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    Entreprises

    Bientôt les produits-vie par unité de compte

    Par L'Economiste | Edition N°:269 Le 27/02/1997 | Partager

    Les préparatifs des compagnies d'assurances autour des contrats d'assurance-vie par unité de compte vont bon train. Adossés à des parts d'OPCVM, ces produits devraient, une fois autorisés, redynamiser notamment le marché de l'assurance-vie.


    Les opérateurs en parlent mais on ne les voit pas encore. Depuis que le projet de code y a directement fait allusion, la fièvre autour des contrats d'assurance-vie par unité de compte a redoublé. Les compagnies y voient la solution au développement de l'assurance-vie.
    Le code des assurances tarde pour l'instant à entrer en vigueur. Les compagnies ne se découragent pas pour autant. Des prototypes de produits ont déjà été conçus et sont jalousement conservés jusqu'au moment «opportun». Les compagnies espèrent vivement que l'Administration autorise leur commercialisation, avant même l'entrée en vigueur du code. «Par la diffusion d'une circulaire, à l'instar de ce qui a été fait pour la marge de solvabilité, par exemple», indique, non sans ironie, un assureur.
    En fait, le projet de code des assurances n'est pas le seul instrument à promouvoir ces nouveaux produits. Les conclusions du consortium Bossard et Mazards, sur l'épargne institutionnelle au Maroc, y contribuent aussi. Le consortium juge nécessaire une amélioration du taux d'épargne qui représente aujourd'hui 19% du PIB.

    Performance


    Clin d'oeil donc aux différents outils qui peuvent y participer: produits d'assurance-vie, épargne retraite, mais aussi produits d'épargne logement. Les assureurs parient surtout sur les perspectives qu'offrent les produits adossés aux parts d'OPCVM.
    Pour la branche assurance-vie, c'est surtout la performance du produit qui conditionne la souscription. Celle-ci dépend de la rémunération que l'assureur obtient des actifs qu'il gère, mais également des règles et politiques de répartition des produits financiers.
    Pour l'heure, la part des assurances obligatoires reste prédominante. Elle s'est montée en 1995 à 40,3% du chiffre d'affaires du secteur, alors que l'assurance-vie n'a représenté que 21,5% (les chiffres 96 n'ont pas encore été arrêtés) dont l'essentiel est représenté par les contrats de retraite CIMR.
    Cette faible part justifie donc aux yeux des opérateurs la nécessité de développer de nouveaux produits dont les contrats d'assurance par unité de compte.

    Les contrats multisupports, notamment, permettent aux cotisations versées par l'épargnant d'être investies directement en OPCVM (SICAV, FCP) ou sociétés civiles immobilières (SCI) L'épargnant peut donc espérer des performances nettement supérieures à celles obtenues à travers les produits d'épargne-retraite traditionnels adossés généralement aux obligations.
    Mais cet objectif ne saurait être atteint sans l'existence de deux paramètres. Le premier est représenté par une fiscalité avantageuse. Car ces contrats restent, en dépit du potentiel de gain qui existe, des produits d'assurance-vie. En conséquence, les plus-values réalisées doivent être, condition sine qua non de leur succès, défiscalisées. Le second paramètre réside dans la période d'investissement.
    La prise de risque sur le marché des actions peut certes engendrer des rendements plus importants que pour les obligations. En revanche, la chance d'obtention du gain est plus grande sur le long terme. L'épargnant doit donc également jouer le jeu et ne pas toucher à son capital pendant une période d'au moins 10 ans.

    Autre atout de ces produits: leur souplesse. En effet, le souscripteur peut à tout moment choisir les actifs dans lesquels il investit. Revers de la médaille: ces produits sont des placements risqués, qui ne proposent, dans la majorité des cas, aucune garantie en capital. En outre, ils offrent très rarement une garantie en cas de décès, qui permette au moins de récupérer les sommes investies par l'assuré.
    Par ailleurs, si ces produits offrent la possibilité d'ajuster la composition de l'actif en fonction de la conjoncture, l'assuré n'a pas toujours la compétence pour mener à bien cette opération. Et pour cause, la gestion de ces produits s'apparente à celle d'un portefeuille boursier. Pour pallier la difficulté, les compagnies d'assurances françaises ont développé des contrats dits à pilotage automatique. Un gestionnaire se charge alors d'effectuer les bons arbitrages. L'assuré n'est pas écarté pour autant. Il décidera en effet de la stratégie qui lui convienne le mieux, à savoir privilégier la performance ou la sécurité.

    Mohamed BENABID




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