×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

CA ou Directoire & Conseil de surveillance
La transparence avant tout!

Par L'Economiste | Edition N°:2299 Le 16/06/2006 | Partager

. Les deux modèles coexistent et fonctionnent ailleurs. La forme classique plus simple et moins coûteuse. Professionnaliser et renforcer l’indépendance des administrateursLE débat fait mouche. Suffit-il de remplacer le bon vieux Conseil d’administration (CA) par un Conseil de surveillance et Directoire, pour améliorer la gouvernance de l’entreprise? La question est d’actualité avec notamment l’annonce d’Attijariwafa bank de migrer vers le système dualiste, à peine le processus de fusion bouclé. A l’étranger, les deux modèles coexistent. Et récemment, plusieurs multinationales ont décidé de renouer avec un CA fort et efficace après avoir succombé à la formule dualiste. «En fait, la forme classique est plus simple, moins coûteuse et plus efficace surtout quand le dirigeant est charismatique», reconnaît Pierre Yves Gomez, directeur de l’Institut français de gouvernement d’entreprise. Mais le retour au CA est accompagné par des aménagements importants. L’instance est ainsi constituée d’administrateurs indépendants extérieurs et professionnels, de façon à répondre aux exigences de contrôle.Le Maroc ne peut échapper à l’adoption des meilleures pratiques internationales en matière de gouvernement d’entreprise (GE). «C’est l’une des voies privilégiées pour améliorer la performance de l’économie et renforcer l’attractivité du Maroc et de sa place financière», rappelle Rachid Belkahia, président de la commission Ethique et bonne gouvernance de la CGEM (Confédération générale des entreprises du Maroc).Selon lui, deux chantiers sont prioritaires: l’adoption d’un code de place pour la Bourse de Casablanca et la création d’un institut des administrateurs pour professionnaliser les travaux réalisés au sein des CA.Certes, les entreprises structurées présentes sur le marché des capitaux tendent à s’approcher des standards internationaux. Mais pour autant, les PME-PMI constituent 95% du tissu économique, 60% des salariés du secteur privé, 3% des exportations et 51% des investissements privés nationaux. Quel rôle joue le CA dans ces petites structures? La transparence de l’information, l’indépendance de l’administrateur et le contrôle externe y ont-ils une signification?Tout dispositif de GE est lié au stade d’évolution de l’entreprise, à la complexité de son environnement et à sa stratégie. Cependant, des tendances lourdes s’affirment avec l’ouverture des marchés. D’où la forte convergence vers plus de transparence de l’ensemble des opérateurs. Ce n’est donc pas un hasard si les entreprises familiales sont plus nombreuses à ouvrir leur capital.«Et paradoxalement, alors que la mondialisation domine, l’on redécouvre les vertus de l’entreprise familiale et patrimoniale», relève Belkahia. A l’étranger, les marchés financiers s’enthousiasment pour ces organisations car elles affichent souvent de bonnes performances liées à la solidité de leur structure financière, à une logique d’exploitation qui minimise les contraintes externes et à une politique de ressources humaines qui favorise la fidélisation. «Tout le défi pour nos PME-PMI est donc de bien gérer leur mutation, de se développer tout en préservant la composante familiale». Le GE peut constituer un outil puissant pour attirer les ressources humaines et financières nécessaires afin de réaliser les investissements, promouvoir l’esprit d’entreprise et favoriser la compétitivité.


D’abord une question de personnalité

Selon Pierre Yves Gomez, directeur de l’Institut français de gouvernement d’entreprise, pour que la forme dualiste fonctionne, il faut tenir compte de la personnalité du président du Conseil de surveillance et du président du Directoire. Pour que la séparation fonctionne bien, il est impératif de délimiter clairement les responsabilités de chacun. Cela ne peut marcher que si le président du Conseil de surveillance ne s’implique jamais dans la gestion opérationnelle de l’entreprise. Un principe à retenir.Mouna KABLY

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc