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Courrier des Lecteurs

Bourse: Les cimenteries font mieux que le marché

Par L'Economiste | Edition N°:504 Le 11/05/1999 | Partager

· Mais MIT recommande la sous-pondération dans un horizon à moyen et long termes
· Un secteur à forte concentration
· Un éventuel rapprochement entre Asmar et Ciments du Maroc


Le secteur cimentier a une nouvelle fois été sous les projecteurs. La SNI s'est désengagée d'Asmar au profit des Ciments Français le 26 avril dernier. La filiale du groupe Italcementi est ainsi devenue actionnaire majoritaire d'Asmar avec 56,35% du capital, dont une partie (77.899 actions) est détenue indirectement via Procimar (filiale de Ciments Français).
Le changement de tour de table d'Asmar alimentait les rumeurs depuis la fin 1998. La cimenterie de Marrakech appartenait en même temps à deux principaux intervenants sur le marché, à savoir SNI, présente chez Lafarge, et Ciments Français. Couvrant des régions différentes, l'un des deux opérateurs devait tôt ou tard céder la place à l'autre. Il était plus logique que le Français se renforce vu qu'il est déjà présent dans la région sud à travers Ciments du Maroc. Dans la déclaration de franchissement de seuil, il est indiqué que «des études seront entreprises afin d'évaluer les possibilités de synergie et de rapprochement éventuel d'Asmar et Ciments du Maroc".
Après ce dernier événement, la société de bourse MIT (Maroc Inter Titres filiale de BMCE Bank) a donné dans une récente note la nouvelle configuration du secteur. Celle-ci fait ressortir une forte concentration par région et une proximité des marchés et des usines. Conséquence: une meilleure gestion des coûts avec notamment la réduction des charges du transport.
Le paysage cimentier est composé de quatre groupes internationaux qui contrôlent cinq sociétés. Italcementi à travers Ciments Français couvre toute la région sud avec Ciments du Maroc et Asmar. Le Nord est servi par le groupe Lafarge qui détient Lafarge Ciments à parts égales avec la SNI. Dans l'Oriental, c'est le groupe Holderbank qui domine à travers la Cior. Asment Témara est la seule cimenterie non cotée en bourse. Elle agit sur la région Centre-Nord et est détenue par le Portugais Cimpor.
Cet actionnariat solide et cette expertise étrangère «chez soi» permettent aux valeurs cotées en bourse de maintenir le cap et de continuer à séduire les investisseurs. Elles ont même réussi à nager à contre-courant. Deux d'entre elles affichent des performances positives depuis le début de l'année et ce, malgré une tendance baissière généralisée du marché. Il s'agit d'Asmar (+14,29%)(1) et Ciments du Maroc (+6,49%). Les deux autres, Lafarge et Cior, sont en légère régression avec respectivement -1,83 et -8,18%.
Une évaluation du secteur, effectuée par les analystes de MIT, montre que l'indice des matériaux de construction «a largement surperformé le marché, marquant une performance relative de 1,26 et 1,12 respectivement en 1997 et 1998». Avec un per secteur 99E de 27,10 comparé à un per marché 99E de 18,6, MIT estime que le cours des cimenteries intègre largement les perspectives de croissance pour les deux prochaines années. Sachant que la société de bourse table sur une croissance des ventes annuelle de 3,5% en 1999 et l'an 2000, elle recommande de «sous-pondérer le secteur dans les portefeuilles dans un horizon à moyen et long termes».
En termes de résultats financiers, les cimenteries cotées ont affiché en 1998 des résultats nets en croissance moyenne de 14% dans un contexte de stagnation de la consommation et de contribution libératoire. Ces performances ont toutefois été jugées en-deçà des attentes du marché qui comptait sur un accroissement des ventes d'au moins 6%.
Pour atteindre les 3,5% de croissance annuelle moyenne escomptée cette année, les cimenteries devraient améliorer significativement leurs marges par tonne. A la clé, économies d'échelle et maîtrise des coûts d'exploitation. A cela s'ajoute la baisse attendue des coûts énergétiques et des prix des sacs d'emballage. La politique de centralisation adoptée jusque-là par les maisons mères devrait en grande partie favoriser une meilleure gestion des coûts.

Hanaa FOULANI

(1) Les performances sont données à titre indicatif. Elles sont calculées sur la base du cours du 7 mai 1999.

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