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Campagnie Africaine d'Assurances : Trois nouveaux produits en toute prudence

Par L'Economiste | Edition N°:149 Le 13/10/1994 | Partager

Une retraite par capitalisation, une assurance maladie complémentaire, une multirisque-habitation. La Compagnie Africaine entre sur ces créneaux, mettant en avant la "transparence" et la "solidité" de la compagnie.

"Les assurances ont 10 années glorieuses devant elles, comme les banques ont eu les leurs dans les années 80", affirme Jamal Harouchi qui a donc fait le saut au bon moment. Directeur général de la Compagnie Africaine d'Assurances depuis juin dernier, il effectuait sa première sortie, devant son réseau d'intermédiaires, à l'occasion du lancement de 3 nouveaux produits: Futuris, une assurance retraite, Vitalis, une assurance-maladie groupe complémentaire, et Manzilouna, une multirisque habitation.

Pour la conception et la mise en place de ces produits, M. Jamal Harouchi, ex-directeur délégué de la BCM, a procédé en homme de marketing convaincu: "je me suis mis à la place du consommateur final que j'étais avant d'arriver dans la compagnie, essayant de comprendre ses besoins d 'être bien assuré, et de comprendre son contrat".

Sur l'opportunité du lancement, Moulay Hafid Elalamy, administrateur délégué de la compagnie, reconnaît que les produits ont été conçus il y a quelques mois. Mais la mise sur le marché a été différée en raison de "la turbulence du marché, du niveau des taux d'intérêt. Désormais, la visibilité est accrue".

Gros risque

Ceci permet de s'engager en particulier sur la couverture-retraite, assimilée à un plan d'épargne à long terme. Futuris est proposé aux individus et aux entreprises comme contrat groupe (avec part salariale et part patronale). Plusieurs compagnies, à la suite de la grande bataille capitalisation-répartition autour de la CIMR, avaient d'ailleurs lancé leur "complémentaire", encouragées par les exonérations fiscales introduites par l'IGR.

Vitalis est une assurance-maladie groupe "gros risque" proposée aux entreprises. Elle intervient au-delà des contrats de base, dont les remboursements sont en général plafonnés. Quant à Manzilouna, c'est une multirisque-habitation classique: le produit existait. La C.A.A l'a voulu plus compétitive par la tarification et lui a donné I ' environnement pour l'accompagner.

La "transparence" est le premier credo et même l'argument commercial de ces nouveaux produits. Ce que laisse supposer qu'il y a une attente voire une insatisfaction, de l'assure potentiel sur ce point. Par exemple, les plaquettes de promotion contiennent le détail des "conditions générales", qui d'habitude, ne sont données qu'avec le contrat, après la souscription. Même les "risque exclus" sont annoncés pour Vitalis.

En revanche, la compagnie n'annonce pas les taux de rendement de l'épargne retraite, car, à long terme ils dépendent des possibilités du marché financier. Mais la compagnie promet, pour chaque année, au mois d'avril, après l'arrêté des comptes, un relevé de compte individuel (à l'instar de CIMR) détaillant les gains acquis en capitalisation, par la participation sur bénéfices (4,5 % réglementaire et 90% de la participation aux bénéfices).

Dans cette optique de transparence, le message publicitaire n'a rien de Iyrique. Il précise, sur fond de halo, "avec Futuris, nous ne vous promettons pas la lune, nous préférons n'éclipser aucun aspect de votre retraite", pas même les frais de gestion qui grèvent la participation au bénéfice.

A ce sujet, les dirigeants de la compagnie rappelle son appartenance au groupe ONA et les synergies sur les marchés financiers, pour de meilleurs rendements des placements . Ils annoncent, ici, un "avantage décisif". Un autre axe, porteur de ces produits, et mis en avant, est la "solidité" de la compagnie, toujours symbolisée par l'éléphant-emblème.

Locomotive

En définitive, la stratégie ne semble pas avoir la plus large gamme, ni même d'être le premier, l'innovateur. Dans un secteur encore en assainissement, la compagnie tout en se voulant "locomotive" n'émet que des produits maîtrisés et dont le risque est calculé. "Il faut 4 mois de conception et 4 mois de calcul, de traitement informatique pour lancer un produit

La structure interne qui soutient cette stratégie a d'ailleurs été retouchée . M. Harouchi a, à ses côtés deux Directeurs Généraux Adjoints (MM. Tahar Abakka et Saïd Ahmidouch). Le département Groupe-vie reçoit M. Mustapha Drif, un professionnel qui vient renforcer l'équipe en place. Car la branche recèle tout un gisement de développement.

Les fonctions financières sont aussi valorisée, car les produits, retraite surtout, en dépendent. La direction logistique (M. Saïd Ahmidouch) devient aussi financière, et la sous-direction comptable et financière est érigée en direction(M. Khalid El Bouri). La direction technique (M. Tahar Abakka) se voit ajouter l'étiquette "commerciale" et une sous-direction du réseau et aussi érigée en direction (Mme Tourya Tazi).

"L'objectif est de rester tourné vers l'intermédiaire, qui est le client de la compagnie. Les produits ne sont d 'ailleurs pas nés en éprouvettes, mais avec des intermédiaires", dit M. Elalamy. M. Harouchi s'est déjà fait à l'idée qu'il ne possède pas de réseau propre qui était son principal outil dans la banque.

K. B.

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