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BCM, candidate à la reprise d'une banque tunisienne

Par L'Economiste | Edition N°:1727 Le 17/03/2004 | Partager

. Le projet est conjointement mené avec Banco Santander. Les deux établissements sont actuellement retenus sur la «short list»BCM lorgne le marché bancaire tunisien. Le groupe est en effet candidat, avec son actionnaire ibérique la Banco Santander, à la reprise de l'établissement de crédit tunisien «Banque du Sud». Depuis quelques jours, le tandem BCM et Banco Santander est retenu sur la «short list» des éventuels repreneurs de cette banque.Jusqu'à aujourd'hui, seule la Banque Populaire détient des participations dans des banques étrangères en Guinée (BPMG), Centre Afrique (BPCA), France (BCDM) et Belgique. Selon les informations disponibles au 27 août 2003, 13,43% de la Banque du Sud sont détenus par la banque italienne Banca Monte Dei Paschi Di Siena SPA, 8,61% par la CNSS tunisienne, 10,58% par l'ETAP, 2,6% par l'Etat tunisien et 4,59% par l'Office du Commerce de Tunisie. Le reste du capital, soit 60,19%, représente le flottant en Bourse. La présence des étrangers dans le capital des banques en Tunisie est généralement limitée aux principales banques privées ou à de petites entités régionales. La nouvelle conquête de BCM est actuellement quatrième sur la liste des banques privées du pays. La Banque du Sud est inscrite à la cote de la Bourse de Tunis depuis le 24 septembre 1990. En termes d'exploitation, elle dispose d'environ 90 agences bancaires et près d'une vingtaine de correspondants à l'étranger. Elle compte en outre six filiales (Sud Invest, Sud Sicar, General Leasing, Diner's Club, GTI et General Immobilière du Sud) qui se développent sur des activités d'intermédiation en valeurs mobilières, de renforcement des fonds propres des sociétés (essaimage), de leasing, de monétique ou encore de promotion immobilière. En termes d'indicateurs financiers, les fonds propres de cette banque se montent à 162,313 millions de dinars tunisiens (près de 1,16 milliard de DH). Elle a réalisé pour l'exercice 2003 un PNB (produit net bancaire) de 77,448 millions de dinars tunisiens (553,7 millions de DH) et un résultat net de 10,717 millions de dinars tunisiens (environ 76,6 millions de DH). La rentabilité de la Banque du Sud est l'une des plus faibles de son secteur, soit 6,96%. Et les frais généraux représentent environ 50% du PNB.La Banque du Sud est notée Bpi, selon le guide de rating de Standard & Poor's pour 2003. Une catégorie de notations spéculatives qui reflètent principalement l'environnement économique risqué et volatile dans lequel elle évolue et dont le retournement peut impacter sa capacité d'honorer les engagements en cours. Notons dans ce registre qu'elle a quatre emprunts obligataires en cours d'un montant total de 3,8 millions de dinars tunisiens (environ 27,17 millions de DH). Globalement, aucune des 27 banques tunisiennes ne domine le système bancaire. Plusieurs d'entre elles ne sont même pas assez profitables pour dégager des niveaux de retour sur capitaux satisfaisants pour leurs actionnaires et renforcer en outre leur capitalisation. Mais à la différence des banques publiques, les établissements privés sont plus dynamiques puisqu'ils se développent sur les segments les plus rentables du marché (prêts structurés aux grandes entreprises, monétique, gestion de fonds, crédit à la consommation et immobilier). ils ont l'avantage de disposer de moyens techniques assez développés et déploient des méthodes de gestion de risques pour proposer ce type de produits et d'autres services beaucoup plus innovants que les banques publiques. Evoluant dans un environnement économique volatile, les banques privées s'y sont adaptées en offrant des crédits à moyen terme et en se finançant en contrepartie massivement sur le marché international. Elles ont également développé beaucoup d'activités en direction des particuliers comme les fonds communs de placement, les services de monétique et les produits de bancassurance. La clientèle des particuliers est aujourd'hui à l'origine d'environ le quart des prêts accordés par les banques privées. Les banques publiques, pour leurs parts, sont restées plus conservatrices en raison de l'affaiblissement de la qualité des engagements du monde agricole et des opérateurs du tourisme. Les banques tunisiennes, qui concentrent leurs activités uniquement sur le marché intérieur, souffrent d'une faible sophistication de leurs marchés respectifs. Cette situation, comparable à celles des banques marocaines, tient au fait qu'elles jouissent depuis longtemps d'un quasi-monopole avec des opportunités très limitées de distribution de prêts de bonne qualité. En conséquence, les activités de la banque de détail servent de remplacement attrayant à celles qui sont risquées et moins profitables comme les opérations de marché.


La banque en Tunisie

La fragilité financière des établissements bancaires tunisiens est reflétée par la faible rentabilité dégagée en 2002: ROA (retour sur actifs) et ROE (retour sur fonds propres) ressortent à 0,8 et 8% par rapport à 1,5 et 13% en 2001. Ce niveau de profitabilité est en effet inférieur à la majorité des systèmes bancaires émergeants, si l'on prend en compte que les crédits représentent plus de 70% des actifs des banques tunisiennes. La performance du système est plombée par l'importance des provisions des engagements en souffrance. Les fonds propres des banques sont préservés par des politiques rigides de distribution de dividendes et un faible taux de provisionnement des créances en souffrance (moins de 50%). Bouchaïb EL YAFI

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