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Caisse de Dépôt et de Gestion: les raisons de l'ouverture d'une délégation à Casablanca

Par L'Economiste | Edition N°:16 Le 13/02/1992 | Partager


L'ouverture d'une Délégation de la Caisse de Dépôt et de Gestion à Casablanca se justifie selon, M. Mahmoud Laghmari -Délégué à la CDG Casablanca- par le fait que la part de l'activité réalisée à Casablanca par rapport à l'activité globale de la CDG est importante. Cette Délégation répond aussi à un souci de rapprocher la Caisse de ses clients (personnes physiques ou morales) et des diverses institutions financières avec lesquelles elle entretient diverses relations sur Casablanca.


LA Délégation de la Caisse de Dépôt et de Gestion à Casablanca,ouverte au public depuis le 10 Février se voit transférer, pour le démarrage, la gestion de toute une partie des activités de la CDG concernant la Wilaya du Grand Casablanca. Les deux principales activités représentées au niveau de la Délégation de Casablanca sont d'une part la gestion des biens des mineurs, les cautionnements provisoires ou définitifs. En ce qui concerne les services gérés par la Caisse, notamment la Caisse Nationale de Retraite et d'Assurances (CNRA), la Délégation de Casablanca joue un rôle d'interface en ce sens qu'elle va uniquement se charger de déma-rcher de nouveaux adhérents. Les rentes restent pour le moment réglées selon l'acheminement habituel au niveau de Rabat. En revanche, pour les dépôts, pour les biens des mineurs, les cautionnements provisoires ou définitifs ou encore le retrait de divers imprimés, les personnes physiques ou morales n'auront plus à effectuer le déplacement sur Rabat.
L'équipement informatique connecté sur le réseau Maghripac pour la transmission des données permet une liaison permanente pour le suivi des opérations et l'échange d'information entre les services du siège et la Délégation. La CDG, établissement public doté de la personnalité civile et jouissant d'une autonomie financière a été instituée par Dahir du 10 Février 1959. Son originalité réside dans le fait qu'elle n'a pas, à sa tête, un conseil d'administration mais une commission de surveillance responsable devant l'Autorité Royale à qui elle présente un rapport d'activité annuel.

«La création de cette institution répondait à la nécessité d'entourer d'un maximum de précaution deux principales missions qui lui ont été assignées par le législateur», précise M. Laghmari. Il s'agit d'une part de la gestion des fonds d'intérêt privés et l'utilisation de l'épargne en fonction de l'impératif de développement économique et social. La Caisse a pour vocation de recueillir les fonds que le législateur entend placer sous une sauvegarde spéciale et de les gérer selon les priorités définies par le gouvernement. Priorités qui peuvent être sujet à débats. Le Dahir de 1959 énumère un certain nombre d'organismes et d'auxiliaires de justice (notaires, greffiers) auxquels il est fait obligation de déposer auprès de la Caisse les fonds en leur possession ou placés sous leur garde.
Par la suite, le Dahir du 27 Juillet 1972 sur le régime de la Sécurité Sociale, fait également obligation à la CNSS de déposer ses excédents auprès de la CDG. Le taux de rémunération, très au dessous du marché, a été fortement critiqué. Ce taux a été légalement relevé sans toutefois atteindre les niveaux actuels du marché. Les dépôts sont marqués par la prédominance de deux principaux déposants que sont la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) et la Caisse d'Epargne Nationale (CEN) dont les excédents représentent plus de 50% des fonds confiés à la CDG. A ces dépôts viennent s'ajouter les cautionnements, les consi-gnations et l'épargne à caratère contractuel centralisée par la CNRA et le RCAR (Régime Collectif d'Allocation de Retraite) ainsi que les dépôts d'avocats.

La gestion des fonds confiés à cette institution suit les grandes lignes tracées par le gouvernement. Les capitaux qui lui sont confiés sont utilisés dans trois principaux domaines d'intervention.
Le premier consiste en des placements sur le marché financier auxquels elle emploie 75% des fonds dont elle dispose. M. Laghmari note que la CDG joue un rôle important de transformateur de dépôts à vue en source de financement à moyen ou long terme.
Le second domaine d'intervention de la CDG est l'immobilier et le tourisme. M. Laghmari précise que «l'intervention de la CDG dans ce domaine se fait soit directement en créant des sociétés habilitées à intervenir dans la construction de logements, soit par le biais de filiales spécialisées dont la CGI, CIMFM ou encore SOGATOUR (Société Générale d'Aménagement Touristique)». Il ajoute que cette intervention peut prendre également la forme d'une participation de la Caisse. Il en est ainsi dans ses rapports avec le CIH pour qui elle représente un partenaire important. Le troisième domaine d'intervention consiste pour la Caisse, à travers le biais du Fond d'Equipement Communal, à accorder des crédits aux collectivités locales.

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