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Banque-entreprises: Selon l'enquête de l'AMTE : Les relations marquées par la personnalisation

Par L'Economiste | Edition N°:74 Le 08/04/1993 | Partager

L'AMTE a publié les premiers résultats de l'enquête sur les relations banque-entreprises menée durant l'année 1992. Cette enquête confirme la personnalisation des rapports et soulève la complexité des conditions bancaires.

Connaître avec précision l'état des relations banque-entreprises, mettre en évidence les besoins et les attentes des uns et des autres, tels étaient les objectifs de l'Association Marocaine des Trésoriers d'Entreprises en menant cette enquête. L'idée était d'ailleurs pertinente, d'autant que l'opération s'est déroulée au moment le plus fort de la crise de trésorerie qu'ont traversée les entreprises. A cette époque certains opérateurs économiques avaient souvent déploré le manque de coopération du système bancaire dans la recherche de solutions (cela s'entend par un accès plus facile au crédit).

Pour les besoins de l'enquête, plus d'une centaine d'entreprises de toutes les tailles et de tous les secteurs d'activité de même que l'ensemble des banques de la place ont été consultées, indique l'Association.

Système compliqué

De l'observation de l'échantillon des entreprises, il ressort que 30% des enquêtées évoluent dans les services, 23% dans le commerce et 47% dans l'industrie (abstraction faite de la répartition industrie, agro-alimentaire effectuée par les enquêteurs). Par ailleurs, sur la centaine d'entreprises touchées, environ 70% réalisent un chiffre d'affaires de plus de 100 millions de Dirhams et travaillent avec un minimum de 5 banques. L'interprétation de ces chiffres permet de déduire, à première vue, que l'enquête a beaucoup plus été orientée sur les moyennes et grandes entreprises plus structurées que sur les petites entreprises. D'un avis partagé, banques et entreprises estiment que le système actuel des conditions bancaires est compliqué. L'enquête révèle que 67% des banques jugent le système actuel des commissions et dates de valeur complexe ou inadapté, tandis que la totalité des entreprises souhaite sa simplification.

Elle confirme également la personnalisation des relations. Ainsi, plus de 80% des entreprises admettent ne pas avoir changé de banques au cours des cinq dernières années. Pour leur part, 89% des banquiers estiment que l'actionnariat est déterminant pour la connaissance d'une entreprise. De plus, plus de 80% des entreprises soutiennent que les relations avec leurs banques sont bonnes ou très bonnes.

Cependant, ces données ne cachent pas les réalités des relations quotidiennes. Si les opérations de retraits et de dépôts sont jugées satisfaisantes par les entreprises (respectivement 72 et 76%), il n'en est pas de même pour le financement, les avances sur créances nées (ACNEES), les avances sur marché (ASM), lesquels marquent des taux de satisfaction de 27, 15 et 28%. Conclusion, le crédit reste l'une des principales préoccupations de l'entreprise dans ses relations avec la banque. Par ailleurs, les services informatiques (17% de réponses favorables) et télématiques (9%) offerts par les banques sont encore en dessous des attentes. Pourtant, ils devraient contribuer de manière importante à la rationalisation des opérations de banques (retraits, dépôts, virements). Seulement, estime M. Mohamed Hajjouji, président de l'AMTE, "le système devrait aller vers plus de standardisations et d'homogénéisation pour que les entreprises y trouvent leurs comptes".

Banque, un engagement prudent

Du point de vue des banques, la prudence est toujours de rigueur. Les risques sur une entreprise doivent être répartis sur plusieurs institutions. Ainsi, 67% d'entre elles préfèrent travailler avec un consortium. De plus, respectivement 44 et 67% souhaitent une prise de participation et le capital risque comme autres formes de collaboration. Les deux moyens invoqués leur permettent en fait d'avoir d'une manière ou d'une autre un regard ou d'une autre Un regard sur la gestion de l'entreprise. D'ailleurs la fiabilité des informations fournies par les entreprises est jugée moyenne. Du coup, elles ne pourraient être considérées comme une bonne référence dans une décision d'engagement. A cet effet, M. Hajjouji estime qu'il est nécessaire de se professionnaliser davantage", d'autant que la fiabilité de l'information financière deviendra cruciale, en particulier pour une entreprise qui souhaite accéder au marché international. L'AMTE devrait se réunir prochainement pour élaborer un document de synthèse et formuler des recommandations visant à optimiser les relations. Dans la foulée, l'Association envisage d'accéléré le rythme de ses activités. Outre les séminaires, elle est à pied-d'oeuvre pour l'organisation d'un système de "petit déjeuner-débat" dont le démarrage est prévu au courant du mois d'avril. Une journée de la Finance est par ailleurs programmée pour la fin du deuxième trimestre.

A.D.N.

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