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CAN 2006
Le Maroc battu par sa propre fédération!

Par L'Economiste | Edition N°:2201 Le 26/01/2006 | Partager

. La gestion désastreuse de la FRMF coûte cher au Onze national. Les lions ont manqué d’appétitPour gagner, il faut marquer. S’il y a une règle que tout le monde connaît en football, c’est bien celle-là. Mais les lions de l’Atlas ne l’ont manifestement pas compris. Conjugué à la première défaite (0-1) contre les éléphants ivoiriens, le dernier match nul blanc face aux Egyptiens compromet sérieusement les chances du Onze national pour une qualification au second tour de la CAN 2006. Les lions de l’Atlas semblent avoir perdu tout appétit, puisqu’en deux matchs, ils n’ont marqué aucun but. Pour passer en quart de finale, ils doivent gagner contre la Libye par trois buts d’écart et attendre que les pharaons perdent leur match face à des Eléphants déjà qualifiés. Bref, cela relèverait du miracle.Au-delà des choix tactiques de l’entraîneur M’hamed Fakher et des prestations des joueurs nationaux, il faudrait chercher les causes profondes de ce «quasi-échec» ailleurs que sur un terrain de foot. Penchons-nous plutôt sur le charivari qui a secoué l’équipe nationale avant le début de la CAN 2006. Nommer un entraîneur, aussi efficace qu’il puisse être, à dix jours de la compétition, ne relève vraiment pas de la bonne gestion. Qu’est-ce qui s’est réellement passé entre la Fédération royale marocaine de football (FRMF) et Philippe Troussier pour que ce dernier «dépose sa démission» à deux semaines de la compétition? Pourquoi désigner un entraîneur, peu importe lequel, pour dire après que «la Fédération avait des vues très différentes des siennes, et qu’une telle situation ne pouvait durer?» comme l’avait si bien expliqué Mohamed Aouzal, vice-président de la FRMF.Autant de questions que les Marocains se posent mais pour lesquelles il n’y aura manifestement pas de réponse.Une chose est sûre: les lions de l’Atlas ont bien joué, mais ils ont été battus par leur propre fédération. Cette dernière leur a manqué -et à tous les Marocains- de respect en adoptant une gestion pour le moins désastreuse. Petit rappel des faits: à quelques mois de la CAN 2006, Badou Zaki (qui a conduit le Onze national en finale de la dernière CAN en Tunisie et qui n’a perdu qu’un seul match officiel sur les 22 joués) est poussé à partir après le nul contre la même Tunisie et l’élimination de la Coupe du Monde 2006. Signalons que le traitement réservé par certains médias, surtout audiovisuels, à cet épisode, avait pratiquement tourné au règlement de compte personnel avec Zaki. Les téléspectateurs de la «Majjala Riadia», diffusée par la chaîne d’Aïn Sebaâ, s’en souviennent très bien. Après la démission de Zaki, des négociations seront engagées par les responsables de la FRMF pour trouver un nouvel entraîneur. Le choix tombe sur Philippe Troussier, qui a fait ses preuves avec le Japon lors du dernier Mondial. Mais des différends éclatent entre «le sorcier blanc» et les responsables de la FRMF. Pour des raisons connues et qui n’ont convaincu personne, Troussier quitte la sélection. En tout et pour tout, il aura entraîné l’équipe nationale pendant deux mois. Fakher est alors appelé à la rescousse et l’entraîneur des FAR de Rabat accepte. Un cadeau empoisonné. Il dispose de moins de deux semaines pour tout savoir sur la sélection: le choix des joueurs, la stratégie à adopter… Pour ce faire, il programme trois rencontres amicales pour ses poulains en moins d’une semaine. Les conséquences de ces matchs se ressentiront sur un effectif usé. De plus, Zairi et Ouadou, blessés, ont été incapables de jouer les deux premiers matchs déterminants pour le groupe. Sauf miracle, les lions de l’Atlas ne passeront même pas le premier tour de cette compétition. Après l’euphorie de la CAN 2004, l’élimination au premier tour de cette édition sera dure à avaler.


Le Dieu du foot n’est pas marocain

Pour tous les téléspectateurs de cette CAN 2006, le Onze national a effroyablement manqué de chance. Au cours des deux premiers matchs, les poulains de M’hamed Fakher ont multiplié les attaques, en vain. Un coup, ils manquent de réussite et un autre, c’est le gardien adverse qui fait un exploit en arrêtant un ballon qui allait au fond des filets adverses. Ces derniers n’ont pas été secoués une seule fois en 180 minutes de jeu. Pitoyable performance pour le finaliste de la dernière édition de la CAN. Les lions de l’Atlas sauront maintenant et plus que jamais, que pour gagner, il faut d’abord marquer.Naoufal BELGHAZI

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