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Barrage Al Wahda : Les travaux prennent une légère avance

Par L'Economiste | Edition N°:66 Le 11/02/1993 | Partager

Les promoteurs du barrage Al Wahda annoncent une légère avance des travaux sur le calendrier retenu. Finalement, la mise en eau du barrage devrait être opérée dès le début de l'année 1997. Initialement, cette échéance concernait uniquement la fin des travaux.

Lorsqu'ils évoquent la sécheresse, les ingénieurs du barrage Al Wahda l'associent, non sans état d'âme, au vieil adage sur le "malheur des uns....".
L'Etat de crise hydraulique affectant le Maroc profite effectivement à l'avancée des travaux. Ainsi, la réduction du débit des eaux de l'Oued Ouergha a notamment permis de gagner quelques semaines sur le calendrier initial.
" La dérivation des eaux de l'Oued sur un chenal provisoire de transit a pu être effectuée dès le 6 Octobre, alors qu'elle était prévue en Novembre ", souligne un technicien.
Résultat, les travaux ont pu être entamés avec près d'un mois d'avance sur un mode "rive-droite, rive gauche". Le barrage sera ainsi construit de part et d'autre, à partir des berges de l'oued. En 1996, il restera à fermer cette ouverture assurant l'écoulement des eaux pendant les travaux.
Entre-temps, le chantier ne devrait pas voir à souffrir d'éventuels débordements de l'Ouergha.
" Le chenal présente une capacité de transit de 10.000 mètres cubes à la seconde. Statistiquement, un tel volume de crue n'est observé que tous les cent ans ", affirme un responsable.
Au total, durant cette première étape, plus de 6,6 millions de mètres cubes de déblais ont pu être extraits, soit 47% des prévisions totales du projet. En parallèle, 2 millions de mètres cubes de remblais, 21.000 mètres cubes de béton dont 4.000 projetés, 55.000 mètres cubes d'enrochements et 95.000 mètres cubes de matelas auront été utilisés au cours de cette phase préparatoire à l'édification finale du barrage. Le matériel en place fait figure de véritable armada avec pas moins de 48 dumpers, 28 bulldozers, 11 chargeurs, 12 pelles-rétro, 23 camions citernes, 11 compacteurs, 6 grues mobiles...Ces "monstres mécaniques" sont sollicités 20 heures sur 24, pour creuser, remblayer... En fait, les équipes se relaient en 2 X10 n'arrêtant les machines que 4 heures par jour pour l'inévitable entretien.
Pour sa part, la seconde étape en cours mobilisera jusqu'en 1996 le pool d'entreprises chargé de la réalisation d'Al Wahda.
Outre l'achèvement de la deuxième phase du chenal de dérivation, elle portera sur 590.000 mètres cubes de fouilles et 17 millions de mètres cubes de remblais nécessaires à la construction du barrage proprement dit, de part et d'autre du chenal.
Sur la même période, les opérateurs devront également réaliser les travaux d'équipements hydro-électromécaniques des vidanges de fond et de la prise usinière. Environ 200.000 mètres cubes de béton seront coulés à cet effet.
L'évacuateur, un ouvrage de 550.000 mètres cubes, sera réalisé dans le même laps de temps. Ses 6 vannes permettront de déverser un débit de près de 14.000 mètres cubes d'eau à la seconde. Enfin, un autre "gros morceau" de cette tranche consistera en la réalisation du génie civil primaire de l'usine hydro-électrique. A terme, elle sera équipée de 3 turbines à axe vertical. Elles offriront une production de 390 millions de kilowatts-heure par an, en moyenne. Une frange notable de cette énergie sera produite d'une manière garantie en heure de pointe en hiver sous forme d'une puissance évaluée à 205 mégawatts à la mise en service et 130 mégawatts en régime de croisière.
Auparavant, les techniciens auront dû mener à bien la troisième et dernière phase du chantier. Programmée de Mai à Décembre 1996, elle portera sur la réalisation des remblais de la partie centrale du barrage. Leur volume atteint 6,5 millions de mètres cubes. La dérivation des eaux s'effectuera à travers les vidanges de fond. Les cadences seront alors élevées puisque 800.000 mètres cubes de remblais devront être mis en place chaque mois avant la mise en eau du barrage. Elle est prévue pour le début de l'année 1997. Les cités d'hébergement construites pour les 2.000 ouvriers présents sur le chantier seront alors progressivement désertées. Seuls 25 ingénieurs, une quarantaine de cadres moyens et autant d'agents veilleront par la suite au bon fonctionnement de ce barrage considéré comme le deuxième d'Afrique pour son importance après Aswan en Egypte.

Christian MEAR

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