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Cancun: Les négociations bilatérales prennent le dessus

Par L'Economiste | Edition N°:1600 Le 12/09/2003 | Partager

. Les réunions informelles éclipsent les sessions plénières. Suicide d'un manifestant sud-coréen en marge du sommetLes accords de Marrakech, acte fondateur de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), prévoient que les conférences ministérielles aient lieu au moins tous les deux ans afin de garantir la dimension multilatérale de l'institution. Et pourtant, celle qui se tient actuellement à Cancun semble consacrer l'avènement des réunions en cercles réduits au détriment des séances plénières. Ainsi, au cours de la 1re journée, mercredi, deux événements ont été particulièrement représentatifs de ce phénomène. D'abord, la nomination par l'animateur des débats, le ministre mexicain des Affaires étrangères Luis Ernesto Derbez, de 5 “facilitateurs”, un par dossier brûlant (agriculture, développement, Singapour, accès aux marchés non agricoles et autres). Ils doivent en fait assurer la médiation entre les différentes délégations lors des nombreuses réunions informelles qui auront lieu en marge des cinq jours de sommet. Ensuite, le débat sur la question du coton qu'ont initié les représentants béninois, maliens, tchadiens et burkinabés. Montés à la tribune le même soir, ces derniers ont commencé par expliquer l'importance vitale de la culture du coton pour leurs économies. Puis, ils ont pointé du doigt le fait que le montant total des subventions apportées à cette même culture dans les pays riches était pratiquement égal à la valeur du marché mondial de coton. Alors même que ces pays affirment croire que le développement est intimement lié à une réelle participation au circuit commercial mondial, ces subventions leur en barrent purement et simplement l'accès depuis des années. . Forte pressionVoilà pourquoi, outre la suppression totale des subventions, les ministres africains ont réclamé un dédommagement couvrant les pertes économiques subies par leurs 4 pays. La proposition a reçu l'approbation de nombreux participants, mais les Etats-Unis se sont empressés de déclarer que la distorsion des prix du coton résultaient également d'autres facteurs. L'Union européenne quant à elle s'est contentée de plaider la faiblesse de ses exportations. Les débats s'étant achevés sur ce statu quo, la question ne pourra être tranchée qu'au cours de rencontres informelles. Les 2.600 participants au sommet sont donc soumis à une forte pression venant tant de l'intérieur du centre de conférences que de l'extérieur. Les nombreux militants altermondialistes qui ont fait le déplacement jusqu'à Cancun donnent en effet de la voix, et même parfois plus. Lee Kyang-Hae, président de la Fédération des agriculteurs sud-coréens s'est ainsi donné la mort sur les barricades, après avoir déployé une banderole proclamant “l'OMC tue les paysans”. Un geste illustrant combien il est essentiel que le sommet de Cancun débouche sur de réelles avancées.Synthèse L'Economiste

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