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    International

    Baisses des taux
    Trichet suggère une pause en janvier

    Par L'Economiste | Edition N°:2922 Le 17/12/2008 | Partager

    . Le principal taux descendra entre 1,50 et 2% d’ici fin mars 2009. Nouvel allègement des conditions du crédit dès le 15 janvierLES baisses de taux historiques décidées par la Banque centrale européenne doivent maintenant agir sur l’économie, a déclaré son président Jean-Claude Trichet lors d’un dîner organisé par le club des journalistes économiques de Francfort (ouest). Il a même suggéré que l’institution allait marquer une pause en janvier. Notons que la BCE a réduit de 175 points de base son principal taux en deux mois, une baisse sans précédent dans sa jeune histoire. «Nous devons la faire passer dans l’économie réelle», a expliqué Trichet. L’institution a commencé à baisser ses taux le 8 octobre, dans le cadre d’une action concertée avec ses homologues mondiales, puis en novembre et début décembre. D’autres banquiers centraux européens avaient avant lui déjà tempéré les attentes des marchés qui, face à la détérioration rapide de l’économie et la chute brutale de l’inflation, anticipent un nouvel allègement des conditions du crédit dès la réunion du 15 janvier. Le principal taux, désormais à 2,50%, descendra selon les paris des économistes entre 1,50 et 2% d’ici fin mars. Trichet a confié que le conseil avait évoqué l’idée de faire descendre le taux très bas afin de relancer l’activité de crédit entre banques. La BCE n’a jamais abaissé son taux sous 2%. Elle a de nouveau invité les banques commerciales à remplir leur part du contrat. Les actions menées par la BCE, aussi bien des baisses de taux que l’approvisionnement généreux en liquidités sur le marché monétaire, et les plans gouvernementaux de soutien au secteur ont modifié la donne. Une diminution du principal taux permet aux banques de se refinancer à meilleur marché, ce qu’elles transmettent à leurs clients (particuliers ou entreprises) en réduisant les taux d’intérêt qu’elles pratiquent sur leurs crédits. C’est ce qui se passe en temps normal, mais les banques n’osent plus se prêter entre elles sur le marché monétaire, qui ne fonctionne que grâce aux injections de liquidités de la BCE. Le président de la BCE a toutefois redit qu’à l’heure actuelle, les chiffres à disposition de l’institution ne «signalisaient pas de pénurie du crédit» en zone euro.F. Z. T.

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