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Economie

Casablanca: Ambitions et limites du schéma directeur

Par L'Economiste | Edition N°:2741 Le 25/03/2008 | Partager

. Le SDAU de 1985 dépassé. La métropole veut garder sa tradition industrielle et tertiaireIL a fallu attendre deux ans avant que l’Agence urbaine de Casablanca ne le finalise. En bénéficiant de l’assistance technique de l’Institut d’aménagement et d’urbanisme d’Ile-de-France, l’Agence urbaine a pu présenter ses grands axes fin janvier 2008 (cf. www.leconomiste.com). Il s’agit du nouveau schéma directeur de l’aménagement urbain du Grand Casablanca (SDAU).Selon Azzeddine Hafif, chef de département à l’Agence urbaine de Casablanca, «le projet est pratiquement bouclé». «Le plan de développement stratégique et la charte de développement qui précède le SDAU ont été déjà présentés et nous sommes optimistes pour le reste», ajoute-t-il. Dans deux semaines, le projet sera présenté au comité stratégique de pilotage, composé d’élus locaux et présidé par le wali du Grand Casablanca, pour approbation. Il ne manquera plus que le cachet du Premier ministre pour doter, enfin, la métropole d’une vision claire sur l’horizon 2030. «C’est la première fois que la ville dispose d’une vision pour le futur», se félicite Hafif.La décision est venue dans un contexte exigeant une nouvelle démarche de planification. Le SDAU de 1985 a atteint ses limites, il se trouve complètement dépassé par l’étalement urbain anarchique. Les documents de planification sont obsolètes et les plans d’aménagement ne jouent ni le rôle de la maîtrise du foncier, ni celui de la restructuration des communes. «C’est le résultat de l’improvisation et de l’anarchie totale qui caractérise la gestion de nos villes depuis toujours», regrette ce jeune cadre, employé par la Région de Casablanca.Depuis, la capitale économique connaît un développement sans visibilité d’ensemble. Selon le recensement de 2004, 3,6 millions de personnes habitent la métropole. S’ils sont maintenant quelque 4 millions, les prévisions s’attendent à plus de 5 millions d’âmes d’ici 2030, soit une progression de 25 à 42%. Et le plus dur reste à faire, notamment au niveau de l’emploi, de l’urbanisation, des transports et de la logistique (le parc automobile de la ville sera multiplié par 3 d’ici 2030). Enfin, la question qui dépasse toutes les métropoles du monde, même les plus riches: l’environnement. «Casablanca est une ville très polluée. La nature et les espaces verts sont les dernières préoccupations des politiques urbaines de Casablanca», souligne l’écologiste, Michel Tarrier. En attendant l’approbation et les plans d’aménagement, le sujet reste complexe. Selon ses initiateurs, le nouveau SDAU du Grand Casablanca suit, à la fois, une stratégie globale définie sur le plan national et une autre qui tient compte des spécificités de la région. Ses principaux axes, inspirés de la stratégie globale du pays, sont de maintenir une croissance de 6% par an, de développer l’offre d’offshoring et d’outsourcing et de moderniser l’environnement économique. Il s’agit également d’acquérir un niveau technologique qui deviendra la base du développement futur et préparer l’étape suivante, dans laquelle le Maroc ne sera plus «un pays à bas salaire».Au niveau local, le Grand Casablanca ambitionne être en première ligne sur les objectifs nationaux. La tradition industrielle et tertiaire va sans doute lui faciliter la tâche. Le SDAU veut corriger les faiblesses, améliorer l’offre urbaine pour l’industrie et le tertiaire et développer l’offre touristique. Il s’agit surtout de maîtriser la croissance de la ville, développer la région à partir des pôles périphériques et fournir un équipement de taille notamment dans le domaine du transport (LGV, RER, métro, tramways), de l’habitat, et des espaces verts. «Nous avons fait des propositions à la ville, quelques-unes ont été prises, d’autres non», souligne un membre de l’Ordre des architectes de Casablanca qui a requis l’anonymat, sans pour autant vouloir préciser la nature de ces propositions. «Le désaccord entre professionnels n’est que la partie visible de l’iceberg», renchérit Hafif. Et d’ajouter que «la rigidité des lois constitue le véritable obstacle devant les ambitions de ce projet». Pour lui, il faut réviser les lois qui ont trait à l’expropriation, établir de nouveaux textes qui garantissent le droit de préemption. En effet, en cas d’expropriation, l’évaluation d’un terrain se fait en tenant compte des prix du marché. «Il s’agit pourtant d’une utilité publique», regrette-t-il. Aziz EL YAAKOUBI

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