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Casablanca : Comment remplir les 100.000 logements vides

Par L'Economiste | Edition N°:1633 Le 29/10/2003 | Partager

. Appartements ou habitations populaires, de nombreux logements ne trouvent pas acquéreurs. Logements plus accessibles avec des mesures incitatives de financementPlus de 100.000 logements sont toujours vacants à Casablanca. Un chiffre alarmant au vu des besoins et du déficit en logements enregistrés ces dernières années dans la métropole. Ce chiffre, avancé par de nombreux professionnels du secteur, notamment des agents immobiliers, n'est pas corroboré par les autorités concernées. Celles-ci avancent, par contre, des statistiques estimant à 50.000 le nombre de logements inoccupés. Au niveau national, on en compterait 500.000, à en croire une étude réalisée il y18 mois par le département de l'habitat. Ce sont des unités finies, achevées et habitables, mais qui restent vacantes. Les recensements effectués par les services compétents ne donnent pas, comme on le constate, de résultats nets ni d'explications à ce phénomène. On avance tout de même que sur les 100.000 logements inoccupés, il y a un grand nombre de résidences secondaires appartenant à des gens n'habitant pas Casablanca de manière régulière. «Il y a également les logements, propriétés de Marocains résidant à l'étranger, qui sont vides 11 mois sur 12 et qui, au moment du passage des différentes enquêtes statistiques, sont déclarés inoccupés», explique Abdelouahed Fikrat, directeur de l'Etablissement régional d'aménagement et de construction de la région du Centre (Erac-Centre). A noter qu'il y a des logements qui ont été construits au départ dans le but d'être loués, mais dont les propriétaires n'ont pas, finalement, franchi le pas sur cette voie. «Il y a également de nombreux locaux qui n'étaient pas destinés, au départ à l'habitat, mais qui le sont devenus après et demeurent encore vides», ajoute Abdelouahed Fikrat.Toutefois, dans les milieux du secteur de l'immobilier, on inscrit la spéculation en tête de liste des raisons qui font que tous ces logements demeurent encore vacants. Devant le rétrécissement de la demande et la « baisse continue des prix du neuf, certains promoteurs préfèrent garder leurs logements plutôt que de les céder à des prix à perte, ou encore de les louer», explique un agent immobilier de la place. Entretenus régulièrement par leurs propriétaires, ces logements sont ainsi conservés en bon état en attendant que la demande augmente et du même coup le prix du m2. «Le phénomène n'est pas particulier à Casablanca. Cette pratique est constatée au niveau national. Dans la seule ville de Tanger, par exemple, il y a plus de 50 immeubles d'au moins 10 appartements chacun, qui sont toujours vacants. A Casablanca, le phénomène est certainement ressenti davantage parce qu'il y a un grand déficit en logements dans cette ville», affirme un autre agent. Selon ce dernier, «la spéculation est présente surtout dans les cas où les constructions ont été financées par des fonds propres. Seuls ceux qui ont contracté des crédits auprès des banques, se résignent à louer leurs appartements à défaut de les vendre», ajoute-t-il. D'autres essayent de «céder tout l'immeuble (terrain compris) pour ne plus avoir à s'occuper annuellement des questions d'impôts et autres taxes d'édilité», explique la même source. D'un autre côté, «de nombreux propriétaires hésitent beaucoup ces derniers temps avant de louer leurs appartements. Les dossiers de litiges à propos des loyers se comptent par milliers devant les tribunaux», indique un intermédiaire installé au quartier Maârif. Il est à rappeler que c'est grâce aux mesures incitatives prises par l'Etat et le secteur bancaire que le marché de l'immobilier a pu connaître d'importantes baisses des prix au cours des cinq dernières années. Baisses qui auraient atteint 25 à 30 % selon certains professionnels. Paradoxalement, cela a aussi eu pour effet de réduire l'offre du privé, principalement sur certains quartiers et provoquer le maintien de nombreux logements inoccupés. «En facilitant et en encourageant l'accès à la propriété, l'Etat participerait à l'éradication de ce phénomène de logements vides », souligne un professionnel. «A condition, bien sûr, que l'Etat ne développe pas une politique d'aide au logement mais une véritable industrie du logement», souligne-t-il.


Contrat-programme

Un contra-programme de cinq ans s'étalant de 2003 à 2007 est prévu entre le ministère de tutelle et la région de Casablanca dans le but d'instaurer un partenariat entre l'ensemble des intervenants du secteur pour mettre fin au problème de l'habitat insalubre. La métropole connaît, en effet, le lancement de plusieurs chantiers, notamment le projet de construction à moyen terme de plus de 83.000 logements par le secteur privé.Un projet dont le coût est estimé à 12 milliards de dirhams et qui permettra la création de 19.000 ou 20.000 emplois, et le projet de création de nouveaux pôles urbains à Aïn Harrouda (sur 1.000 ha) et à Nouasser (sur 800 ha).Jamal Eddine HERRADI

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