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Economie

Carrières de sable
La chasse aux pilleurs enclenchée

Par L'Economiste | Edition N°:2733 Le 12/03/2008 | Partager

. Des brigades spéciales mobilisées. Une commission supervise l’opérationMobilisation générale contre le pillage de sable. Le phénomène inquiète! Tout au long du littoral, des sites clandestins sont pillés au quotidien à Kénitra, Sidi Allal Tazi, Safi, entre Casablanca et El Jadida... Dans le Gharb seulement, l’informel représente plus de 30% de la production de sable. Un véritable scandale écologique! (cf. enquête récente: www.leconomiste.com). De sources sûres, des brigades régionales et provinciales sont appelées à durcir le contrôle dans les carrières. Une opération coup de poing spéciale «traque aux pilleurs» sera lancée incessamment. Mission: lutter contre l’extraction des sables dans des sites non autorisés. Mais aussi assurer une traçabilité au matériau et limiter la surexploitation de sites autorisés. Dans deux semaines, un plan d’actions opérationnel sera mis en place. Si cette mobilisation gouvernementale a été enclenchée et si le contrôle se durcit, c’est parce qu’au sommet de l’Etat, l’on se serait inquiété du problème, confie une source proche du dossier. Lors de l’une des dernières missions royales au sud, et à Ouarzazate, SM le Roi aurait remarqué des sites surexploités, voire dénaturés. Depuis, le Premier ministre a été chargé de créer une commission tenue d’élaborer un rapport autour de la problématique du pillage et de l’exploitation de sable en général. Une commission ministérielle a été donc créée afin de lancer une réflexion globale autour de l’exploitation de sable et les enjeux de la préservation de cette ressource. La commission a aussi été chargée de proposer des «solutions opérationnelles qui répondent aux besoins urgents d’équilibre entre l’offre réelle à développer et la demande croissante». A partir de là, deux commissions ont été mises en place. L’une chapeautée par le ministre de l’Equipement. Elle a été chargée d’analyser l’offre et la demande en sable. La seconde commission dirigée par le secrétaire d’Etat à l’Eau planche sur les aspects juridiques et de contrôle. Les deux cellules ont remis leur copie lundi 10 mars. Elles ont élaboré des rapports et présenté les premières synthèses lors d’une réunion tenue à Rabat au siège du département de l’Equipement et du Transport. Une réunion d’une extrême importance puisqu’elle a été tenue notamment en présence de la commission interministérielle (du ministre de l’Intérieur, du Général de corps de la Gendarmerie royale, du SG de la Justice...). Selon le ministère de l’Equipement, l’objectif étant de «prendre en charge la problématique d’exploitation illicite du sable et de limitation de son impact sur l’environnement». Et ce, eu égard à l’importance de ce matériau pour des secteurs sensibles tels que le bâtiment et travaux publics sans oublier le souci écologique. A l’issue de la réunion interministérielle du lundi 10 mars, il a été décidé de renforcer le contrôle du respect des clauses du cahier des charges. Une opération de ratissage qui devra renforcer la prévention sur le terrain et lutter contre les prélèvements illicites. Les exploitants des carrières autorisées sont aussi ciblés. Ils sont appelés à respecter à la lettre les clauses du cahier des charges. Des brigades spéciales seront affectées dans des zones de compétences ciblées avec un mode opératoire et des attributions précises. Une opération nationale «coup de poing» de contrôle sera enclenchée. Elle devra renforcer le contrôle in situ et vérifier les extractions tant au niveau des points de vente que des chantiers en construction. Dans le même registre, un dispositif sera mis en place pour décrypter la traçabilité du sable (son origine, carrière autorisée ou non...).


Concessions

Selon une étude récente du LPEE, l’impact négatif du sable de pillage sur la qualité de béton est avéré. L’étude cite surtout la forte teneur en sels minéraux des sables de plages et de dunes. Cette teneur en sels ayant une conséquence négative sur la qualité et la durabilité du béton. Ce qui se traduit par des fissures sur les façades de bâtiments ainsi que la corrosion de structures métalliques. Par ailleurs, des appels à manifestation d’intérêt seront lancés, vers mi-2008. Ils porteront sur l’octroi de concessions d’exploitation et de commercialisation du sable de dragage. En tout cas, une étude d’identification des principaux sites potentiels de production de sable de concassage est déjà lancée. Amin RBOUB

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