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Enquête

Bon petit début pour les recrutements Action-Emploi

· Le taux de résiliation atteint 5%

Par L'Economiste | Edition N°:447 Le 19/02/1999 | Partager

Le programme Action-Emploi mis en place a atteint 44% de ses objectifs fixés à 25.000 stages. Le taux de résiliation des contrats est faible. La future Agence d'Intermédiation devra rendre le système plus sûr.

Le programme Action-emploi a permis l'embauche définitive de 24 stagiaires qui se sont vus confirmés dans leur poste avant même la fin de leur période de stage. C'est un chiffre qui n'est pas aussi petit qu'il n'y paraît, puisque le programme lui-même est très récent. Il donne espoir au promoteur du programme qui souligne le fait que ces recrutements n'ont pas attendu la fin du stage et que l'entreprise a donc renoncé à une partie de ses avantages pour garder son stagiaire. Les 24 recrutements se sont tous produits sur la zone du Grand Casablanca, la zone considérée par l'OFPPT comme la plus difficile du point de vue marketing de l'opération.
Parallèlement, et grâce à l'intermédiation de la Direction de la Promotion de l'Emploi, quelque 490 diplômés ont bénéficié d'un contrat d'embauche ferme sans avoir à passer leur période de stage (26 recrutements sur la zone du Nord Ouest et 464 dans le Grand Casablanca).
Autre donnée encourageante: le niveau de résiliation, c'est-à-dire quand l'entreprise renvoie son stagiaire en cours de stage. Là encore, il ne faut pas crier victoire, mais ce taux de renvoi est très faible. Ainsi, sur les 19.129 contrats signés depuis le lancement du programme en novembre 1997, 1.016 ont été résiliés, soit 5,31% du total.
M. Mounir Chraïbi, directeur général de l'Office, avance deux types d'interprétation pour expliquer ces cas de résiliation. Le premier est relatif à l'employeur. Dans ce cas, l'entreprise partenaire ne respecte pas les termes du contrat.
"Leur nombre n'est cependant pas important. Ce type d'entreprises, contracte juste pour bénéficier de l'indemnité versée par l'Office et qui est de 800 DH.
D'autres le font pour les exonérations fiscales et de la Sécurité Sociale", explique-t-il Dans d'autres cas, l'entreprise n'est pas satisfaite du rendement du stagiaire. "Elle préfère donc mettre un terme à leur contrat avant son échéance même", ajoute le directeur général de l'Office.
Dans le second cas de figure, c'est le stagiaire qui préfère quitter la société, soit parce que les conditions de travail ne lui plaisent pas, soit parce que sa formation initiale ne convient pas à son nouveau poste. Ces cas se produisent malgré le dispositif mis en place par l'Office et qui accorde à l'entreprise un crédit moyen de formation de 5.000 DH par stagiaire. L'objectif est de former le diplômé sur son nouveau poste de travail. Rappelons aussi que plus de 94% des entreprises ayant offert des postes sont des PME/PMI de moins de 100 salariés, c'est-à-dire des entreprises qui n'ont en général pas le temps ou les moyens d'organiser la formation de leurs stagiaires.
En tout état de cause, les chiffres montrent que la mayonnaise est sans doute en train de prendre.


L'Agence en route


Hier, le Conseil de Gouvernement avait à son programme le projet de loi portant création de la future Agence d'Intermédiation. Comme attendu, cette institution devra assumer la lourde responsabilité d'assurer la fluidité et une meilleure transparence sur le marché du travail. Elle devra en principe hériter de la Direction de la Promotion de l'Emploi et du Réseau des CIOPE (Centre d'Information et d'Orientation pour l'Emploi) logés chez l'OFPPT, ainsi que des vieux bureaux de recrutement, ces derniers sont si peu dynamiques que le public comme les administrations avaient oublié leur existence jusqu'à la présente proposition de réforme. Un des principaux programmes dont héritera l'Agence sera celui du programme Action-Emploi, mis en place par le Ministère de l'Emploi en novembre 1997 en vue d'un encouragement du recrutement des titulaires d'un bac+2 et plus.
Les derniers résultats arrêtés au 9 février 1999 démontrent que ce programme a atteint 44% des objectifs fixés au titre de l'exercice 1998/1999. Au total, 10.984 contrats ont été signés. L'objectif est d'atteindre d'ici le mois de juillet prochain 25.000 stages.

Aniss MAGHRI

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