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Economie

Campagne agrumicole
Une production 2003-2004 en recul

Par L'Economiste | Edition N°:1633 Le 29/10/2003 | Partager

. Les professionnels tablent sur une baisse de 11%. Et veulent se repositionner à l'exportLes agrumes continuent à récolter des scores moyens. Au lendemain du lancement de la campagne agrumicole 2003/2004, l'ASPAM (Association des producteurs d'agrumes du Maroc) fait le point. Pour cette fois-ci, les professionnels tablent sur une production globale d'agrumes de 1,167 million de tonnes contre 1,340 million lors de la campagne 2002/2003. Cette baisse de 11% s'explique par l'alternance végétative (arbres qui produisent moins) et l'arrivée précoce de l'été. Les fortes chaleurs ont en effet débuté à la mi-mai pour atteindre des pics de 45° en particulier dans la région du Souss qui représente 55 à 60% du potentiel de production du Maroc. Les exportations porteront sur 471.000 tonnes contre 484.000 lors de la précédente campagne, soit une baisse de 2,4%. L'effet de la baisse de la production (-11%) ne sera que limité sur les quantités exportées. A l'ASPAM, on explique cette situation par «la qualité qui s'annonce satisfaisante dans l'ensemble». Les pluies qu'enregistre le Maroc depuis une semaine environ à travers toutes les zones, y compris le Souss, auront «un effet bénéfique sur la qualité de la variété clémentine, plus exactement sur le calibrage», est-il ajouté. Le volume exporté de la variété clémentine précoce (celle avec laquelle la campagne démarre) sera de 143.000 tonnes contre 138.000 en 2002/2003. La région du Souss totalise 70.000 tonnes, le Maroc Oriental (Berkane) 68.000 et les régions du centre (Gharb, Beni Mellal et Marrakech) 5.000. Aucune difficulté n'est prévue sur les marchés à l'export puisque «leur conjoncture s'annonce satisfaisante», indique-t-on à l'ASPAM. Les professionnels prévoient un effort particulier sur les marchés hors Union européenne. Les marchés de l'Est, particulièrement la Russie, et l'Amérique du Nord (Canada et USA) sont des marchés cible. Près de 20.000 tonnes d'agrumes (essentiellement clémentine et variété Nour) devront être exportés sur les USA. Les professionnels sont appelés également à augmenter leurs exportations sur la Scandinavie et les pays du Golfe (Arabie saoudite et Emirats). Ces initiatives entrent dans le cadre de la diversification des débouchés des exportations marocaines. L'Union européenne reste toutefois le marché traditionnel. Elle absorbe à elle seule 60% des volumes exportés. Au souci de diversification s'ajoute la volonté de se repositionner davantage sur les marchés à l'export. Pour sensibiliser les professionnels, une campagne est lancée par l'association. Un désintérêt des producteurs à l'export avait été constaté au profit du marché local. Cela s'explique par la faiblesse de résultats générés par l'exportation pour certaines variétés. D'autre part, le marché local permet aux producteurs d'engranger des liquidités immédiates, ce dont ont besoin les producteurs pour les frais et charges des vergers. Ces charges ont connu un renchérissement au cours des dernières années (entretien phytosanitaire, coût de l'énergie…). «Nous considérons que la raison d'être de l'agriculture marocaine est l'exportation», explique Mohammed Derrab, secrétaire général de l'ASPAM pour qui «les professionnels doivent se positionner sur les marchés afin de ne pas laisser le temps de le faire aux concurrents, faute de quoi il sera très difficile de retrouver les parts de marché initiales». De plus, «si une grande partie des producteurs s'orientent vers le marché local, l'offre y sera pléthorique et causera l'effondrement des cours». L'équilibre entre la consommation de bouche et l'industrie de transformation doit être trouvé»pour maximiser la recette des producteurs».L'agrumiculture marocaine a de nombreux défis à relever. Celui de la diversification date de plusieurs années déjà et sera probablement un des plus durs à relever. Les exportations se sont en effet concentrées sur le marché européen depuis le début de la politique d'exportation menée par le Maroc. L'agriculture n'est pas la seule industrie à souffrir de cet handicap. D'autres industries comme le textile soulèvent régulièrement le problème de dépendance des exportations marocaines. C'est dans cette optique que l'ASPAM veut sensibiliser les professionnels et les inciter à se tourner vers d'autres marchés dont le potentiel est fort.


La Méditerranée produira 17,128 millions de tonnes

Les chiffres de la production communiqués par le Comité de liaison de l'agrumiculture méditerranéenne (CLAM) (qui réunit les pays méditerranéens producteurs d'agrumes et quelques pays observateurs, des organismes internationaux et la Commission européenne) tablent sur une production de 17,128 millions de tonnes. Elle représente 25% de la production mondiale estimée à 96 millions de tonnes. Les prévisions d'exportation pour la campagne 2003/2004 sont de 5,78 millions de tonnes, soit 65% de l'export mondial. Rappelons que les pays membres du CLAM sont l'Espagne, le Maroc, l'Italie, la Grèce, Israël, Chypre, la Turquie, l'Egypte et la Tunisie. La plupart d'entre eux sont des concurrents du Maroc. Les pays observateurs regroupent la Floride et l'Afrique du Sud. Les prévisions d'exportation 2003/2004 s'établissent comme suit: petits fruits (1,9346 million de tonnes), les oranges (2,812 millions), les citrons (772.500), les crapefruits (229.200) et d'autres variétés (510 tonnes).Amale DAOUD

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