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Bank Al-Maghrib
Le gouvernement sur la corde raide

Par L'Economiste | Edition N°:2324 Le 21/07/2006 | Partager

. La confiance est de retour, attention à ne pas tout gâcher!. Coordonner davantage les actions, impliquer les opérateurs. Résultats mitigés: Croissance, départs volontaires...LE gouverneur de Bank Al Maghrib n’a pas fait dans la langue de bois lors de la présentation au Souverain du rapport annuel, jeudi 20 juillet. Certes, les performances réalisées en 2005 sont encourageantes, et ce malgré une conjoncture difficile. Pour une fois et depuis longtemps, la confiance semble de retour dans le milieu des affaires. L’engouement des investisseurs privés, qu’ils soient nationaux ou étrangers, pour les projets structurants en est la preuve. La révision à la hausse de la notation du risque souverain par les agences de rating internationales confirme aussi ce regain de confiance.«Mais pour autant, un certain nombre de fragilités persistent et appellent des solutions dans le cadre d’une stratégie d’ensemble», relève Abdellatif Jouahri. Le mot est lâché: une stratégie d’ensemble qui semble faire défaut à l’équipe gouvernementale, malgré la pertinence de certaines décisions isolées.Cependant, la plus grande défaillance de l’économie marocaine reste la faiblesse et la volatilité de la croissance. Or, le chômage gonfle et la pauvreté fait des ravages. Point de salut sans une croissance forte et durable. «La réalisation de cet objectif devrait aller de pair avec la consolidation à moyen terme de la viabilité du cadre macro-économique et le renforcement de la capacité de l’économie à faire face aux chocs, tant internes qu’externes», rappelle le gouverneur. Le Maroc doit relever ce double défi et réussir son intégration dans l’économie mondiale.Au niveau des finances publiques, l’on ne peut faire l’économie d’une réforme fiscale et budgétaire. Il s’agit de baisser le taux d’imposition et d’élargir l’assiette fiscale. Le seul moyen d’augmenter les recettes fiscales et de couvrir les dépenses de fonctionnement. Le gouverneur ne manquera pas de relever au passage la nécessité de réduire davantage ces dépenses car le Maroc est encore loin des standards internationaux. Autant dire que la politique de départs volontaires des fonctionnaires, censée réduire les charges de personnel, n’a pas atteint à elle seule l’objectif escompté. Continuer de dégraisser l’administration pour financer les projets d’infrastructure tout en ramenant le déficit budgétaire à un niveau soutenable. Voilà encore un autre challenge à relever dans les toutes prochaines années. «Cette réforme s’impose d’autant plus que les finances publiques ne manqueront pas de pâtir du tarissement des recettes de privatisation et de la tendance haussière des prix du pétrole, ainsi que du nécessaire redressement financier de certains organismes publics», prévient Abdellatif Jouahri. Sans oublier que le recours croissant au financement sur le marché intérieur risque de se traduire par des tensions sur les taux d’intérêt.Bon point pour les réformes destinées à améliorer le climat des affaires. Mais le rythme doit être accéléré. L’administration et la Justice sont à la traîne. L’information financière continue d’afficher des carences. Enfin, le marché du travail doit conférer aux opérateurs une plus grande flexibilité et offrir une main d’oeuvre dotée d’une formation adéquate.«Le bilan à mi-parcours de la période 2000-2010, baptisée par SM le Roi, décennie nationale de l’éducation et de la formation, révèle certaines avancées. Mais ces progrès doivent être consolidés et requièrent un suivi rigoureux et une évaluation continue des différentes étapes de mise en oeuvre des réformes».Les PME ne sont pas non plus ménagées. Le temps presse, la mise à niveau et la transparence doivent primer. C’est le seul moyen de tirer profit de l’assouplissement des conditions de financement offertes par les banques et de contribuer à la croissance.Par ailleurs, les politiques sectorielles qui fonctionnent sont celles qui impliquent les opérateurs privés. Le Plan Azur et le plan Emergence sont cités en exemple. L’expérience gagne à être dupliquée pour d’autres secteurs tels que l’agriculture, la pêche, l’énergie et les mines. «Cette démarche doit être intégrée dans le cadre d’une stratégie globale cohérente», insiste le gouverneur.


Politique monétaire: Tout n’est pas parfait non plus!

Abdellatif Jouahri se prête volontiers à l’autocritique. Pour plus d’efficacité dans sa politique monétaire, Bank Al Maghrib doit renforcer ses capacités d’analyse et de recherche pour donner un meilleur éclairage sur les mécanismes de transmission. Pour cela, l’Institut d’émission travaille sur plusieurs fronts. Les indicateurs de l’inflation sous-jacente sont fin prêts. De même, un nouvel agrégat servira de valeur de référence pour la progression de la monnaie. Enfin, BAM se dit prête à adopter une approche multicritères pour évaluer le risque inflationniste.Mouna KABLY

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