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    Economie

    BTP: Les professionnels réclament plus de transparence

    Par L'Economiste | Edition N°:2782 Le 22/05/2008 | Partager

    . Ils ne demandent ni subventions ni exonérations. Le forum du BTP se tient jusqu’au 24 maiJournée de travail pour le Premier ministre Abbas El Fassi et ses ministres. Idem pour le wali, le maire et les directeurs des établissements publics de Casablanca qui ont inauguré, hier 21 mai, la 3ème édition du Salon international du bâtiment et des travaux publics, BTP Expo 2008. Salon qui se tient jusqu’au 24 mai et dont l’ouverture n’a pas été perturbée par la grève générale lancée par la Confédération démocratique du travail (CDT). Au rendez-vous également, des ministres angolais, gabonais, mauritanien et sénégalais. Cette forte présence confirme la déclaration de politique générale d’El Fassi, érigeant le secteur du BTP au rang de «fer de lance de l’économie nationale», avec un montant d’investissement de 287 milliards de DH jusqu’en 2012. Le bilan d’étape du contrat programme signé en 2004, évoqué pour l’occasion, englobe aussi le chemin parcouru par la Fédération nationale du bâtiment et des travaux publics (FNBTP) depuis sa création le 21 mars 1981. A cette date, c’est encore El Fassi qui avait présidé l’assemblée constitutive de la Fédération, mais sous la casquette de ministre de l’Habitat. Ce que n’a pas manqué de rappeler l’hôte du jour, Bouchaïb Benhamida, président de la FNBTP, aux adhérents, soit plus de 1.400 membres. Sans conteste, le secteur demeure porteur. Sa contribution à l’économie nationale est de 6,2%. En effet, en 2005, la valeur ajoutée du secteur a atteint 30,5 milliards de DH, soit un accroissement de 6,0% par rapport à l’année 2004. En 2006, elle a atteint 31,7 milliards, enregistrant ainsi une hausse de 3,7%. Et entre 2002 et 2006, la valeur ajoutée du secteur BTP a enregistré un accroissement de 46,2%. En 2007, celle-ci a atteint 35,2 milliards de DH, soit un accroissement de 11% par rapport à l’année 2006.Le secteur du BTP contribue pour plus de la moitié dans la formation brute du capital fixe (FBCF), et ce depuis 2001. Sa participation à la FBCF en 2006 a été de 51,9%. Il a drainé un volume d’investissement de 85,8 milliards de DH en 2006 et de près de 98,9 milliards en 2007. De 2002 à 2007, la FBCF du secteur BTP a enregistrée un accroissement de 68%. Les prévisions tablent en 2008 sur une croissance de 50,5 % pouvant drainer un volume d’investissement de près de 106,9 milliards de DH. Des statistiques et des prévisions qui ont donné fière allure aux ministres présents à ce forum du BTP. Jamal Rhmani, ministre de l’Emploi, avait la mine des grands jours. De fait, le secteur du BTP emploie plus de 800.000 personnes, soit 7,5% de la population active occupée âgée de 15 ans et plus (chiffres de 2007). C’est également 9,1% de la population active occupée en milieu urbain. Pour le ministre de l’Economie et des Finances, le succès tient aux 7,3 milliards de DH investis dans l’immobilier provenant des IDE en 2007.Un degré certain de satisfaction des pouvoirs publics et des professionnels. Mais qui n’empêche pas le président de la FNBTP d’égrainer un chapelet de doléances. Avant de signer le «pacte d’intégrité et d’engagement citoyen». Joli concept!


    Ce qui coince

    «Nos entreprise n’ont besoin ni de subventions ni d’exonérations», affirme Bouchaïb Benhima, président de la FNBTP, d’un ton accusateur. Les professionnels du secteur veulent «une expression plus forte de ce patriotisme économique». En clair, ils demandent l’accès à tous aux marchés de travaux et/ou de services. Pour cela, les entreprises du secteur «demandent des procédures équilibrées entre leurs devoirs et leurs droits». Le reste est dit sans détours: «Ces acquis restaient insuffisants ou fragiles», aux yeux des professionnels du secteur.Bachir Thiam

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