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Economie

Banques arabes
Une force de frappe inexploitée

Par L'Economiste | Edition N°:2265 Le 28/04/2006 | Partager

. Des excédents financiers recordL’union fait la force. Les banques arabes réussiront-elles à le démontrer aux gouvernants? En tout cas, le moment est propice pour passer à l’acte. Les gisements de croissance ne manquent pas et la région regorge de capitaux prêts à s’investir. La flambée du prix du pétrole, qui dure depuis 3 ans, génère d’énormes revenus pour les pays arabes producteurs. Leurs voisins peuvent profiter de la manne pour financer leur développement, pour peu qu’ils améliorent le climat des affaires. Favoriser le développement des échanges commerciaux et financiers et l’investissement intra-communautaire. C’est l’une des ambitions du congrès de l’Union des banques arabes (UBA) qui se tient les 27 et 28 avril à Casablanca, avec le concours du Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM). «Les banques peuvent jouer un rôle efficace dans la transformation de ces capitaux en investissements», assure Joseph Torbey, président de l’UBA. Bien plus, elles sont en mesure d’imprimer de nouvelles orientations si elles s’allient et tracent une stratégie commune. Aujourd’hui, elles détiennent 1 trillion de dollars en actifs et brassent un chiffre d’affaires global de plus de 3 trillions de dollars. Elles affichent des excédents financiers record. Ce qui prouve que le poids du système bancaire et financier de la région dépasse de loin celui de ses performances économiques.«Mais, soyons réalistes. Si la région reste à la traîne au niveau des flux d’investissements, arabes ou internationaux, c’est, avant tout, à cause des nombreux obstacles qui subsistent et de l’absence de règles de gouvernance», relève sans détour Son Altesse Cheik Tarik Ben Fayçal Al Kassimi, président de l’arrondissement économique, principauté Sharjah. Selon lui, les tentatives de réformes, lancées ici et là, n’ont pas fait disparaître les freins à l’investissement, notamment, le clientélisme et les situations de rente. «Aussi, les capitaux arabes optent-ils en priorité pour des placements dans les pays occidentaux, alors que le monde arabe a besoin de ces ressources financières!», déplore le Prince émirati. Une première opportunité s’est présentée après les attentats du 11 septembre 2001. «Mais les pays arabes ne l’ont pas saisie en drainant les capitaux rejetés par les banques occidentales», rappelle un consultant bahraini. Aujourd’hui, le monde arabe draine bon an mal an 1,5% des flux financiers mondiaux. Pour renverser la tendance, les pays sont tenus de libéraliser les secteurs «stratégiques», comme le pétrole, le gaz, mais aussi les infrastructures, le tourisme, le transport... Pour diffuser les fruits de ces investissements, il faudra privilégier le partenariat public /privé, sans négliger les petites et moyennes entreprises qui constituent l’essentiel des tissus industriels locaux.


Le monde arabe en chiffres

306 millions d’habitants;18 millions de chômeurs;D’ici 2020, 20 millions de jeunes arriveront sur le marché du travail;Sur les 350 milliards de dollars cumulés les 5 dernières années en flux d’investissements, la région n’en a drainé que 2%.Mouna KABLY

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