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Economie

Blanchiment: BAM n’attend pas la loi

Par L'Economiste | Edition N°:2385 Le 18/10/2006 | Partager

. Le projet de texte encore reporté. Au Maroc, le blanchiment reste marginal. Le dispositif européen a l’extraterritorialité En attendant l’adoption du projet de loi contre le blanchiment par le Parlement, la banque centrale, indique son gouverneur à L’Economiste, «se prépare en interne (système d’information adéquat, formation…) et au titre des systèmes de paiement également». Il faut que notre législation soit au top niveau de ce qui se fait au niveau international, dit-il. Ce sont des normes internationales qui sont en place notamment après l’adoption de la directive européenne (26 octobre 2005), énonçant clairement le principe d’extraterritorialité dans son champ d’application. Ce durcissement est d’autant plus pressant que le Maroc se retrouve dans le périmètre du dispositif réglementaire européen du fait de la présence de filiales de banques françaises ou des assurances sur son territoire. Il faut, par conséquent, mettre les structures nécessaires au diapason des exigences mondiales, étant donnée que l’argent sale n’a pas de frontière.La liste est longue des activités criminelles génératrices de profits et de capitaux échappant à tout contrôle. Pire encore, il a été établi que des capitaux ainsi blanchis sont utilisés pour financer des activités terroristes, de partis politiques, de syndicats, etc. Il est difficile de chiffrer l’ampleur de l’argent sale au Maroc. C’est une activité criminelle et toute activité criminelle ne prospère que si elle se fait dans l’ombre et n’est pas mesurable. La part de l’argent provenant du trafic de drogue, par exemple, dans les avoirs extérieurs constitue une inconnue jusqu’à nos jours, d’autant plus que le gros des opérations se fait en billets de banque. Le durcissement du contrôle des fonds déposés chez les banques entraînerait, peut-être, la diminution de certains avoirs du Maroc mais, en réalité, le blanchiment au niveau interne reste «marginal», selon le gouverneur de BAM. « Ce sont surtout les intermédiaires au niveau international qui bénéficient des opérations illicites. Il y a peut-être des Marocains qui font la même chose, mais ils ont des comptes ouverts à l’étranger», ajoute-t-il. De plus en plus fréquemment, le blanchiment de l’argent se pratique dans les domaines les moins réglementés du secteur financier. Toutes les institutions financières devraient obligatoirement. Les déclarations concernant les opérations financières suspectes, et que les déclarations ne devraient pas engager les responsabilités de ces institutions. De même, le gouvernement doit tenir compte de l’évolution des services financiers et vérifier qu’ils sont bien protégés contre de nouvelles formes de blanchiment de fonds.La lutte contre ce fléau est devenue la préoccupation majeure de nombreux pays qui «fermaient les yeux» et «laissaient les capitaux entrer». La raison est toute simple : si le système financier n’est pas protégé, les associations de malfaiteurs prospéreront, et étant donné les efforts récents mis en œuvre pour libérer l’économie, les escrocs, les associations de malfaiteurs, seront capables de mener à la faillite les entreprises honnêtes. L’argent sale fait partir l’argent propre. Il faut faire en sorte que les forces du Bien soient plus fortes que les forces du Mal, et c’est pour cette raison qu’il faut garantir que les premières ont les outils nécessaires pour réussir. Saïd MABROUK

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