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Economie

Campagne agricole
Incertitudes sur les céréales

Par L'Economiste | Edition N°:2741 Le 25/03/2008 | Partager

. 50 à 55 millions de quintaux? . Le déficit d’intrants mis à nu par le climat De nouveau, les incertitudes pèsent sur l’issue de l’actuelle campagne agricole. Du moins pour ce qui est de la production céréalière. Les espoirs fondés sur les pluies du mois de mars commencent à se dissiper avec le peu de précipitations enregistrées jusque-là. Au demeurant, mal réparties. Et, les régions où le déficit était accentué ont été peu arrosées. Tout au plus, on doit s’attendre à une récolte moyenne», pronostique un grand producteur de la région de Chaouia. Autrement dit, une production de l’ordre de 50 à 55 millions de quintaux. A l’appui de cette prévision, que d’aucuns jugent optimiste, on rappelle le démarrage tardif des labours et de l’installation des cultures du fait notamment des chaleurs automnales. Mais aussi, le déficit en semences toutes qualités confondues. Par la suite, et durant toute la période du plein tallage (janvier- février), le pays a dû faire face à une alternance de vague de froid et de chaleur. Ceci n’a pas été sans affecter l’évolution végétative de nombreuses régions. Plus particulièrement au sud de Settat où la situation est jugée assez préoccupante. Faute de n’avoir pas apporté à temps les engrais de couverture. Déficit de trésorerie oblige! Un autre phénomène dont les dégâts risquent de se révéler aussi significatifs, mais fort heureusement limités, tient à quelques couloirs de grêle enregistrés la semaine dernière dans certaines zones. Néanmoins, on se veut rassurant auprès du ministère de l’Agriculture. La situation peut encore évoluer favorablement si le climat s’annonce propice. Surtout, si des régions comme le Haouz, R’hamna, et Souss Massa comblent leur déficit hydrique. Toujours est-il, la superficie totale semée en céréales d’automne s’élève à près de 4,9 millions ha, en augmentation de près de 7 % par rapport à la campagne précédente et en légère baisse de 4 % en comparaison à la moyenne des cinq dernières campagnes.Cette superficie demeure dominée par l’orge avec 2,1 millions ha. Suivi par le blé tendre, 1,9 million ha. Le blé dur n’y occupe quant à lui que 0,9 million ha. Selon le ministère de l’Agriculture, la superficie totale semée en légumineuses alimentaires s’élève à près de 235.000 ha, en baisse de 6% par rapport à la moyenne des cinq dernières campagnes. Quant aux cultures fourragères, la superficie semée a atteint 409.000 ha (39% en irrigué), soit une hausse de 14 % par rapport à la campagne précédente et presque le même niveau que la moyenne des cinq dernières campagnes. S’agissant des cultures sucrières, la superficie semée en betterave à sucre aurait dépassé les 58.000 ha, soit sensiblement le programme prévu. Pour la canne à sucre, la superficie récoltable s’élève à 13.693 ha, dont 9.700 au Gharb et 3.993 au Loukkos.


Déficit d’intrants

L'opération de vente des semences céréalières certifiées a abouti à la commercialisation de près de 611.000 quintaux. En revanche, les semences dites communes, bien que subventionnées à hauteur de 200 DH/ql n’ont vu leur ventes porter que sur 71.000 quintaux. Plus grave encore, les ventes d’engrais, totalisant prés de 367.000 tonnes, ont accusé une baisse de 19 % par rapport à la campagne précédente et de 22 % en comparaison avec la moyenne des cinq dernières campagnes.A.G.

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