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Cancer de l’enfant: Un diagnostic trop tardif

Par L'Economiste | Edition N°:2433 Le 29/12/2006 | Partager

. Près de la moitié des enfants malades n’arrivent pas aux CHU spécialisésPrès de 700 nouveaux cas de cancers de l’enfant sont enregistrés chaque année au niveau des Centres hospitaliers universitaires (CHU) de Rabat et de Casablanca. Le diagnostic tardif est l’un des facteurs réduisant fortement les chances de guérison. «Pour les enfants arrivant avec la maladie avancée, les chances de guérison passent de 80 à 30%», précise Mohammed Khattab, professeur et chef de service des maladies du sang et des cancers de l’enfant au CHU de Rabat.Pour lui, mener une lutte contre le retard de diagnostic est devenu une nécessité. «Le fait de commencer le traitement tôt fait gagner 25% de chances sur un total de 55%, sachant que 30% est un minimum pour l’ensemble des enfants malades», explique Khattab. Les 25% qui restent pour atteindre les 80% seront tributaires de la disponibilité des médicaments et du suivi médical et social convenable du patient. Une récente étude a été initiée par le service hémato-oncologie pédiatrique du CHU de Rabat pour connaître les causes de ce retard de diagnostic. Les résultats obtenus ont permis de constater que la moitié des enfants malades n’arrivent pas aux hôpitaux spécialisés de Rabat et Casablanca. L’étude relève deux causes. La première est attribuée à un faux diagnostic du médecin de proximité. A l’origine, le manque de formation dans le domaine de cancérologie des enfants. Selon Khattab, il faut agir sur ce volet pour améliorer la situation.Dans ce cadre, un séminaire de formation a été récemment organisé par le CHU de Rabat au profit de 50 pédiatres du secteur public venus de toutes les régions du pays. «Le programme vise à faire connaître aux médecins les premiers signes de la maladie et la conduite médicale à tenir selon les cas», souligne Khattab. Ces pédiatres devront assurer la formation du personnel au niveau local dès 2007.Rappelons que cette opération a été appuyée par une subvention de 50.000 euros, soit près de 550.000 DH, accordée par l’Union internationale contre le cancer (UICC). Sur le plan logistique, cette initiative a été également soutenue par l’Association Lalla Salma de lutte contre le cancer et le ministère de la Santé publique. La deuxième cause du retard du diagnostic est liée au niveau d’instruction des parents. Pour faire face à cette maladie, Khattab préconise de développer une stratégie de décentralisation de sa prise en charge. Cela, pour permettre de réduire l’effet de déplacement de l’enfant accompagné souvent par ses parents. Selon lui, le travail est déjà entamé dans ce sens visant la création d’un réseau de centres nationaux de référence. Outre Rabat et Casablanca, trois centres ont été ouverts dernièrement à Oujda et à Agadir. Le fonctionnement de celui de Fès est attendu prochainement. Pour Marrakech, l’ouverture du centre est prévue pour 2008.Selon Khattab, en dépit des moyens limités, les centres arrivent à guérir 90% des enfants atteints du cancer des reins, 95% de la maladie Hodgkim (ganglions) et près de 60% des leucémies.


Douleur

Le traitement de la douleur chez l’enfant atteint du cancer est devenu une priorité mondiale. La maladie n’est pas l’unique cause de la souffrance. Les effets du traitement (chimiothérapie et radiothérapie) et des actes d’exploration effectués au niveau des organes sont également listés.Nour Eddine EL AISSI

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