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Bourse: CFG conseille de sous-pondérer les Brasseries du Maroc

Par L'Economiste | Edition N°:462 Le 12/03/1999 | Partager

· Résultat 98 en deçà des estimations
· La restitution de la compensation du sucre affaiblira la productivité en 1999
· Les niveaux de valorisation sont trop élevés


La Société des Brasseries du Maroc (SBM) a déclaré un résultat net 1998 en progression de 16% par rapport à 1997. Celui-ci s'est élevé à 233 millions de DH pour un chiffre d'affaires de 1,8 milliard de DH. Cette performance s'avère être en deçà des prévisions de CFG. La société de bourse avait tablé sur une croissance des ventes de boissons gazeuses (BG) de l'ordre de 12%. Le marché en a voulu autrement et le chiffre d'affaires BG ne s'est apprécié que de 8% par rapport à l'exercice précédent. C'est cette surestimation ajoutée à la non-réalisation de gains de productivité significatifs qui a été à l'origine de l'écart entre les prévisions CFG et la réalité. Dans une note consacrée à la valeur SBM, CFG souligne que «le résultat de la société est en grande partie généré par le segment bière dont les marges sont importantes». Pour l'exercice 1999, les analystes estiment que l'amélioration et le développement de la distribution (à travers la filiale SIM) ainsi que la stratégie marketing agressive adoptée par les Brasseries du Maroc devraient lui garantir une croissance soutenue du chiffre d'affaires. Les ventes devraient générer plus de 2 milliards de DH en 1999 contre 1,8 milliard en 1998, soit +12%. Les analystes justifient cette certitude par le potentiel que présente la consommation des boissons gazeuses. Le Marocain consomme 12 à 13 litres par an contre 30 pour l'Algérien et 29 pour le Tunisien. Actuellement, le marché des boissons gazeuses comprend cinq opérateurs répartis géographiquement. Les analystes de CFG n'éloignent pas la possibilité de mouvements de concentration dans les deux prochaines années.
Les Brasseries du Maroc devraient cependant faire face à la suppression de la subvention du sucre qui affecte directement la productivité. Le surcoût de ce produit de base est évalué par CFG à 40 millions de DH (2DH/kg) après impôts pour l'exercice 1999. D'autres facteurs de production, notamment le concentré de Coca-Cola, devraient également renchérir cette année. Selon les estimations de CFG, le résultat net 1999 ne devrait par connaître une progression supérieure à 6% par rapport à 1998. Sur la même période, le résultat net récurrent, qui tient compte du surcoût du sucre, devrait croître de 19% à 270 millions de DH contre 227 en 1998. Une précédente valorisation des Brasseries par CFG plaçait la barre à 315 millions de DH et restait neutre quant à l'action. L'actualisation des données révèle que le titre Brasseries du Maroc est surévalué. Il traite à un PER 99E de 28,3, soit une prime de l'ordre de 53% par rapport au marché. En termes de cash-flows, la valeur traite à 19,5 fois son cash-flow contre 12 fois pour le marché. CFG a donc changé sa recommandation, de "neutre" à "sous-pondérer".

Hanaa FOULANI

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