×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Le prix de L’Economiste pour la recherche en économie, gestion et droit
    Courrier des Lecteurs

    Banques: Les autorités monétaires durcissent le ton au CNME

    Par L'Economiste | Edition N°:502 Le 07/05/1999 | Partager

    · Seqat: A cause des banques, la baisse des taux pénalise l'épargne sans relancer l'investissement
    · Adoption prochaine d'un arrêté qui fixe les conditions de prise de participation des établissements de crédit
    · Benjelloun: Ce n'est pas la baisse des taux qui fait l'investissement


    LES taux d'intérêt débiteurs et les règles prudentielles de nouveau sur la sellette du Conseil National de la Monnaie et de l'Epargne (CNME).
    MM. Fathallah Oualalou et Mohamed Seqat, respectivement ministre de l'Economie et des Finances et gouverneur de Bank Al-Maghrib, ont durci le ton vis-à-vis des banques jeudi dernier.
    "Je souhaite à nouveau lancer un appel à toutes les banques pour qu'elles consolident le mouvement de baisse des taux d'intérêt et fassent preuve davantage d'imagination et de créativité pour mettre à la disposition des entreprises des instruments adéquats", estime M. Oualalou.
    Même ton chez M. Seqat qui s'est indigné de la rigidité de ces taux à l'heure où l'institut d'émission a baissé d'un demi-point son taux directeur 5,5% le 23 mars dernier.
    "Tout laisse à penser que les considérations liées au compte d'exploitation poussent les banques à répercuter la baisse des taux d'intérêt plus rapidement sur la rémunération de l'épargne que sur les conditions débitrices appliquées aux emplois", souligne-t-il.
    Selon lui, les enquêtes trimestrielles de Bank Al-Maghrib font état d'une quasi-stagnation des taux d'intérêt débiteurs contre une baisse nette des taux de rémunération des dépôts. Le taux moyen pondéré des dépôts à 6 mois et à 1 an est passé de 8,07% en 1997 à 6,93% en 1998, perdant ainsi 114 points de base.
    Plus loin, M. Seqat a jugé "inadmissible que la détente des taux de refinancement des banques aboutisse plus à pénaliser l'épargne qu'à encourager l'investissement".
    Du côté bancaire, M. Othman Benjelloun, président du GPBM et du groupe BMCE-Bank a noté que la détente des taux n'était pas le seul élément déterminant pour la relance de l'investissement. "Les baisses successives opérées sur les taux de base n'a pas pour autant entraîné une hausse de l'investissement".
    Autre sujet classique du Conseil, la révision des règles prudentielles auxquelles sont soumis les établissements bancaires prévus par la nouvelle loi bancaire de 1993.
    Et là, les autorités monétaires ne ménagent pas leurs efforts pour rappeler à l'ensemble des acteurs l'obligation de se conformer aux règles en vigueur. A cet égard, M. Oualalou a annoncé le probable retrait d'agrément pour trois sociétés de financement.
    Ceci n'empêche pas l'institut d'émission de poursuivre la réflexion en vue d'adapter le système actuel aux normes internationales.
    Le ministre de l'Economie et des Finances a d'ailleurs annoncé l'adoption d'un arrêté qui fixe les conditions de prise de participation des établissements de crédit.
    Pour sa part, M. Seqat, a insisté sur la gestion rigoureuse du risque. Par la même occasion, il annonce aux banques l'élaboration prochaine d'un projet de convention-cadre par Bank Al-Maghrib. "Cette convention tiendra lieu de support juridique pour les opérations de cessions temporaires de titres en attendant l'adoption d'un texte de loi sur la pension livrée", a-t-il précisé.
    L'attention a également été attirée au risque que présente le financement même limité des activités spéculatives, notamment sur le marché des capitaux. "La distribution des crédits bancaires doit demeurer orientée vers les activités productives".
    S'agissant du coefficient maximum de division de risques, M. Seqat a souligné que le relèvement de ce coefficient "demeure inscrit dans le processus de l'adaptation progressive de la réglementation prudentielle".
    Dans ce sens, le gouverneur a mis l'accent sur la nécessité d'adopter un système de contrôle interne pour assurer le respect des procédures internes du travail, législations et réglementations en vigueur.

    Youssra MAHFOUD

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc