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Budget 2005
Jettou et Oualalou font de la pédagogie

Par L'Economiste | Edition N°:1861 Le 24/09/2004 | Partager

. Une loi… «volontariste»?!. Une facture trop salée mais qui ne doit pas peser sur le rythme des réformes…Quatre heures et quart. Voilà ce qu’a duré la réunion entre la CGEM (confédération marocaine des entreprises du Maroc) et le gouvernement, mercredi dernier à Rabat, au siège du ministère des Habous et des Affaires islamiques. L’ordre du jour initial devait concerner le projet de la loi de Finances 2005. Mais il s’est vite transformé en une sorte d’évaluation d’étape, qui a fini tard dans la soirée.Il faut croire qu’il est difficile de s’en tenir au projet de budget, quand les représentants de la CGEM (fédérations sectorielles: bâtiment, pêche, IMME, PME-PMI, banques…) rencontrent le gouvernement: Premier ministre, ministres des Finances, de l’Habitat, de l’Emploi, des Affaires économiques et générales, le secrétaire général du ministère de l’Intérieur… En tout, près de 80 personnes, y compris des représentants d’offices publics, étaient au rendez-vous.. Pilotage économique peu efficaceLa Confédération a saisi l’occasion pour faire passer des messages qui lui semblent importants. Rien d’original comparé aux éternelles revendications. Mais il semble toutefois que le ton pris par les représentants de la CGEM soit nouveau et ait même surpris le Premier ministre. Alerte n° 1: Le pilotage de l’économie marocaine est à revoir d’urgence. «Le pilotage de l’économie se faisait à travers des décisions administratives ou la politique des droits de douane. Avec l’intégration de l’économie marocaine dans le monde, il faut passer à autre chose», estime Kamil Benjelloun, vice-président de la Confédération. Aussi, la mise en place des réformes prend trop de temps, tonne la CGEM. Notamment en faisant référence aux textes d’application du fameux code du travail à la sortie duquel patrons, salariés et gouvernement avaient presque poussé des youyous. Sans parler de la loi sur le droit de grève qui se fait toujours attendre.Les contrats programmes sont eux aussi sur la sellette: «Il y a un décalage entre les prévisions et les réalisations». Une autre manière de dire que l’Etat n’a pas tenu tous ses engagements. Toujours selon la CGEM, le gouvernement privilégierait les nouveaux investisseurs au détriment des anciens. «Cela crée une distorsion dans l’environnement économique. L’ancien investisseur a besoin de consolider l’existant. Ce n’est pas tout d’attirer les investisseurs, il faut aussi les mettre en confiance», explique le vice-président de la CGEM. Autre message capital, donner une visibilité sur la fiscalité et sa réforme sur les cinq ans à venir, toujours dans l’esprit de mettre en confiance l’investisseur qui peut intégrer ces éléments dans son business plan.La démarche adoptée par le patronat ne semble pas avoir déplu au gouvernement, qui a lui aussi tenu à «faire passer ses messages». . Le volontarisme vu par le gouvernementComme pour le projet de budget 2004, le gouvernement a caractérisé de «volontariste» la prochaine loi de Finances. Un terme bien vague, que l’on pourrait même inclure dans le champ lexical de la langue de bois. Selon des membres de la CGEM présents à la réunion, cela signifie que les réformes et les grands projets doivent être menés contre vents et marées. Les contraintes financières s’annoncent particulièrement lourdes pour 2005. Oualalou nous en dira tant. Ne pas arrêter, au contraire, accélérer les réformes, sans se soucier des finances, en voilà un sacré défi.Lors de son exposé, l’argentier du pays a rappelé les grosses contraintes qui pèsent sur l’économie marocaine. En l’occurrence, la flambée du cours du pétrole, les dépenses exceptionnelles liées au tremblement de terre d’Al Hoceïma et l’invasion du criquet pèlerin (l’Etat aurait dépensé près de 400 millions de DH et envisage de doubler la mise). Selon un membre de la CGEM, Oualalou a également rappelé la lourde facture pour la mise à niveau du système des retraites dont le montant s’élèverait à environ 11 milliards de DH. Et bien sûr, sans oublier les incontournables gouffres financiers nommés CIH, BNDE, pour qui les milliards partis en fumée ne se comptent même plus…Bref: les charges sont énormes et il est hors de question d’hypothéquer l’avenir. Reste à savoir comment. Car sans argent, tout ce qui reste pour accélérer les réformes, c’est les hommes et les lignes de crédit internationales…


CSF: Déblocage rapide?

Le Premier ministre a promis lors de cette rencontre, en présence du directeur de l’OFPPT, de convoquer rapidement le conseil d’administration de l’Office. Et ce pour débloquer les remboursements suite au scandale des dossiers fictifs sur les contrats spéciaux de formation (CSF) (cf.www.leconomiste.com).


«L’argent ne fait pas les réformes…»

70 milliards de DH. C’est le montant des projets d’infrastructure engagés ou en cours d’engagement de l’Etat (organismes publics, Fonds Hassan II). Le Premier ministre a avancé ce chiffre qui serait «du jamais vu dans l’histoire du Maroc». Il permet d’apprécier le niveau d’engagement du Royaume pour faire avancer ses réformes. Impossible de faire marche arrière ni du sur-place. Les engagements et les enjeux sont trop importants (assurance-maladie obligatoire, retraite, éducation nationale…) pour que l’on se lie les poings par… manque d’argent.


Oujda membre de l’Opep!!!

«La région devrait proposer son adhésion à l’Opep tellement la contrebande des produits pétroliers algériens y sévit!» a clamé le représentant régional de la CGEM à Oujda. Une manière hilarante et originale de faire passer un message devenu classique: le maux commun aux secteurs et régions (surtout l’Oriental) est bien la contrebande. D’ailleurs, les différentes fédérations ont eu l’occasion d’exprimer leur point de vue sur la question et d’autres sujets comme l’imposition des banques. Il est prévu, selon un membre présent à la réunion, d’organiser des rencontres entre fédérations et Primature. - Longue séance de travail pour le Premier ministre, mercredi dernier, en présence d’autres ministres et des représentants de la CGEM. Le projet de loi de Finances 2005, prévu initialement à l’ordre du jour, n’aura été qu’un catalyseur pour débattre plus de quatre heures durant: patrons et gouvernement en ont gros sur le cœur et peu dans le porte-monnaie... Mouna KADIRI

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