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    Economie

    Blé tendre: 230DH/q en février

    Par L'Economiste | Edition N°:272 Le 20/03/1997 | Partager

    Au cours du mois de février, le prix moyen du blé tendre pour les centres de Fès, Meknès, Casa-Anfa, El Jadida et Safi s'est établi à 235 DH/q. Pour ces différents points de commercialisation, le blé a été traité entre un maximum de 258 et un minimum de 220 DH/q, cours observés à El Jadida. C'est ce qui ressort des statistiques établies par le Centre d'Information de l'ONICL installé à Casablanca. La moyenne de février est supérieure d'un Dirham à celle calculée sur la période du 16 au 31 décembre 1996, sur les mêmes sites. Elle était de 230 DH en janvier 1997, avec un plafond de 238 durant la journée du 16. A la fin de ce même mois, le volume total de céréales collecté (blés tendre et blé dur, orge et maïs) s'élevait à 18,9 millions de quintaux, dont 16,6 millions de blé tendre. La collecte avait marqué une baisse de 4,14% par rapport à 1994, le recul étant de 0,66% pour le blé tendre.

    En milieu de campagne, la moyenne des prix avoisinait 245 DH/q, avec cependant une grande disparité entre les régions, notamment en raison de la qualité et des perturbations observées sur le marché. Selon M. Ahmed Nejaï, président de l'Union Marocaine de l'Agriculture, qui fut le premier ministre de l'Agriculture du Maroc indépendant, quelque 2,5 millions de quintaux ont été traités entre 180 et 200 DH/q. Une des causes: les coopératives se sont retirées du marché à partir d'octobre 1996, bien qu'elles disposaient encore de ressources financières pour la collecte. Motifs de ce retrait: la suppression de la prime de stockage entrée en vigueur en novembre 1996, l'insuffisance des moyens de stockage et la concurrence du blé importé qui a commencé à entrer dès le 1er juin 1996. Du coup, sur les 3,5 millions de quintaux collectés par les coopératives, 527.000 avaient été vendus durant les mois de juillet, août, septembre et octobre 1996. Actuellement, ces organismes détiennent près de 2,4 millions de quintaux en stocks. La promesse faite par les autorités de tutelle de consacrer un million de quintaux pour la fabrication de farine nationale de blé tendre au titre du mois d'avril constitue un ballon d'oxygène pour les coopératives qui ont du mal à s'agripper au train de la libéralisation.

    Minoterie: Bataille pour le contrôle de la Fédération


    D'un côté l'actuel bureau de l'APM (Association Professionnelle de la Minoterie), de l'autre un groupe de minotiers dont plusieurs semouliers. Entre les deux, un fossé d'incompréhension. Explication: ils bataillent ferme pour le contrôle de l'Association des Minotiers de la région de Casablanca et, au-delà, pour la prise en main de la Fédération Nationale de la Minoterie instituée par la loi relative à l'ONICL et devant prendre la relève de l'APM. Avec 57 minoteries dont 23 industrielles et 34 semouleries, Casablanca représente le centre névralgique. C'est actuellement la seule région à ne pas avoir constitué son association. La commission mise en place par l'ONICL a déjà 6 associations à son actif. L'assemblée générale constitutive de la 7ème et dernière, convoquée le 11 mars, s'est terminée en queue de poisson.

    A l'origine, l'actuel bureau de l'APM, s'appuyant sur l'article 14 de la loi relative à l'ONICL, qui définit les caractéristiques d'une minoterie industrielle, souhaitait que les semouleries se conforment à la loi du point de vue technique et administratif. Il est par ailleurs souligné que l'article 39 accorde un délai de six mois, à compter de la date de publication au Bulletin Officiel du décret d'application, aux minoteries industrielles à céréales secondaires (semoulerie) pour se conformer aux dispositions de l'article 14. Par conséquent, il est estimé que ces unités doivent se «mettre à niveau» afin de pouvoir intégrer l'Association. Condition irrecevable pour la partie adverse qui considère que le constat des techniques n'empêche nullement la constitution de l'association. Il est estimé que les autres associations régionales ont été créées dans les mêmes conditions et rien n'empêche de procéder de la même manière pour Casablanca. De l'avis d'un minotier, «le blocage résulte de la pression exercée par le même groupe (bureau de l'APM) qui veut édicter sa loi sur la filière céréalière» . Cette même pression, mais cette fois-ci de l'Administration, est évoquée par le groupe incriminé pour expliquer la constitution des autres associations régionales.
    En attendant l'arbitrage des autorités de tutelle, chaque partie campe sur ses positions.

    Alié Dior NDOUR

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