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    Entreprises

    Capital risque pour sociétés maroco-françaises

    Par L'Economiste | Edition N°:31 Le 28/05/1992 | Partager

    La Caisse Centrale des Coopérations Economiques, organisme français destiné à promouvoir les aides au développement en dehors des protocoles classiques(1), annonce qu'elle accroîtra ses activités au Maroc. C'est ce qui a été arrêté après la visite, à la mi-Mai, de l'état major de la CCCE.
    M. Philippe Jurgensen, Directeur Général de la CCCE et Président de Proparco (filiale de la CCCE spécialisée dans l'assistance aux entreprises) a confié à L'Economiste son intention de développer les activités en direction des entreprises privées. Ce développement répond aux voeux des autorités marocaines, qui jugent l'intervention française dans ce type de coopération très en dessous de ce qu'elle devrait être. La CCCE et surtout Proparco sont des instruments financiers créés pour répondre aux nouvelles formes de coopération, mais ce n'est que depuis 1991 qu'une antenne est installée au Maroc.

    Une modification de statut et peut-être l'ouverture d'un bureau à Casablanca, devraient, estime M. François Capelle, Directeur de l'agence de Rabat(2), permettre un développement plus en prise avec les besoins des entreprises. Depuis le début de 1992, la Caisse peut effectuer des financements directement, précise-t-il. Le prêt est bonifié par le Trésor Français, il accompagne un projet qui par définition doit être mixte ou alimenté par des achats d'origine française.
    Le volet le plus proche des besoins du privé est le capital risque et qui donc relève de la Proparco. A la mi-Mai, seulement deux projets sont en cours de financement. Il s'agit d'une entreprise de conserves de haricots verts, MCS, et d'une entreprise se proposant de fabriquer des poteaux électriques en ciments, Fédélec Réseau. MCS, représente un investissement d'environ 14 millions de DH et le soutien intervient à deux niveaux: une prise de participation au capital et deux prêts. Pour Fédelec, le soutien est de 2 millions de DH sur un investissement d'environ 12 millions de DH. Aux deux types d'assistances existant dans ces deux cas (prise de participation et prêt) peut s'ajouter une autre méthode: l'obligation convertible. Le montage des deux projets a été long, admet M. Capelle, à cause des procédures d'imputation. La visite de M. Jurgensen à Rabat devrait permettre d'accélérer les procédures et d'éviter les phénomènes de boucle qui exigent un accompagnement constant, donc lourd, des dossiers. "Dans les cas où les banques offrent un crédit relai, explique le Directeur de l'Agence, l'entreprise n'est pas retardée par l'attente des déblocages".

    Toujours avec Proparco, quatre projets ont été approuvés, six autres sont "dans le pipe" selon l'expression à la mode et une quinzaine d'autres ont été déposés. Les montants des investissements sont très variables, allant de 3 à 38 millions de DH. M. Capelle précise que si l'on compte l'intégralité des projets déposés par les banques, on consommera la ligne proposée pour Proparco.
    Notons que fonctionnant depuis plus longtemps en Tunisie, le système avait permis, au 31 Décembre dernier de financer des participations dans huit entreprises de ce pays.

    Après la visite de M. Jurgensen, la CCCE se propose de monter un accord cadre avec les banques marocaines. Le Trésor a donné son assentiment sur le principe. "Cette formule rendrait les interventions de Proparco plus rapides" indique l'état major de la Caisse. M. Capelle reste discret sur le nom des banques qui pourraient entrer dans ce mécanisme. Par ailleurs on sait que des établissements comme la BMCE, la Société Générale, la Wafabank ou la BMCI sont intéressées. On retrouve d'ailleurs ces établissements avec la Banque Populaire, l'ABM et la BCM au rang des banques qui ont étudié, soutenu ou pré-financé les projets de participation et de prêts de Proparco. Pour sa part, la Caisse Centrale de Coopération Economique détient 3,26% du capital de la BNDE.
    Notons enfin qu'en Algérie, la CCCE est actionnaire à hauteur de 40% dans une société de soutien à l'investissement, la Financière Algéro-Européenne de Participations (FINALEP) créée en 1991 avec la Banque de Développement Local et le Crédit Populaire d'Algérie.

    N. S.

    (1) Les protocoles classiques sont déstinés à financer des équipements de l'Etat, des collectivités locales ou des entreprises publiques et ne s'intéressent pas aux entreprises privées.
    (2) Agence au Maroc de la Caisse Centrale de Coopération Economique et de Proparco, Résidence du Grand Atlas, angle de la Rue Zalagh et l'Avenue Fal Ould Oumer, Rabat-Agdal; Tél 77 36 80 ou 77 36 19; Fax 77 36 39

    Fonds d'Etudes Remboursables

    Le Fonds d'Etudes Remboursables (FER) est une composante des aides françaises mises à la disposition du Royaume du Maroc. Il a pour finalité de faciliter la réalisation de l'étude de faisabilité d'un projet d'investissement initié au Maroc.
    Il est destiné aux PME/PMI montées dans le cadre d'un projet maroco-français et concernant l'industrie, l'agriculture ou les services, à l'exception des projets exclusivement commerciaux.

    Ce fonds, géré par la Caisse Centrale de Coopération Economique, peut directement être sollicité par une entreprise française ou marocaine dans la limite de 80% des coûts liés aux prestations d'origine française. Les prestations d'origine marocaine sont financées dans la même limite à concurrence de 20% du total du crédit.
    Le financement de chaque opération est de 250.000 FF. Il est à souligner que le rembousement, garanti par la partie française, sera effectué par la nouvelle société deux ans après sa création. Toutefois, si la faisabilité du projet n'est pas prouvée, il ne sera pas exigé et l'étude restera la propriété de la CCCE.

    A. D. N.

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