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    Economie

    Big-bang dans les assurances sociales
    L’AMO remboursera tous les vaccins!

    Par L'Economiste | Edition N°:2149 Le 11/11/2005 | Partager

    . Les parents auront le libre choix du prestataireLe régime d’assurance maladie obligatoire (AMO) va mettre la pression sur les mutuelles privées. En consacrant la généralisation du remboursement des vaccins, l’AMO met en avant l’importance de la prévention. Tous les vaccins administrés aux enfants (voir liste dans encadré), y compris ceux «recommandés», seront pris en charge, assure le directeur de l’AMO à la CNSS, Hassan Abdelmalki.Cette prestation fait partie du panier de soins pour les enfants âgés de 0 à 12 ans pour le privé, et jusqu’à 18 ans pour les assurés de la mutuelle des fonctionnaires (Cnops). Les parents auront par ailleurs le choix de leur prestataire. Pas d’obligation d’aller dans un centre de santé public pour vacciner son chérubin. L’évolution est radicale et pourrait faire école auprès des entreprises qui n’ont que des couvertures de base. La prise en charge des vaccins par les assureurs privés est à ce jour, plus une exception que la règle. Elle dépend des options auxquelles souscrit l’employeur (voir article ci-dessous). Cette nouveauté profitera aux ayants droit des assurés à l’AMO. Beaucoup de parents font vacciner leur progéniture dans le privé (généralistes ou pédiatres) en supportant des frais importants, souvent non remboursables. Il faut s’attendre à ce que les mutuelles privées s’alignent sur l’AMO, en intégrant le vaccin dans les prestations de base. L’assurance maladie obligatoire va beaucoup plus loin. Les soins et examens cliniques sur le nouveau-né ainsi que le supplément en vitamines prescrit au bébé sont aussi remboursés. «Qu’ils soient curatifs ou préventifs, tous les soins au bébé sont pris en charge et cela dans l’objectif de réduire la mortalité infantile», explique Ihssan Loudiyi, chef de la division médicale à la direction de l’AMO à la CNSS. Invité par la Chambre américaine de Commerce au Maroc (AmCham) mardi 9 novembre, Saïd Ahmidouch, directeur général de la CNSS, a annoncé aussi quelques mesures de facilitation pour les assurés. Il s’agit de l’institution d’un code à barres unique par médicament commercialisé au Maroc (Code EAN13). Il en sera fini de l’acrobatie du découpage d’un bout de la boîte du médicament sur lequel figure le prix public et la notice du médicament à joindre au dossier de remboursement. Le ministère de la Santé et les professionnels se sont fixé le 31 décembre comme date butoir. Le remboursement des médicaments sera effectué sur la base du prix public (PPM) et sans doute, du générique, pronostique le patron de la CNSS. «Rien n’est encore décidé, tout dépend d’un accord qui est en train de se dessiner entre les parties concernées». Mais l’esprit du texte de loi régissant l’AMO est de pencher vers le générique. A efficacité égale, il va sans dire que c’est le générique qui servira de référence au grand dam des pharmaciens qui prétendent que les génériques leur feraient perdre 40% de leur chiffre d’affaires.


    Bien décrypter le calendrier

    ■ Obligatoires selon la Santé publiqueA la naissance: BCG (tuberculose), poliomyélite, hépatite B16 semaines: diphtérie, tétanos et coqueluche/poliomyélite, hépatite B210 semaines: diphtérie, tétanos et coqueluche/poliomyélite14 semaines: diphtérie, tétanos et coqueluche/poliomyélite9 mois: vaccins antirougeoleux/ hépatite B3 18 mois: diphtérie, tétanos et coqueluche/poliomyélite (premier rappel).6 ans: vaccin contre la rougeole et la rubéole.■ Fortement recommandésHeamophilus influenzae type B: Pour les enfants âgés de moins de 6 mois, trois prises à un mois d’intervalle (2e, 3e et 4e mois).Entre 6 et 12 mois, deux doses sont nécessaires à un mois d’intervalle, Entre 12 et 36 mois, une seule dose suffit.Les quatre autres vaccins le plus couramment prescrits par les pédiatres sont le vaccin contre le pneumocoque, contre le méningocoque, la varicelle et la grippe.■ Autres rappelsA 5 ans: diphtérie, tétanos et coqueluche/poliomyéliteTous les 10 ans, diphtérie, tétanos.Nadia DREF

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