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Boussaïd à L’Economiste
Une autre opération coup de poing en gestation

Par L'Economiste | Edition N°:2202 Le 27/01/2006 | Partager

. Mobilité et redéploiement des fonctionnaires. Des textes dans le circuit législatif. Un fonds d’aide pour soutenir la modernisation des ministèresCRÉER des ruptures fortes mais contrôlées pour marquer les esprits. C’est dans cette logique que les opérations de départ volontaire et de l’horaire continu ont été décidées. Bien entendu, il est encore prématuré de mesurer l’impact de la première. Pour la seconde, des actions correctives seront entreprises dans les prochains mois. Mais pour autant, le pas a été franchi et le changement est bel et bien là. La prochaine action spectaculaire concerne la mobilité et le redéploiement des fonctionnaires. Il s’agit de trouver le bon rythme pour entretenir la dynamique sans provoquer de rejet. Un exercice périlleux pour l’actuel gouvernement. Sa stratégie consiste à capitaliser sur les résultats des deux «opérations-pilotes» pour continuer à avancer. «Nous devons nous appuyer sur de petits succès pour entretenir le mouvement», insiste Mohamed Boussaïd, ministre de la Modernisation des secteurs publics, lors d’une réunion au siège de L’Economiste.Il compte embrayer en généralisant le référencement des emplois et compétences. Concrètement, chaque ministère devra déterminer pour les emplois à pourvoir, les profils adéquats pour améliorer le processus de recrutement et généraliser la mobilité entre départements. D’ici la fin 2007, tous les ministères seront dotés de cet outil de gestion de ressources humaines.Autre axe prioritaire: la formation continue dont les contours sont précisés par un décret.Le Maroc affecte à peine 0,28% de la masse salariale à la formation continue alors que les standards internationaux sont de 2,5%. L’objectif est de porter ce taux à 1% en 2008. Pour cela, il est question de développer une ingénierie de la formation qui permette de déterminer les besoins de chaque administration et d’arrêter un programme en rapport avec le métier de base. «Pour l’heure, l’essentiel des formations continues porte sur la communication, pourtant l’administration communique très mal!»La révision du mode de recrutement figure également dans le plan d’action de la modernisation du secteur public. «Il faut supprimer les recrutements des échelles 1 à 4, car ces petits métiers peuvent être externalisés». A terme, l’administration sera constituée de 3 blocs, à savoir les agents d’exécution, les agents de maîtrise et les cadres.En outre, le contrat (à durée déterminée) sera introduit dans la fonction publique, les concours d’accès généralisés et le recrutement direct des échelles 11 supprimé. Le texte d’amendement a été approuvé par la première chambre. Reste à convaincre les conseillers. Idem pour le texte de révision de l’évaluation et de la notation des fonctionnaires. L’ambition est d’instaurer un système de promotion au mérite et de mettre un terme à la confusion entre la promotion et l’augmentation de salaire. «Les syndicats ont été impliqués dans l’élaboration du texte, mais la partie ne sera pas facile à la Chambre des Conseillers», anticipe le ministre.L’autre priorité concerne la mobilité et le redéploiement des fonctionnaires. «Pour réussir l’opération, il faut décloisonner les administrations et leurs statuts pour établir des passerelles et faciliter le passage d’un département à l’autre». Pour rappel, le statut réglemente le mode de recrutement, le niveau de rémunération, les conditions d’évolution de carrière.Mais tous ces chantiers ne pourront être menés sans une réforme des structures. Un décret y est consacré et approuvé par la première Chambre. Le texte vise à lutter contre la pléthore de services centraux, telle que la division du service civil qui continue d’exister sur le papier. En outre, un organigramme type est actuellement soumis au ministère des Finances. Il imposera à tous les départements la création de 5 fonctions supports. Il s’agit des ressources humaines & formation, du contentieux & juridique, de l’audit & du contrôle interne, du système d’information et de la planification & programmation budgétaire.


20 millions de DH pour le Fomap

IL s’agit d’un fonds de modernisation de l’administration publique. Ce fonds spécial à créer, sera doté au départ de 20 millions de DH et alimenté de 10 millions chaque année. Ce fonds d’affectation spéciale assurera un financement partiel des projets de réforme proposés par les ministères. Il constituera également un appui et prévoit un suivi des projets. «L’objectif est d’éviter que les ministères ayant des projets de modernisation ne soient bloqués pour des considérations financières», explique le ministre. Le taux de financement variera entre 30 et 50% pour un plafond de 2 millions de DH.M. K.

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