte de décès. Ce qui n'est pas du tout le cas pour un changement volontaire d'un membre de la liste ou du classement de celle-ci. Dans une telle situation, il faut retirer la liste initiale et en déposer une nouvelle. Celle-ci repassera obligatoirement par le circuit des listes de candidatures. Ali JAFRY

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