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Economie

Belfkih: «Pas assez de débat de prospective»

Par L'Economiste | Edition N°:2260 Le 21/04/2006 | Partager

. Il faut aussi encourager la normalité politique . Gare, aux pièges du consensus!LES sorties de Abdelaziz Meziane Belfkih attirent les foules. Le conseiller du Souverain était invité par l’Association Ribat Al Fath dans le cadre de l’Université libre de Rabat à intervenir sur les problématiques du développement humain, mercredi soir. En fait, son intervention a été centrée sur «les chantiers du futur». Le thème est porteur. «Et ce débat pluriel, constructif et citoyen autour du rapport que l’Association a décidé de lancer», comme l’a rappelé Abdelkrim Bennani, son président, en guise d’introduction. Au cours de la soirée, un mot est revenu à plusieurs reprises dans la bouche de l’ancien ministre des Travaux publics: «compatriotes». C’est un terme à réhabiliter pour le rendre à la mode, a-t-il lancé devant une assistance de près de 200 personnes, composée de hauts fonctionnaires et de membres de l’Association. Il a également abordé le déficit de débat qui caractérise la société. Il est vrai, le rapport sur le cinquantenaire n’aura pas suscité suffisamment de débats qu’aura mérité un pareil travail. Il a regretté l’absence de tradition, le «manque cruel de réflexion alors que dans d’autres contrées du Nord, la réflexion stratégique prospective n’est pas une science réservée aux scientifiques et autres experts». Elle fait partie de l’activité publique à travers des centaines de «Think tank», animés par des partis politiques, des banques, des multinationales, des associations… Il faudra remédier à ce déficit même si certaines fondations comme celles de Allal El Fassi, de Abderrahim Bouabid ou encore de Lahcen El Youssi se démènent pour produire des idées nouvelles. Cette production de réflexion stratégique sera nécessaire à l’anticipation et à la possibilité de l’action. Pour lui, quatre principes d’action sont mis en avant. D’abord, la nécessité de définir un cap commun qui puisse se décliner en horizons individuels. Pour réussir, il est vital de maintenir le cap et éviter de se décourager en cours de route. C’est le deuxième principe, appelé constance qui doit être complété par un troisième qualifié de cohérence (convergence et synchronisation). Dernier principe d’action: le consensus. Ce terme a mauvaise presse au Maroc comme s’il supposait de se mettre d’accord sur le minimum. Pour lui, il s’agit plutôt de «sanctuariser les chantiers fondamentaux tout en réhabilitant le débat contradictoire». Il donne l’exemple de l’école et de l’agriculture qui ont besoin d’un accord national pour réussir leur réforme.«Le Maroc a engagé plusieurs réformes. C’est un espace de toutes les transitions (démographique, institutionnelle, économique…). Notre pays est déjà en mouvement vers ses futurs possibles», note-t-il. Pour lui, il est vital de réussir les chantiers de la transition pour ne pas tomber dans le scénario régressif. Les atouts du Maroc sont multiples. L’adhésion au modèle institutionnel autour de la monarchie est acquise. «Nous sommes en paix avec nous-mêmes et nous avons assumé notre passé. Le socle identitaire est sorti indemne de 30 ans de conflictualité politique. Personne n’a franchi le seuil de l’irréparable», dira-t-il en substance. Le pluralisme politique est une réalité. La tradition de l’Etat, la vitalité de la société civile, l’existence de ressources humaines de qualité… autant de ressorts intérieurs qui permettent au Maroc d’aller plus loin.Un chantier à sécuriser et à renforcer consiste à installer le pays dans la «normalité politique». Les élections doivent être un moment ordinaire, qui n’ont pas besoin de former un nouveau gouvernement pour les organiser, indique le conseiller du Souverain. Il faudra aussi un nouvel élan de la démocratie locale et de l’option régionale. Pour cela, le système de gouvernance doit être renouvelé. Il s’agira d’améliorer les processus décisionnels, de territorialiser les politiques et les programmes publics. La mise en place des mécanismes effectifs de transparence et d’évaluation des détenteurs de mandats publics seront incontournables.Pour Meziane, il est indispensable de «réunir les conditions d’une intégration vigoureuse du Maroc à la société du savoir». Il faudra aller plus vite sur des niches comme les domaines de la recherche et développement et l’ingénierie. Le cap possible pour l’économie marocaine serait de «passer de la situation de pays intermédiaire à un statut de pays émergent». Trois défis majeurs guettent. Le premier consiste à réussir la reconversion agricole et refonder une nouvelle économie rurale. Le deuxième est la pression sur les ressources hydriques et énergétiques. Le troisième vise à réinventer la culture de la compétitivité.M. C.

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