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Politique Internationale

Calligraphie-enluminure: "La lettre dans tous ses états"

Par L'Economiste | Edition N°:109 Le 23/12/1993 | Partager

En trois volets, la Société Générale a organisé du 17 au 19 décembre une exposition intitulée "écritures d'hier et d'aujourd'hui" consacrée aux enluminures des manuscrits royaux du Maroc, aux rencontres écrites de Mehdi Qotbi, peintre r'bati, et à sept peintres qui "mettent la lettre dans tous ses états".

L'exposition des enluminures est due à la passion du Dr Mohamed Sijilmassi et qui a auparavant été présentée à l'Institut du Monde Arabe de Paris sous le titre "L'art de l'enluminure au Maghreb du XIIème au XXème siècles". Cette exposition a regroupé des documents photographiques réalisés à partir de manuscrits conservés à la Bibliothèque Royale Al Hassania de Rabat.

C'est dans une accumulation de formes, de chiffres, de signes qu'il faut rechercher la relation avec la tradition de l'art de l'enluminure et de la calligraphie arabes.
C'est sous le règne des Saâdiens que "pour la première fois au Maroc on introduisait un cours d'apprentissage de la calligraphie (...). A Marrakech, une chaire d'enseignement formait les spécialités suivantes: calligraphie, enluminure, collection et reliure", explique M. Mohamed Sijilmassi.

Des siècles de technique

Fabricants de papiers d'Andalousie, de Fès ou de Sebta, relieurs du Maroc, bijoutiers, graveurs, calligraphes, enlumineurs, tous participent à l'ornementation des livres conservés aujourd'hui dans les bibliothèques royales.

La lettre et la calligraphie, langage de la main, représentent des siècles et des siècles de technique qui ont connu un essor considérable durant les années 70, époque de recherche d'identité culturelle. Cette technique s'est développée en l'absence de possibilité de représentation des objets. Elle a ainsi représenté l'expression fondamentale de l'art plastique dans la culture arabo-musulmane. Pour les observateurs avertis ou les amoureux de la toile, ils remarqueront encore aujourd'hui chez certains peintres, dont ceux faisant partie de l'exposition, des signes et des écritures chaotiques. Les sept artistes avant gardistes, réunis pour l'exposition, aux traditions arabo-musulmanes, ont à un moment donné de leur carrière utilisé la lettre. Il s'agit de Mehdi Qotbi, Abdallah Sadouk, Hajhouj, Hassan Massoudy (natif de Bagdad), Abdellah El Hariri, le Palestinien Kamal Boullata (peintre, écrivain et éditeur d'une anthologie de la poésie moderne des femmes arabes) et Brahim Hanine.

Refus de s'enfermer dans un genre

Au-delà de leur différence, de la diversité de leurs pratiques artistiques, il y a certainement un point commun entre ces artistes qui ont croisé à une époque de leur vie la lettre arabe et la calligraphie.
Mais tous ces peintres refusent de s'enfermer dans un genre ou dans un style. Pour eux, la calligraphie représente des écritures gestuelles, automatiques qui invitent à les lire, non pas de manière traditionnelle, mais à travers l'évolution de la peinture, de la lumière et de la matière.

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