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Courrier des Lecteurs

Baisse à la bourse: Après le choc, les opérateurs cherchent à comprendre

Par L'Economiste | Edition N°:463 Le 15/03/1999 | Partager

· Des raisons diverses plutôt qu'une vraie explication

· Le marché a recommencé à trier les valeurs

· L'amnistie fiscale a fait des dégâts


krach ou pas krach à la Bourse de Casablanca? Après les premiers moments de choc, les boursicoteurs et les intervenants reviennent de leurs émotions: derrière la baisse des indices, les mécanismes de triage ont continué à jouer.
Ainsi parmi les baisses de la séance de vendredi, il faut noter des hausses, suite à l'annonce de bons résultats (Cf infra, les cours et l'analyse de la séance, page 25). C'est donc avec moins d'émotions que les traders abordent la séance d'aujourd'hui, lundi 15 mars 1999. Les gérants ont été assaillis vendredi par les demandes de conseil de la part de leurs clients. Les gérants recommandent de rester calme et d'attendre que l'orage passe, comme en 1997 et si possible d'acheter cette semaine pour profiter de la baisse.
Il n'en reste pas moins que personne ne sait comment va s'orienter le marché. En effet, personne n'a de raison unique à avancer pour expliquer la plongée de nombreux titres, les jeudi 11 et vendredi 12 mars 1999.
Comme souvent, trop de raisons égale pas d'explication.
Néanmoins, les analystes avancent une série d'éléments à partir desquels l'épargnant peut tenter de se faire une idée...

· Une bourse trop chère: Le PER (Price Earning Ratio: le prix de l'action divisé par le bénéfice de l'année) de la plupart des entreprises cotées à la Bourse de Casablanca est très élevé. Il navigue dans les 20, ce qui est beaucoup, surtout quand le taux de croissance général de l'économie marocaine est plutôt calme. Evidemment, chacun sait que les performances des entreprises cotées sont généralement meilleures que celles du reste du pays. Mais depuis trois ans, les différentiels entre les performances de ces entreprises et celui de la Maison Maroc dans son entier, sont devenus trop grands pour durer longtemps: les taux de croissance des entreprises étaient à deux chiffres, quand le Maroc arrivait péniblement à des 5%. D'où, une correction un peu sévère à la Bourse. C'est là une règle de fonds, mais personne ne peut dire quand elle s'applique, ni pourquoi à un moment plutôt qu'à un autre. Dans les faits, les analystes financiers, même en ayant en tête ce mécanisme, ne pensaient pas qu'il se mettrait en oeuvre cette semaine. A l'heure où nous mettions sous presse, personne ne pouvait raisonnablement dire si le mouvement correctif allait ou pas continuer.

· Des résultats en deçà des espoirs: Plusieurs sociétés cotées ont annoncé cette année des résultats en deçà des espoirs qu'elles suscitaient. C'est évidemment une bonne raison pour faire descendre les cours. L'explication qui revient souvent dans la bouche des analystes tient bien la route. En effet, le marché a su trier dès le vendredi 12, les bons résultats et les médiocres. Il a en effet primé les bons et ce, dans des proportions parfois importantes (c'est notamment les cas d'entreprises du groupe SNI). En revanche, les bancaires ont été globalement sanctionnées, exactement pour la raison inverse. L'opération-clef de la dernière Loi de Finances, l'amnistie fiscale, y a été pour beaucoup. Elle a tout simplement rongé une bonne partie des résultats des banques, qui y ont souscrit «par solidarité». Le marché ne leur a pas reconnu ce geste. Il a sanctionné leurs titres. Ils en ont subi les conséquences.


Les différences des indices


Les trois indices (IGB, CFG25 et USI) ont accusé des baisses historiques l'espace de deux séances (Cf ci-contre: NB le graphique ne respecte pas l'échelle de chacun des trois indices, il faut le lire dans son évolution et non pas dans son niveau). Mais il n'ont pas effacé dans la même mesure les performances depuis le début de l'année.
Pour ne prendre que l'indice général, celui-ci a perdu jeudi tout ce qu'il avait gagné depuis le début de l'année. Les 5% de performance depuis le début de l'année, qui faisaient déjà rêver beaucoup d'investisseurs, sont partis en fumée. Dans la journée de vendredi, il est passé franchement au rouge en affichant une perte de 2,73%. L'indice général reflète l'ensemble des valeurs cotées quel que soit leur poids.
Celui de CFG donne l'évolution des plus grosses capitalisations, c'est-à-dire des sociétés qui ont le plus grand nombre d'actions et les plus grandes valeurs sur le marché. L'indice USI de Upline est conçu différemment. Il se focalise plutôt sur les valeurs les plus liquides. USI est plus fait pour ceux qui s'intéressent à la spéculation boursière tandis que CFG devra davantage retenir l'attention de ceux qui cherchent les tendances lourdes du marché. Les différentes construction des trois indices expliquent que souvent ils ne vont pas dans le même sens. S'ils sont tous les trois à la hausse, c'est que le marché est très bon. S'ils sont tous les trois à la baisse c'est que le marché est mauvais ou bien que les hésitations sont très répandues.

Rafik IKRAM

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