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Benazir Bhutto veut rentrer au Pakistan

Par L'Economiste | Edition N°:618 Le 18/10/1999 | Partager

· L'ancienne première dame pakistanaise attend l'accord des militaires putchistes
· Elle veut faire profiter le pays de son expérience pour établir un régime démocratique


L'ancien Premier ministre pakistanais, Benazir Bhutto, a annoncé son intention de rentrer au Pakistan "dans les dix prochains jours". Toutefois, si elle obtient l'accord des militaires putchistes. "Je veux donner le temps aux militaires de me recevoir lors de mon retour victorieux", a déclaré Mme Bhutto à un quotidien britannique.
Mme Bhutto, qui séjourne dans la capitale britannique, a dit s'attendre à voir l'armée "mettre fin aux poursuites judiciaires" engagées contre elle. "Je vais rentrer au Pakistan et je remporterai la victoire en cas d'élections libres et honnêtes", a-t-elle affirmé. Mme Bhutto, qui dirige le principal parti d'opposition, le Parti du Peuple Pakistanais (PPP), a ajouté vouloir donner aux militaires la possibilité de bénéficier de son expérience d'ancien Premier ministre pour "établir un régime démocratique".
Selon elle, les putchistes n'ont pas l'intention de proclamer la loi martiale, étant donné que le Parlement n'a pas été dissous et que la communauté internationale "refuse de voir s'établir une dictature militaire" au Pakistan. Elle a affirmé que le général Pervez Musharraf, le chef des armées qui a chassé mardi du pouvoir le Premier ministre Nawaz Sharif, allait engager des discussions avec les partis politiques, dont le PPP, pour "organiser des élections libres et honnêtes d'ici trois mois". Mme Bhutto a accusé par ailleurs Nawaz Sharif d'avoir "dirigé le Pakistan comme s'il s'agissait d'une ferme familiale. Il avait traité les militaires comme des employés de l'une de ses compagnies. Ce qui a provoqué leur réaction".
A Londres, Bashir Riaz, porte-parole de Mme Bhutto, a indiqué qu'elle tentait jeudi de contacter les militaires pour négocier un retour dans son pays où elle est accusée de corruption. Mme Bhutto n'avait toutefois pas réussi immédiatement à joindre le général Musharraf par téléphone, a indiqué M. Riaz.

Hicham RAÏQ (AFP)

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