×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Bilan d'Expotecnia'92 : L'industrie espagnole laisse une image de performance

    Par L'Economiste | Edition N°:58 Le 17/12/1992 | Partager

    Après un mois de médiatisation et 5 jours d'affluence, Expotecnia s'est terminée. Les industriels de la machine-outil repartent satisfaits : le message espagnol est passé. Il reste à concrétiser les multiples contacts établis.

    Expotecnia'92 a fermé ses portes Samedi 12 Décembre. Mais dans l'esprit des organisateurs, elle est appelée à se prolonger en prenant sa véritable dimension. A court terme, à travers le suivi et la concrétisation des contacts, la mise en place de liens de partenariat entre opérateurs espagnols et marocains. A moyen et long terme, par la volonté "d'aller ensemble de l'avant sur la voie d'une coopération plus étroite ", disent les organisateurs.

    "Dans l'ensemble, estime M.

    Femando Lanzas, Directeur général de l'I.C.E.X. (Institut Espagnol du Commerce Extérieur), dans une conférence de presse donnée dans la matinée du Samedi, la première impression est positive et satisfaisante par l'écho qu'elle a suscité ". 15.000 visiteurs ont été enregistrés du Mardi au Vendredi soir, représentant les différents secteurs d'affaires marocains.

    Les associations des entrepreneurs espagnols ont été satisfaites par la qualité professionnelle des participants. Un nombre substantiel de ventes a été réalisé même si ce n'était pas l'objectif principal de la manifestation. De plus, il a été noté un certain intérêt pour des aspects non liés directement aux produits exposés.

    Le secteur d'exportation le plus demandé reste celui des machines pour le textile, avec proposition de sous-traitance dans la confection, ainsi que celui des équipements médicaux. Une centaine de propositions ont été faites avec possibilités d'investissements ou de coopérations. Les Marocains proposent par exemple un local ou un terrain à bâtir et attendent du partenaire espagnol un apport en capital et en technologie. La partie marocaine se voudrait aussi très présente dans les services et en particulier dans les Assurances (convoiement des marchandises). Des cabinets d'avocats ont fait des offres pour des relations suivies afin de couvrir les aspects légaux d'éventuels montages financiers. Un grand intérêt a été constaté pour les équipements avicoles (élevage de poulets, importation de poussins) ou bien s'agissant de produits de consommation pour la Bureautique, les gadgets...).

    Résultats sectoriels

    Les différents secteurs d'Expotecnia' 92 font le bilan. Chez Agragex les 14 entreprises du groupement d'exportateurs de machines agricoles sont pour la plupart déjà installées au Maroc. Leur présence ici est considérée comme un travail d'appui à leurs représentants respectifs. Aucune vente n'a été réalisée directement, car il faut passer par leurs distributeurs exclusifs, mais un élargissement de la gamme des produits proposés a été effectué. Le marché marocain leur est bien connu. Certaines entreprises ont participé à l'exposition Agrimaroc en Avril dernier, ou bien aux journées techniques sur l'arrosage en Juin à Beni Mellal. Le responsable d'Agragex reconnaît, qu'en raison de la sécheresse, un certain ralentissement des investissements agricoles est noté, avec un volume de 5 millions de Dollars en 1992. Mais, comme Beni Mellal et Agadir sont très importantes en consommation de machines agricoles, un projet de Foire agricole est à l'étude. En Mars 1993, un groupe de huit entreprises agricoles marocaines est invité à Saragosse pour le Salon de l'Agriculture.

    La conjoncture aux petits investissements

    Le Sercobe non plus n'enregistre pas de ventes: chose normale pour l'Association des fabricants de biens d'équipements, parce que les produits proposés ne se rendent pas dans les foires. Une trentaine d'entreprises sont venues à Casablanca, elles s'adressent surtout aux marchés publics. Mais des offres de petites installations pour jeunes promoteurs ont été faites dans les secteurs de l'agro-alimentaire, du papier ou des abrasifs. Les petites machines se vendent bien, la conjoncture ne se prêtant pas aux grands investissements. On propose donc des projets de taille modeste à agrandir par la suite. Mais la distorsion est grande, parfois, entre les disponibilités et le coût final. Tel dispose pour lancer une affaire dans le papier de 2 ou 3 millions de Dirhams alors qu'il faudrait 8 ou 10 millions de Dollars.

    C'est pourquoi beaucoup préfèrent du matériel d'occasion. Le Sercobe a également reçu des propositions de la part d'intermédiaires pour la commercialisation, ainsi que des offres de partenariat.

    A l'Anmopye, fabricants exportateurs de machines pour le Bâtiment et Travaux publics ont fait aussi remarquer que les machines d'occasion sont plus demandées, les neuves étant trop chères. Des adresses ont été fournies pour l'établissement de partenariat.

    Même constatation à l'image, constructeur de machines pour plastiques et caoutchouc: les professionnels marocains hésitent à acquérir des machines neuves jugées trop chères et se rabattent sur l'occasion. De plus, et sauf pour l'agro-alimentaire, l'intérêt pour les produits de haute technologie n'est pas très poussé. Dans le techno-alimentaire, et dans le prolongement d'Expotecnia'92, des journées techniques sont prévues en vue d'assurer la continuité.

    Le secteur des machines-outils, 12 entreprises représentées par A.F.M., est installé au Maroc depuis une quinzaine d'années déjà. L'objectif recherché est de trouver des moyens pour relever la part respective de l'Espagne dans le marché marocain. Beaucoup de candidatures ont été proposées pour l'exclusivité, auxquelles réponse sera donnée en Janvier prochain. Une entreprise, la Tresam, fabricant de tôle ondulée est déjà installée depuis 1979. Le volume d'achat du Maroc en machines-outils est d'environ 20 millions de Dollars, la part de l'Espagne est de 10 %.

    Kenza LOUDIYI

    Des stages de formation organisés en Espagne

    M. Lanzas, Directeur général d'I.C.E. X, s'est longuement étendu sur le programme de bourse pour des stages de formation à l'intention des jeunes techniciens étrangers dans des entreprises espagnoles. Ces stages, d'une durée de six mois, connaîtront leurs bénéficiaires en Mars prochain choisis parmi les ingénieurs de grandes écoles ayant déjà une expérience professionnelle.

    Les candidats désireux de bénéficier de ces stages devront justifier d'un titre universitaire reconnu équivalent en Espagne et posséder une connaissance suffisante de l'espagnol. Agés de moins de 40 ans, une certaine expérience professionnelle leur sera demandée (au moins deux ans). La procédure de sélection comporte deux étapes. L'I.C.E.X. recueille le nom des sociétés espagnoles intéressées, puis il fait son choix dans les pays d'origine auprès des institutions locales. Les candidats retenus disposeront d'une bourse de 2.500 à 3.000 Dollars par mois, le voyage aller-retour est aux frais de l'I.C.E.X.

    Pour 1993, 45 bourses seront attribuées. Comme la distribution dépend des entreprises elles-mêmes, la répartition ne peut être connue dans l'immédiat.

    Pour le Maroc, l'I.C.E.X. a contacté l'Ecole des Eaux et forêts, l'EMl, l'Institut Agronomique etc... pour qu'ils fournissent des dossiers d'anciens élèves, maintenant en activité. Les candidatures fibres sont, en principe, possibles, mais une sélection par le biais des écoles ou instituts, est une garantie solide qui va satisfaire les sociétés espagnoles.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc