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    Bull toujours dans le rouge

    Par L'Economiste | Edition N°:24 Le 09/04/1992 | Partager

    Le géant informatique français enregistre une perte de 3,3 milliards de Francs pour l'année antérieure. Toutefois il n'en demeure pas moins que le constructeur d'ordinateurs a réduit ses pertes de près de la moitié par rapport à 1990 où il avait accusé une perte de 6,8 milliards de Francs.
    Bull a aussi réduit de moitié le nombre de ses sites industriels. Au niveau de son personnel, les effectifs globaux ont été réduits de 9.000 personnes. La perte de 3,3 milliards de Francs inclut une nouvelle provision pour restructuration de 675 millions de Francs (contre 3,6 milliards de Francs pour l'exercice 1990).
    Cette provision est destinée à la restructuration de son organisation. Pour suivant son ralentissement du marché, Bull enregistre une baisse de plus de 3% de son chiffre d'affaires se situant ainsi à 33,5 milliards de Francs en 1991.
    Par contre, le résultat d'exploitation de Bull avant frais financiers, s'est traduit par une baisse des pertes se situant à 1,154 milliard de Francs en 1991 contre 2.352 milliards en 1990. Bull demeure dans une situation financière délicate. Son endet-tement est important et s'élève à 11 milliards de Francs. Mais la situation de l'entreprise ne semble pas alarmante, d'après son Président Directeur Général Francis Lorentz.
    Les autres géants mondiaux ont eux aussi connu des difficultés en 1991 où ils ont baissé leur chiffre d'affaires et où l'industrie informatique a connu une profonde restructuration.
    Mais Bull espère retourner en équilibre en 1993. Le retour aux bénéfices s'annonce difficile. Le constructeur informatique français devrait à nouveau ouvrir son capital. Son nouveau partenaire Américain IBM doit apporter 560 millions de Francs en échange d'une participation minoritaire. Ayant déjà reçu 3,8 milliards de Francs en 1991 à titre de dotations en capital, l'Etat en devrait verser de nouvelles pour un montant de 2 milliards de Francs. France-Télécom actionnaire à 17% devrait apporter sa quote part. Comme le prévoit l'accord signé au début de l'année 1992, IBM deviendra actionnaire de Bull à Hauteur de 5% en y apportant 100 millions de Francs. Pour consolider son assise en vue d'attirer des partenaires extérieurs, Bull dispose de la position qu'il occupe dans le marché européen et de sa connaissance et savoir-faire technologique.
    Par ailleurs en vue d'un retour à l'équilibre, et profitant de son association avec le géant américain IBM, Bull compte lancer une multitude de nouveaux produits. Enfin le constructeur français compte énormément sur la poursuite de son plan de restructuration. Il convient de noter que suite au plan de mutation de Novembre 1990, le constructeur français avait enregistré des économies de 1 milliard de Francs.


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