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Culture

Barenboïm à Rabat!

Par L'Economiste | Edition N°:1585 Le 22/08/2003 | Partager

. Palestiniens et Israéliens se laisseront conduire par une baguette magique . Une partition exceptionnelle pour la «feuille de route» . Rendez-vous le 24 août au Théâtre Mohammed VAprès un franc succès il y a quelques semaines à Ramallah, lieu hautement symbolique pour les trois religions monothéistes mais malheureusement assiégé par des chars, l'Orchestre de la Paix réitère cette expérience inédite et valeureuse au Maroc, suite à la volonté de deux sommités de l'art et de la culture. Il s'agit du grand philosophe et écrivain palestinien, Edward Saïd, et du virtuose du piano et chef d'orchestre de la paix israélien, Daniel Barenboïm. Ces derniers ont décidé de créer un atelier de perfectionnement pour jeunes musiciens des pays du Moyen-Orient sous le nom de «West-Eastern Divan«, dans l'objectif de créer un climat de convivialité entre pays traditionnellement opposés. Le projet West-Eastern Divan dépasse ainsi la simple dimension musicale pour se transformer en un forum de dialogue et de réflexion autour d'un problème épineux. C'est aussi une occasion pour pousser les artistes à prendre en charge une partie du conflit laissé entre les mains de politiques souvent prêcheurs d'idéologie destructrice. La rencontre de la musique et de littérature ne peut être basée sur l'antagonisme, mais sur le respect mutuel qui ne subit pas les schémas traditionnels du fondamentalisme racial, religieux ou ethnique. En ces temps difficiles où les discours ont vachement tendance à mélanger les registres, Edward Saïd et Daniel Barenboïm aspirent à donner l'exemple que la solution militaire peut être épargnée. La violence est simplement le choix et l'oeuvre des humains en faillite de projet de futur commun. «Nous vivons toujours attachés à des concepts du passé, comme frontières et souveraineté, qui ne se diluent pas seulement dans un présent avec plus de coopération et d'interdépendance internationales, mais aussi dans un passé commun. L'unique capital que possède le peuple juif est moral. Il est en train de se dissiper, car nous oublions que jusqu'en 1948, beaucoup de ceux qui sont aujourd'hui Israéliens étaient Palestiniens, juifs, Arabes et chrétiens…«, explique Edward Saïd. Le conflit entre Israéliens et Palestiniens continue à faire couler le sang humain et ne fait que s'éterniser. Certains esprits saints ont décidé d'enterrer tout ressentiment et laisser libre cours à l'art comme dernier recours pour retrouver au moins la paix de l'âme. Seront interprétés au cours de ce concert, la symphonie héroïque de Beethoven et le très beau concerto pour trois piano de Mozart qui sera symboliquement interprété par deux pianistes, un Palestinien et un Israélien, accompagnés par le maestro Daniel Barenboïm.L'Orchestre de la Paix est composé de 80 jeunes musiciens choisis parmi les meilleurs interprètes de Palestine, Israël, Jordanie, Egypte, Syrie et Liban. Rappelons que depuis deux ans, la Fondation des trois cultures, institution marocaine et espagnole dont le siège est au pavillon Hassan II à Séville, accompagne et appuie l'Orchestre de la Paix. Le concert aura lieu ce 24 août au Théâtre Mohammed V à Rabat.Hayat KARIM ALLAH

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