×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Affaires

Capital investissement: L’innovation fait peur

Par L'Economiste | Edition N°:3362 Le 15/09/2010 | Partager

. Les investisseurs déplorent l’absence de stratégie de développement . Seulement 2% des montants levés sont dédiés à l’amorçage. 150 millions de DH sur 6,7 milliards à fin marsLes «success stories» à la Google ou encore Facebook, les entrepreneurs marocains en rêvent. Encore faut-il trouver les moyens de les concrétiser. La création d’entreprise se heurte à un problème de financement, un mal récurrent. Pour les projets innovants qui ne sont qu’au stade d’idée, de recherche et développement, la solution bancaire est généralement à exclure puisqu’ils ne peuvent être valorisés ou encore considérés comme une garantie par la banque. C’est en cela que le rôle du capital risque (amorçage et décollage) est pertinent. Non seulement le capital risqueur apporte les fonds, mais il fournit également à l’entrepreneur une expertise sur la viabilité du projet. Il reste que seulement deux fonds d’investissements, Dayam et Maroc Numéric Fund, avec une taille presque insignifiante, 150 millions de DH ensemble, sont dédiés au capital amorçage. Rapporté aux montants levés à fin mars 2010, soit 6,7 milliards, cela ne représente que 2,2%.

Chances minces
Le capital amorçage se révèle comme le chaînon manquant du capital investissement. L’essentiel de l’industrie est tourné vers le capital développement et le capital retournement. Là, le risque est plus contrôlable, révèlent des gérants de fonds. La prise de risque est donc quasi inexistante. Même si, selon Ali Bassit, gérant du fonds Maroc Numéric Fund, «les possibilités de rendement sont plus élevées au niveau du capital risque». De là à espérer un retournement de tendance, les chances sont minces. En l’absence d’une stratégie de développement de l’innovation, le capital amorçage ne devrait pas sortir de sa situation actuelle, relèvent les professionnels. Même «les fonds publics-privés censés soutenir la création d’entreprises ont peu à peu délaissé le capital amorçage pour s’orienter vers le capital développement et le capital retournement contrairement à ce qui était annoncé, remarque Khalil Azzouzi, gérant du fonds Dayam. Il existe un fonds de soutien pour les sociétés opérant dans le secteur de l’ingénierie technologique. Un montant de 2 millions de DH est accordé à ces entreprises sous forme de dettes remboursables à un taux de 2%. Mais seules des sociétés âgées d’au moins trois ans sont éligibles à ce fonds. Or, un nombre important d’entreprises disparaissent les premières années de création et donc peu d’entre elles parviennent au stade de croissance. Autrement dit, les sociétés qui prétendent à cette source de financement sont limitées. Par ailleurs, le manque de fonds destinés au capital amorçage est accentué par une réglementation contraignante, mais également par l’absence de carotte fiscale aussi bien pour les investisseurs que les sociétés investies (cf.www.leconomiste.com du 9 septembre). S’il est certain que l’activité du capital risque au Maroc cherche son business model, son essor tient également à la qualité des projets de création d’entreprises. Et selon Azzouzi, «nous avons de bons brevets, de bons profils de chercheurs. Mais l’esprit entrepreneurial est quasi inexistant». En clair, la stratégie de développement de l’innovation passe également par la formation. Certains pays l’ont compris très tôt en développant des incubateurs du genre Silicon Valley. Les pays asiatiques sont aujourd’hui les champions de l’innovation et sont devenus des pôles d’attraction par excellence pour les investisseurs. A cet titre, le Maroc ne peut se résigner à être absent.

Carte de visite

Deux fonds d’investissements interviennent aujourd’hui dans l’innovation. Le plus important est Maroc Numéric Fund, créé en mai 2010 et géré par MITC Capital. Avec une taille de 100 millions de DH, ce fonds est dédié exclusivement aux entreprises d’ingénierie technologique. Le ticket d’investissement varie entre 500.000 et 8 millions de DH sur plusieurs tours de financement. L’objectif affiché est d’investir une trentaine d’entreprises sur les 10 prochaines années. Le second intervenant dans ce type de capital investissement est le fonds Dayam, créé en 2008 par CNIA Saada. Il a une taille de 50 millions de DH dont 11 millions ont été déjà investis. Le reliquat, soit 39 millions de DH, sera investi sur les 3 prochaines années. Le ticket maximum d’investissement est de 5 millions de DH, avec un horizon d’investissement de 4 à 7 ans, relève Khalil Azzouzi, le gérant du fonds.F. Fa

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc