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Bourse: Pourquoi la réforme a échoué

Par L'Economiste | Edition N°:1429 Le 03/01/2003 | Partager

. Une révolution au sommet sans base, estiment les professionnels(1)Si le marché boursier reprend un peu de couleurs, il le doit aux opérations de valorisation des portefeuilles qui marquent la fin de chaque année. Plusieurs valeurs ont vu leur cours remonter et les deux indices de la place, le Masi et le Madex, affichent des performances positives. Toutefois, ils restent sous-performés par rapport au début de l'année 2002 de16,48 et 24,39% respectivement. Depuis la fin 1998, aucune privatisation n'a été réalisée. Les introductions, de leur part, se sont limitées à une dizaine, drainant seulement un milliard de dirhams. Il n'en demeure pas moins que certaines améliorations font “la fierté de la profession”, notamment la mise à niveau du système de traitement des opérations en bourse (dématérialisation des titres, la cotation électronique, les trois méthodes de cotation) et la mise en place du système de règlement-livraison. La situation se résume donc en une crise de confiance et un manque de liquidité, estime Maghrabi, affirme Maghrabi, président du directoire de la société MSIN. La logique aurait été dès 1997 de commencer de réfléchir à la mise en place d'incentives pour inciter les entreprises à faire le pas de l'introduction à la cote. D'autant plus que la fin des privatisations, qui avaient jusque-là alimenté le marché, était prévisible. Mais, il fallait attendre la loi de Finances 2001 pour que se mettent en place les premières incitations fiscales destinées à stimuler l'offre du papier. Les mesures sont arrivées à contre-courant. Entre-temps, la problématique s'est inversée. Avec la baisse des cours depuis fin 98, la demande finit par se contracter et la priorité aujourd'hui est de la stimuler. “Au lieu de cela, les mesures fiscales prises sur les plus-values n'ont fait qu'aggraver la situation. On a fait l'erreur de croire qu'une réforme est figée. Un tel dispositif a besoin d'être constamment revu pour coller aux évolutions du marché”, analyse Maghrabi, dont le diagnostic synthétise les observations des professionnels.Pour lui, la redynamisation du marché boursier est tributaire de la relance du programme des privatisations, particulièrement des sociétés directement détenues par l'Etat et les sociétés concessionnaires des services publics.Le réaménagement du dispositif fiscal en faveur des émetteurs doit intégrer toutes les sociétés. L'exclusion des établissements de crédit, des entreprises d'assurances et des sociétés concessionnaires d'un service public de l'abattement de l'IS suscite des remous par les professionnels. A ce jour, deux sociétés seulement ont profité de cette mesure. Le bilan est maigre.Envisager de nouveaux produits d'épargne attractifs fiscalement et adaptés aux ménages pourrait aussi booster les transactions.Nadia El BAHY(1) Lors d'une journée-débat organisée jeudi 26 décembre par News Magazine, sous le thème “Quelle politique financière pour le Maroc de demain?”.

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