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    Ben M'Sik: Plus de 3.000 bidonvillois attendent toujours d'être relogés

    Par L'Economiste | Edition N°:498 Le 03/05/1999 | Partager

    · Aucune date n'est avancée pour solutionner le problème
    · La CDG estime n'être plus responsable du projet de relogement


    ILS sont encore plus de 3.000 habitants du bidonville de Ben M'Sik à attendre d'être relogés. Sur le total des 10.000 personnes, 6.885 ont déjà été "casées" dans le Quartier Moulay Rachid, devenu depuis un véritable ghetto, avec ses odeurs nauséabondes et où même les patrouilles de police ne peuvent circuler dans certaines de ses zones. Les faits remontent au début des années 1980, date à laquelle les premières avances pour le relogement ont été effectuées et ce, à la Délégation de Casablanca relevant du Ministère de l'Habitat et de l'Aménagement du Territoire. Les sommes versées variaient entre 10.000 et 35.000 DH, montant constituant le total demandé pour le relogement.
    Cependant, les quittances délivrées précisaient que les versements devaient être effectués sur un compte ouvert au nom de la Caisse de Dépôt et de Gestion (CDG). Selon les documents en possession des sinistrés, "cet argent est considéré comme une avance sur le prix temporaire pour l'acquisition d'une maison dans le cadre du programme de logement social pour le bidonville de Ben M'sik".
    Pour leur part, les dirigeants de la CDG estiment n'être plus responsables du projet. "Les fonds ne sont plus gérés par la Caisse. A l'époque, la CDG agissait en tant que maître d'oeuvre délégué. Le maître d'oeuvre étant le Ministère de l'Habitat". Au niveau du Département de l'Habitat, il est précisé que les sommes avancées par les habitants du bidonville totalisaient près de 110.000 millions de DH. "Une partie de cet argent a servi au relogement des premiers bénéficiaires. L'autre partie est toujours gérée par Attacharouk"
    Aujourd'hui, la question du sort de ces fonds se pose au moment où Attacharouk, promoteur immobilier sous tutelle du Ministère de l'Habitat, est dans l'obligation de payer la société italienne Sparaco SPA (si sa proposition est retenue ou à toute autre société se proposant pour sa réalisation) pour les travaux qu'elle mènera. Les paiements devront provenir en principe des produits de la vente des appartements. Une source proche d'Attacharouk précise que le prix arrêté en 1983 n'est plus valable, "puisque les conditions du marché ont changé".

    Aniss MAGHRI

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