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Bâle II: Un levier pour élargir l’accès au crédit
Entretien avec les responsables du pôle gestion globale des risques au GBP

Par L'Economiste | Edition N°:2372 Le 29/09/2006 | Partager

. Les fonds propres ne posent aucun problème. Le rating remplacera les garanties. Que pensez- vous du calendrier de basculement aux normes Bâle II fixé par la banque centrale?- Mohamed Karim Mounir: Les scénarios d’adoption des normes Bâle II prescrits par la banque centrale représentent le cheminement normal pour les banques marocaines. Nous ne sommes pas en mesure de suivre le même rythme que le système bancaire européen qui a déjà adopté les recommandations de Bâle I. quant à notre système bancaire, il doit mener le processus dès le départ. Quant aux normes avancées, nous ne pourrons les appliquer qu’à partir de 2012 pour des raisons de timing notamment. Il faut avoir au moins trois années d’historique pour démarrer les procédés relatifs à ces normes avancées. Si nous démarrons en 2007 il nous faudra jusqu’en 2011 pour réunir les bases de données nécessaires à ce basculement. Mais d’ici là il y aura d’autres nouveautés qui feront évoluer les choses d’une autre manière. . Est-ce que les banques sont en mesure d’honorer leurs engagements en fonds propres?- Saïd Lefouili: Ce problème ne se pose pas au niveau du Maroc puisque les banques locales disposent de fonds propres solides. Le ratio fonds propres/crédits du groupe banques populaires se situe aux alentours de 21%, ce qui dépasse largement les 8% exigés. De ce fait, ce ratio n’est pas notre principale préoccupation. Nous sommes plutôt focalisés sur la démarche qui va nous permettre d’améliorer notre gestion des risques. Bâle II est inscrit chez le GBP comme un axe de développement d’entreprise. C’est pour nous une heureuse obligation.. Comment pouvez-vous concilier entre une gestion efficace de risque et le développement de votre activité crédit?- Mohamed Karim Mounir: Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les normes Bâle II seraient un levier très important pour développer des crédits bancaires, si elles sont utilisées à bon escient. Grâce au rating, nous pourrons élargir l’accès au crédit à des franges plus larges de particuliers et d’entreprises. Il faut juste présenter les informations requises par le modèle de notion. Le client est ensuite casé dans une population des risques qui lui accorde un plafond et des conditions de crédit adaptés à son cas.. Comment vous expliquez alors les garanties excessives exigées dans les dossiers de crédit? - Saïd Lefouili: Les garanties excessives exigées actuellement pour l’octroi des crédits découlent de la difficulté de gérer le risque et d’évaluer objectivement les projets et leurs porteurs. En l’absence d’un modèle de rating fiable, le banquier est obligé de demander des garanties suffisantes pour sécuriser les fonds prêtés. Avec Bâle, l’évaluation subjective du client sur la base de la relation personnelle avec le banquier va disparaître progressivement au profit des modèles de notation. Nous sommes convaincus que la meilleure garantie pour les fonds levés est le projet lui-même. Les garanties ne pourront jamais compenser la perte de la banque si le projet présenté lors de la demande de crédit s’avère défaillant. Un projet bien ficelé qui permet à son promoteur et à la banque de gagner de l’argent n’a pas besoin de garantie pour être sécurisé. N. Sq.

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