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Economie

Benchmark d’universités

Par L'Economiste | Edition N°:2196 Le 19/01/2006 | Partager

. Un colloque organisé à Tanger réunit 13 pays pour comparer l’expérience des réformes. Les pays du Nord en avance, les autres à la traîne. Le Maroc considéré comme ayant fait des avancées notablesL’université n’est décidément plus ce qu’elle était. Sous toutes les latitudes, elle est de plus en plus sommée par son environnement de se mettre à jour en offrant des connaissances en rapport avec les besoins de la société et de l’économie. C’est en symbiose avec cette contrainte que, sous le Haut patronage de SM le Roi, l’université Abdelmalek Essaadi a organisé, les 16 et 17 janvier, un colloque international ayant pour thème «Approche comparative des réformes universitaires au Maroc et dans les pays arabes et européens». Une grosse ambition, qui a nécessité deux jours de travaux menés sur les chapeaux-de-roues par une pléiade d’universitaires appartenant à pas moins de 13 pays: Sénégal, Mauritanie, Algérie, Tunisie, Egypte, France, Espagne, Belgique, Roumanie, Finlande, Suisse et Maroc. En clair, un riche panel de représentants de haut niveau venus faire état de l’expérience de leur pays en matière de réforme universitaire. A l’issue d’une vingtaine de conférences ventilées sur quatre tables rondes, la rencontre a fait apparaître, et ce n’est pas une surprise, des résultats contrastés: les réformes sont beaucoup plus avancées, bien qu’à des degrés variables, dans les pays du Nord, alors qu’il reste pratiquement tout à faire, avec une longueur d’avance pour le Maroc, dans les pays de ce côté-ci du monde. Mais bien loin de se contenter de ressasser l’évidence que les universités européennes présentes sont mieux armées pour répondre aux besoins en formation et en connaissance de leurs tissus sociaux respectifs, le colloque a permis, au moins, la confrontation des idées et des expériences. A ce niveau, des similitudes sont apparues, en particulier dans les cas présentés dans le sous-thème «Les filières professionnelles et le partenariat socioéconomique», à travers la présentation de cas français (Valenciennes, Franche Comté) et marocains (Marrakech, Tanger), où des universités et des acteurs économiques et/ou institutionnels se sont rapprochés pour travailler avec synergie. Quant aux différences que l’on peut répertorier d’une rive à l’autre, elles tiennent à la situation de développement des pays. Et cela ne signifie pas que les universités européennes n’ont pas de problèmes mais que ceux-ci sont situés à des niveaux moins bien existentiels. Si ces différences créent une distance objective, elles ne signifient pas absence de solidarité, c’est-à-dire la possibilité pour les étudiants du Sud d’avoir accès aux universités du Nord. Rendons grâce à ce colloque d’avoir recherché, avant toute chose, les pistes d’une meilleure harmonie dans les échanges entre les uns et les autres. Ce n’est d’ailleurs pas le moindre mérite de ces journées que d’avoir permis aux universités présentes de se découvrir un peu mieux elles-mêmes en se voyant dans le miroir des autres. Quel changement pour des institutions traditionnellement qualifiées de tours d’ivoire!Tout en faisant montre d’une grande lucidité concernant les limites qui sont encore siennes, l’université marocaine n’en demeure pas moins consciente des progrès qu’elle a enregistrés. Par ailleurs, des éléments tangibles sont attendus pour 2006 sur le plan formation: la sortie des premiers lauréats licenciés du système d’enseignement nouvellement mis en place, ainsi que le lancement des masters. Ce sont là les premiers résultats du souci de placer la réforme de l’éducation et de la formation «en tête des priorités» durant la décennie 2000-2010. Souci de résoudre «les dysfonctionnements socioéconomiques, institutionnels et pédagogiques identifiés dans le système d’enseignement». En vue de s’adapter à l’évolution de la société et de la mondialisation.


Pourquoi la réforme?

Dans les années 90, l’université , en dépit de ses efforts pour s’adapter et innover, souffrait de l’effet de plusieurs facteurs conjugués: approches dépassées, contenus inadaptés, effectifs nombreux et apparition des nouvelles technologies, etc.C’est ce qui a amené à la mise en place d’une Commission spéciale éducation-formation (Cosef) qui a élaboré la Charte nationale de l’éducation et de la formation. C’est ainsi que l’université s’est vu promise à devenir «une véritable institution de formation et de recherche, agissant en forte synergie avec son environnement».De notre correspondant, Nacer Ouramdane

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