×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Vous êtes 112.291 lecteurs à vous connecter sur leconomiste.com chaque jour. Vous consultez 136.119 articles (chiffres relevés le 25/5 sur google analytics)
eleconomiste
Economie

Canicule: L’aviculture recompte ses pertes

Par L'Economiste | Edition N°:3352 Le 01/09/2010 | Partager

. Les premiers bilans contradictoires. Nouveaux recensements auprès des producteurs Les derniers bilans sur l’impact de la canicule et la mortalité dans le secteur avicole semblent ne pas faire l’unanimité auprès de la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole (Fisa). Du coup, les représentants de la filière ont décidé de recompter les pertes. «Nous avons des bilans contradictoires notamment dans certaines régions. Actuellement, nous réalisons un nouveau recensement auprès des correspondants régionaux», annonce Khaïr-Eddine Sousi, président de la Fisa. A titre d’exemple, le premier bilan ne fait état d’aucune perte dans la région de Souss-Massa-Draâ. «Ce qui est complètement impossible», selon la Fisa. En effet, pendant les trois dernières fortes vagues de chaleur, le thermomètre a frôlé les 50 degrés dans certaines sous-régions (à Taroudant notamment) et 48 degrés à Ouled Taïma.A rappeler que la température tolérée pour l’aviculture est de 38 degrés. Mais encore faut-il que les éleveurs soient équipés de moyens de refroidissement. A signaler à ce niveau que la fédération a entamé depuis plusieurs mois une campagne de sensibilisation pour l’utilisation de ces systèmes de refroidissement. Ces derniers faisant l’objet d’une subvention de l’ordre de 30% adossée à des taux de crédit bonifiés.Selon les premiers bilans dressés par la Fisa, la canicule a engendré des pertes considérables pour l’ensemble de la filière. La température ayant dépassé les 48 degrés dans de nombreuses zones. Résultat: les pics de mortalité ont été enregistrés au niveau des filières d’élevage de poulet de chair et de dinde. Ces pertes ont été accompagnées de chutes des performances zootechniques. Au 13 août dernier, la mortalité a touché 15% du poulet de chair en fin de cycle d’élevage. Pour la dinde en fin de cycle d’élevage, cette mortalité a avoisiné les 10%.Quant à la chute des performances dans le secteur, elle s’est manifestée par un retard de croissance de près de 15% pour le poulet. La dinde, elle, a enregistré une chute de 10%. Pour les reproducteurs et accouvage, la baisse de ponte et du taux d’éclosion ont été de 25%. Côté pondeuses, elles ont subi une baisse de 10%.Suite à ces vagues répétées de chaleur, les premières pertes financières du secteur ont été estimées par la Fisa à quelque 100 millions de DH. Par segmentation, les pertes résultant des chutes des performances de production s’élèvent à 40 millions DH alors que celles dues à la mortalité des volailles sont de l’ordre de 60 millions de DH. Par ailleurs, durant les trois dernières décennies, l’aviculture a réalisé une croissance moyenne de près de 8% en termes de production de viande de volaille et 6% en termes de production d’œufs de consommation. La production avicole est estimée à plus de 440.000 tonnes de viande de volaille et 3,1 milliards d’œufs de consommation (chiffres 2009). Les infrastructures de production se composent de 40 usines de fabrication d’aliments composés, 47 couvoirs de production de poussins de type chair, 4 couvoirs de production de poussins de type «ponte». Ces unités se composent aussi de 5.032 élevages autorisés de poulet de chair, 307 élevages de dinde, 226 élevages de poules pondeuses et 23 abattoirs industriels avicoles agréés.Les investissements cumulés réalisés dans le secteur s’élèvent à 8,7 milliards de DH avec un chiffre d’affaires de l’ordre de 21,1 milliards de DH (chiffres au 1er décembre 2009). La filière compte près de 98.000 emplois directs, assurés en permanence, auxquels il faut ajouter près de 225.000 emplois indirects. Des emplois créés dans les circuits de commercialisation et de distribution. Jalal BAAZI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc