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    Economie

    Capital investissementLe Maroc, 2e destination après Israël

    Par L'Economiste | Edition N°:2768 Le 02/05/2008 | Partager

    .Il accueille 18 fonds pour 846 millions de dollars en capitaux levés.6,8 milliards de dollars proviennent des pays du Golfe.Meda lance les prémices d’un marché régionalLA répartition par niveau d’activité du capital d’investissement au sein des 11 pays de la région méditerranéenne partenaires de l’Union européenne, serait-elle jouée d’avance? On s’interroge, et, comme on pouvait s’y attendre, c’est Israël qui se taille la part du lion, avec 181 fonds dédiés au capital investissement d’un montant global de plus de 16,7 milliards de dollars, soit environ 122,9 milliards de DH. Pour les auteurs d’une étude de Anima (voir encadré) présentée lors du 2e Euromed Capital Forum à Tunis des 24 et 25 avril 2008, le leadership d’Israël s’explique par le fait que «les activités de capital investissement, particulièrement de capital risque, y ont débuté au milieu des années 90».La ventilation géographique des fonds Meda ne tournera à l’avantage des pays du Maghreb qu’au début des années 2000, à la faveur d’un développement fulgurant de l’industrie du capital investissement. Sur les 320 fonds, dans les 11 pays de la MEDA, 46 sont présents dans les 4 principaux pays du Maghreb dont 18 au Maroc pour un montant de 846 millions de dollars. Ce qui n’est pas négligeable quand on sait qu’il s’agit de capitaux levés qui doivent être effectivement investis. Car, à la différence des IDE, le capital investissement a plus d’impact sur le marché des affaires dans la mesure où il s’adresse aux entreprises.De plus, hors Israël, le Maroc est le point géographique de la région MEDA qui a attiré le plus de capitaux. L’Egypte, particulièrement dynamique sur ce créneau, n’abrite que 10 fonds et 611 millions de dollars en capitaux levés. Suit la Tunisie avec 9 fonds pour 64 millions de dollars. A noter que la Turquie, qui héberge 9 fonds, gère près de 1,2 milliard de dollars. La deuxième destination de ces fonds concerne surtout la Jordanie et le Liban où, notent les auteurs du rapport, «les activités de capital investissement demeurent limitées, mais offrent des perspectives prometteuses d’expansion». Allusion faite au Carlyle Mena Buyut Fund, dirigé par Walid Musallam, basé à Beyrouth depuis 2006 et au nombre de plus en plus important de fonds opérant dans le pays du Cèdre. Avec 5 fonds en activités, la Jordanie gère 432 millions de dollars et le Liban 36 millions pour 2 fonds. Les derniers de la classe régionale s’appellent Algérie, Libye, Syrie et Palestine. Ces quatre pays accueillent peu ou pas du tout d’activités de capital investissement. Cependant, les prospectives des enquêteurs prévoient que les privatisations en cours ou à venir dans ces trois premiers pays seraient l’horizon pour les investisseurs en capital. Avec 1 fonds en activité, l’Algérie gère 2 millions de dollars. Si le conflit en cours en Palestine y justifie plus facilement la quasi-absence d’activités économiques dignes de ce nom, les trois autres pays traînent des casseroles de diverses natures.D’autres prophéties laissent entrevoir un nouvel horizon pour l’ensemble des pays arabes, d’autant plus que l’on parle de plus en plus de l’hégémonie grandissante des fonds des pays du Golfe dans la région MEDA. La tendance actuelle, qui reste la plus manifeste, c’est sans conteste l’engagement massif des fonds du Golfe investis dans la région, 14% du total des fonds MEDA. Ces derniers ont levé quelque 6,8 milliards de dollars, soit près de 22% du total des capitaux levés dans la région MEDA. Dans ce concert, ce sont les Emirats Arabes Unis qui trônent sur le podium avec 56% des montants levés, suivis de l’Arabie saoudite avec 18%. Le Koweït et le Bahreïn contribuent chacun à hauteur de 13%. A noter aussi que «les fonds du Golfe sont généralement plus importants en taille que les fonds MEDA», souligne le rapport. Dans leur course effrénée au gigantisme, les Emirats Arabes Unis, en particulier Dubaï, sont leaders à la fois en taille des fonds levés qu’en nombre créé. Abraaj Capital, en prospection au Maroc (www.leconomiste.com) gère 5 fonds, Al Mal Capital 3 fonds, Shuaa Partners 2 fonds, Injazat Capital 2 fonds, ou encore Millenium Private Equity qui gère 2 fonds. Ce n’est pas étonnant alors si 6 des 10 fonds MEDA/Mena de 500 millions à 2 milliards de dollars en capitaux levés, sont tous issus de la région du Golfe.


    Emergence d’un marché régional

    L'UN des faits marquants de l’étude présentée en Tunisie par les experts de Anima Investissement Network, une plateforme multipays pour le développement économique de la Méditerranée, est la naissance d’un marché régional pour les acteurs du capital investissement. Bien plus que pour les investisseurs traditionnels de la région MEDA ou d’autres parties du monde. Au Maghreb, cette connexion serait déjà matérialisée par Maroc Invest, qui a une succursale en Tunisie, Tuninvest Finance Group. Bien sûr, les auteurs de l’étude parlent plutôt de «naissance de marché régional». D’ailleurs, Amaury Mulliez de Proparco, agence française de développement, estime que le marché MEDA «demeure encore difficile à concevoir comme un marché intégré». Même si Mulliez persiste à croire que le capital investissement participe à la mise en place de relations entre opérateurs de différentes parties géographiques. En l’occurrence gestionnaires, entrepreneurs, managers et investisseurs des deux rives de la Méditerranée. C’est à ce niveau d’ailleurs qu’il faudrait replacer l’action de la Banque européenne d’investissement. La BEI s’est en effet lancée dans le capital investissement dont l’objectif est d’accompagner le développement du secteur privé des pays ciblés par la facilité euro-méditerranéenne d’investissement et de partenariat.B. T.

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