×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Courrier des Lecteurs

Bundesbank: Une nouvelle ère avec Welteke

Par L'Economiste | Edition N°:510 Le 19/05/1999 | Partager

· Désignation d'un nouveau président pour la Buba
· Changement du rôle de la banque centrale allemande dans le cadre de l'UE


Le gouvernement allemand a proposé, la semaine dernière, M. Ernst Welteke comme nouveau président de la Bundesbank. Cette nomination marque la fin de la suprématie de la banque centrale allemande en tant que leader du système monétaire européen. Le Conseil central de la Buba a pour sa part approuvé le choix de M. Welteke, 56 ans, en remplacement de Hans Tietmeyer, qui partira en retraite à la fin août. Actuellement président de la banque centrale régionale de l'Etat fédéré de Hesse, M. Welteke serait le septième président en 50 ans de l'histoire de la banque centrale allemande. Ses tâches seront toutefois largement différentes de celles de ses prédécesseurs. La Bundesbank a en effet cédé le contrôle de la politique monétaire à la Banque Centrale Européenne (BCE). Les billets de l'Euro remplaceront le Deutsche Mark en 2002. De plus, l'actuel président de la Buba ne possède plus les pouvoirs dont jouissaient ses précédents collègues.
Mais en pratique l'opinion de la Bundesbank est toujours sollicitée et revêt une importance toute particulière, comme en témoigne la réaction des marchés financiers suite aux récentes déclarations de M. Tietmeyer. Le nouveau président dispose de six ans, c'est la période de son mandat, pour achever la transformation du rôle de la banque centrale allemande et son adaptation à l'ère de l'Euro.
Les dirigeants de la Bundesbank étaient tout d'abord gardiens de la stabilité du Mark et garants de la prospérité de l'Allemagne de l'après-guerre. Leur rôle consiste aujourd'hui à gagner la confiance de l'opinion publique en une monnaie destinée à l'usage de quelque 290 millions d'habitants, issus de onze pays et dont les territoires s'étendent des côtes atlantiques de l'Irlande jusqu'aux frontières de la Russie. M. Welteke n'a que 4 ans d'expérience à son actif, en tant que chef d'une banque centrale; mais il a déjà fait ses preuves et suscité l'admiration de ses pairs pour sa profonde connaissance et sa maîtrise des marchés financiers. Sa bonne réputation acquise sur la place financière de Francfort est renforcée par ses liens d'amitié avec Hans Eichel, l'actuel ministre allemand des Finances et son ex-collègue au Parlement de Hesse.
M. Welteke avait critiqué, lors de ses récents entretiens avec la presse, la baisse de 0,5% des taux directeurs de la BCE, annoncée le 8 avril dernier. "Je doute que la récente baisse des taux de la BCE ait un effet positif sur la conjoncture" a-t-il estimé. Il est toutefois peu probable que le nouveau président rejoigne le groupe minoritaire des opposants dans le Conseil de la BCE. Ces derniers désapprouvent cette baisse du taux, qui implique que la BCE compte utiliser la politique monétaire pour promouvoir la croissance économique et l'emploi.
D'autre part, M. Welteke a souligné que l'inflation étant complètement maîtrisée dans la zone Euro, il était tout à fait normal que la BCE accorde toute son attention aux problèmes de développement économique.

Tony BARBER (Francfort)
Syndication Financial Times-L'Economiste
Traduction: Aziza EL AFFAS

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc