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Bureaux d'études : Les regards pointés vers Bruxelles

Par L'Economiste | Edition N°:208 Le 14/12/1995 | Partager


Pour faire participer l'ingénierie marocaine dans les études financées par l'UE dans le cadre du programme MEDA, l'Association Marocaine du Conseil et de l'Ingénierie (AMCI) a effectué une mission de prospection à Bruxelles. A cette occasion, les responsables de l'Unité Maghreb ont reconnu la nécessité d'impliquer les compétences nationales dans le but de donner plus de réalisme à l'élaboration des études", affirme M. Moncef Ziani, secrétaire général de l'AMCI.De même, l'introduction des bureaux marocains dans le registre de l'UE a été évoquée. Et afin d'améliorer le contact et le partenariat, l'AMCI a proposée de jouer le rôle d'interface entre les bureaux d'études des deux rives.
En voulant se placer, cette association considère être en mesure d'apporter contribution dans l'identification des actions à mener tant pour l'appui à la transition économique que pour l'appui à un meilleur équilibre socio-économique. Ces deux volets du programme MEDA absorbent chacun 50% de l'enveloppe dont le montant avancé serait de 440 millions d'Ecus.
Cette opportunité serait la bienvenue pour une profession émiettée. Pour M. Ziani, "l'ingénierie nationale ne parvient à occuper qu'à peine 10 à 15% de la demande globale en la matière. Le reste est réalisé par des sociétés étrangères". Ces pourcentages varient en fonction des secteurs. Pour l'industrie, la part de l'ingénierie marocaine est négligeable presque nulle. Les grands projets industriels sont confiés à des étrangers clés en main.

Par contre, dans le secteur de l'hydraulique, l'ingénierie marocaine, très performante, occupe une place importante estimée à plus de 70% . Pour certains créneaux comme les barrages ou le bâtiment, elle arrive à satisfaire plus de 90% de la demande. Cette performance s'explique par la politique volontariste de cette administration qui a encouragé les bureaux d'études locaux en imposant un quota de 30% augmenté progressivement.
Cette carence vient de deux maux qui rongent la profession, selon l'AMCI. Le premier est d'ordre réglementaire: absence de conditions pour ouvrir un bureau d'étude, aucun soutien sur le plan de la préférence nationale...
Elaboré en collaboration avec le Ministère des Travaux Publics, un projet de loi se trouve au Secrétariat du Gouvernement. Ce texte fixe des conditions pour l'ouverture des bureaux d'études (le dirigeant doit être un ingénieur ou un cadre muni d'une expérience d'au moins 5 ans) et propose la constitution d'une commission interministérielle pour statuer sur les demandes d'ouverture. A défaut de réglementation, le Ministère des TP ne travaille qu'avec les bureaux agréés par une commission.
D'un autre côté, l'AMCI prépare un projet de refonte du décret de 1976 concernant la passation des marchés publics. Outre la transparence dans l'adjudication et la publication des résultats des appels d'offres, ce projet introduit la notion "du mieux-disant".

Mohamed CHAOUI.

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