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Economie

Bourse: Une rentrée sur les chapeaux de roues

Par L'Economiste | Edition N°:1853 Le 14/09/2004 | Partager

. A plus de 17%, le Masi enregistre son plus haut niveau. L’introduction de papier frais consolidera cette reprise. Les volumes explosent égalementSemaine exceptionnelle sur la place financière de Casablanca en termes de performance mais aussi de volumes. En effet, la performance annuelle du Masi a franchi le cap des 17% se stabilisant à 17,90%. Quant au Madex, ses gains annuels sont près de la barre des 12%. Ainsi, après un mois d’août quelque peu anémique, la rentrée se fait sur les chapeaux de roues. De l’avis des analystes, l’anticipation des bons résultats semestriels y est pour quelque chose. “Mais ce n’est pas la seule raison. La reprise de confiance des zinzins ainsi que des personnes physiques tend à se confirmer”, indiquent les analystes de la place. “Et l’introduction de papier frais dans la place tend à conforter cette confiance”, ajoutent-ils. Cette relance du marché devrait s’inscrire dans la durée. Le fait qu’elle soit accompagnée de volumes conséquents conforte l’idée qu’elle ne peut être que durable. Pour rappel, le chiffre d’affaires hebdomadaire a dépassé les 300 millions de DH. Au regard de ces indicateurs, même les plus réticents ne devraient pas tarder à reprendre le chemin de la place. D’autant plus que la plupart des valeurs sont rentables actuellement. A tel point que cela commence à inquiéter les plus pessimistes. “Nous ne sommes pas prêts d’oublier la débandade qui a duré quatre années”, avancent des petits porteurs. Aux plus sceptiques, les analystes affirment que cette reprise est plus solide et la place a beaucoup gagné en maturité. La triste expérience des quatre années de crise n’est pas prête de se reproduire. En tout cas, une chose est sûre si on veut que ce regain d’intérêt soit pérenne, il faut davantage de papier neuf. En quatre ans, le marché n’a connu que trois introductions (IB Maroc, Unimer et BCP). Pire encore, il y a même eu des retraits en raison des faillites ou des rachats (Général Tire Maroc, BNDE, Longométal…). Wafabank est également sur la liste. Certains diront que ces retraits sont salutaires pour la place puisque ce sont pour la plupart les moins bonnes qui disparaissent de la cote. Il faudra tout de même compenser avec de nouvelles introductions. De ce côté-là, les bonnes nouvelles ne manquent pas. “Plusieurs sociétés ont annoncé leur intention de s’introduire dans les deux années qui suivent”, explique un analyste. Dès 2005, le nombre de sociétés cotées devrait en effet logiquement repartir à la hausse et compenser ainsi le repli accusé (52 à fin 2003 contre 53 à fin 2000). Avec l’arrivée de la BCP, le marché a revécu des moments de gloire et tout le monde y a trouvé son compte. Plusieurs introductions sont ainsi attendues pour les deux prochaines années avec la relance du programme de privatisation (Maroc Telecom, Comanav, Régie des Tabacs). S’y ajoutent également quelques investisseurs privés dont les projets d’introduction sont arrivés à maturité à l’instar de Risma et pourquoi pas Méditel, annoncent les plus optimistes. Cette relance d’introduction viendra logiquement appuyer la reprise enregistrée depuis près de deux ans et grossir la capitalisation de la place. Ainsi, la domination du secteur bancaire (29% au 15 juillet 2004) ne sera plus à l’ordre du jour avec l’entrée dans le bal du secteur des télécoms avec ses deux représentants, Maroc Telecom et Méditel. A eux deux, ils devraient accaparer, à fin 2006, 34% d’une capitalisation devant approcher les 300 milliards de DH, contre 133 milliards à aujourd’hui.D’un autre côté, les observateurs estiment que Maroc Telecom devra déclasser l’ONA de son rang de première capitalisation boursière de la place puisqu’elle en représentera environ plus de 60%. De même que l’une des faiblesses attribuées à la BVC depuis la réforme de 1993, et consistant en une faible représentativité de l’économie nationale, sera en grande partie surmontée.


Le top ten des valeurs

Managem, Samir, BCP et Wafa Assurance sont, selon les analystes, les valeurs qui ont le mieux traitées ces deux dernières semaines. Pour la filiale de l’ONA, suite au warning sur résultats (www.leconomiste.com), le marché commence à prendre de plus en plus conscience que la société est rentable mais à long terme. Quant à Samir, c’est l’effet d’annonce qui a boosté les performances raffineur (annonce de la réalisation du projet, hausse des prix à la pompe…). Pour les deux dernières, le marché anticipe de bons résultats semestriels.


Maroc Telecom au prix fort

L'introduction de l’opérateur historique est aujourd’hui une certitude et cela devrait être pour 2005. Ce qui l’est moins c’est la valorisation. Alors que les équipes de Vivendi Universal ont avancé le chiffre de 55 milliards de DH, des rumeurs parlent d’un montant qui oscille entre 75 et 85 milliards de DH. Les résultats 2003 de l’opérateur militent, en effet, pour une valorisation des plus favorables pour l’Etat, un chiffre justifié par les performances enviables de l’opérateur, notamment une rentabilité opérationnelle de 43% en 2003. Rappelons que l’Etat va introduire une partie du capital en Bourse de Casablanca et éventuellement, en deuxième phase, dans les Bourses étrangères (les places de Londres, New York ou Paris).F. T.

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