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Banque mondiale: 10 ans de microcrédit

Par L'Economiste | Edition N°:2201 Le 26/01/2006 | Partager

. L’Asie et le Pacifique, les plus grands adeptes . Encore des défis à releverL’accès aux microcrédits aide les populations pauvres à stabiliser leurs revenus et investir dans leur propre avenir, comme l’ont prouvé ces types de financement ces dix dernières années, souligne un rapport publié mardi par la Banque mondiale. Intitulé «Accès à tous: créer des systèmes financiers tout compris», ce livre, rédigé par des experts de la Banque et du CGAP (un groupe de donateurs multilatéraux qui traitent ce type de services) tire les leçons d’une décennie de microfinances dans les pays en développement. Actuellement seulement un sixième des pauvres qui pourraient avoir besoin de ce type de services y ont accès, rappellent les auteurs. «Les services financiers pour les pauvres (...) ne peuvent résoudre tous les problèmes causés par la pauvreté», notent les auteurs. «Mais ils peuvent aider à fournir des ressources et un certain pouvoir aux pauvres eux-mêmes pour leur permettre de prendre des décisions quotidiennes (comme assurer les frais de scolarité, acheter des livres, envoyer de l’argent à des membres de la famille encore plus démunis habitant dans les zones rurales éloignées...) et ainsi s’engager eux-mêmes sur la voie de sortie de la pauvreté», ajoutent-ils. «Le potentiel est énorme et le défi aussi», constatent-ils. Parmi les défis, trois sont cités en priorité: améliorer la qualité des services financiers pour servir le plus grand nombre de pauvres possible, joindre des personnes de plus en plus démunies et éloignées des villes, et réduire les coûts autant pour les clients que les fournisseurs de ces services. Pour y répondre, il faut, selon les auteurs de l’ouvrage, «faire en sorte que les services financiers pour les pauvres deviennent une partie intégrante du système financier général d’un pays». Par région, l’Asie et le Pacifique sont les plus grands adeptes du microcrédit, puisqu’ils totalisent 83% des comptes ouverts dans les pays en développement, soit 17 comptes par centaine d’habitants. . HostilesViennent ensuite les régions du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord (8%), l’Afrique sub-saharienne (4%), l’Europe et l’Asie centrale (3%) et enfin l’Amérique latine et les Caraïbes (2%). Le Cambodge, par exemple, alors qu’il était encore hostile à la microfinance il y a quinze ans, compte aujourd’hui 17 banques étrangères et cambodgiennes, privées et nationales et qui servent environ 400.000 clients parmi la population pauvre. Au Kenya, la Equity Bank ouvre chaque année des comptes pour 18.000 clients démunis qui peuvent améliorer leur situation grâce aux microcrédits. En Inde, la ICICI Bank, créée avec des institutions de microfinancement et des ONG, a grossi les rangs de ses clients de 1,2 million de bénéficiaires d’un microcrédit. Autre défi de taille à relever, assurer la formation et le soutien technique des responsables de ces services financiers afin qu’ils puissent agir dans la transparence et l’efficacité. Enfin, l’ouvrage énumère quelques succès prometteurs, comme la multiplication (en Inde et au Brésil notamment) des alliances entre banques commerciales et chaînes de supermarchés et de stations-essence, voire avec des gérants d’entreprises sous franchise pour y offrir des services de microfinancement aux clients. Sont également cités l’Afrique du Sud, les Philippines et le Kenya où des responsables de microfinancement ont lancé des services bancaires par téléphone portable pour payer des factures et les traites du crédit ou encore transférer de l’argent aux membres de la famille sans avoir à quitter leurs villages. Synthèse L’Economiste

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