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Courrier des Lecteurs

Baisse de la bourse: Comment bien réagir?

Par L'Economiste | Edition N°:463 Le 15/03/1999 | Partager

· Méfiez-vous de "l'air du temps" et des rumeurs

· Le conseil permanent des gérants: Ne cédez pas à la panique, vous risquez de vous faire plumer


Les épargnants et les institutionnels ont assailli leur gérants à la fin de la semaine dernière et il est très probable qu'ils vont continuer aujourd'hui. La question est évidement de savoir ce qu'il faut faire dans cette situation de baisse à la bourse.
Le conseil permanent des gérants est de ne pas céder à la panique, car ce sont ceux qui cèdent qui se font "plumer" dans un marché tel que celui qui s'est installé.

· Premier cas: Vous avez impérativement besoin d'argent liquide ce matin. Vous n'avez pas le choix, vous allez vendre, peut-être à perte si vous avez acheté récemment. En fait, cela dépend de ce que vous avez acheté. Toutes les valeurs n'ont pas baissé, comme le montrent nos tableaux comparatifs.

· Deuxième cas, vous avez besoin d'argent impérativement, mais vous avez des SICAV. Dans ce cas, vous ne pouvez vendre que d'ici la fin de la semaine, en passant vos ordres, dernier délai jeudi. La situation peut durer jusque-là ou se retourner brutalement. Personne ne peut le dire.
Si la situation dure jusqu'à jeudi, essayez de choisir parmi vos SICAV celles qui sont en actions, mais gardez les obligataires, car le marché d'obligations gagne lorsque celui des actions baisse. C'est la loi des marchés.
Si la tendance s'inverse d'ici jeudi, faites le contraire.
Mais la recommandation de base reste de ne pas vendre sauf en cas de besoin impératif.

· Troisième cas: Vous n'avez pas besoin d'argent tout de suite, mais vous avez peur de perdre un peu de votre épargne. Dans ce cas, qui est celui de la majorité des épargnants petits et grands, ne bougez pas. Evidemment cela dépend du prix auquel vous aviez acheté vos titres. S'ils étaient plus chers qu'ils ne le sont aujourd'hui, surtout ne vendez pas maintenant. S'ils étaient moins chers, alors calmez-vous car la baisse ne vous donne qu'une perte virtuelle par rapport à votre richesse virtuelle de la semaine dernière. Virtuel n'est pas réel. Si vous vendiez aujourd'hui, vous perdriez, mais si vous attendez, vous regagnerez virtuellement ce que vous avez perdu virtuellement. Votre portefeuille a perdu un peu de son dynamisme, mais aujourd'hui, la bourse reste quand même le meilleur placement, mieux que l'immobilier ou les bijoux. Le cas des placements à terme et de carnets d'épargne est un peu à part: ils plafonnent à 6%, c'est à dire au-dessus de la performance générale de la bourse pour les deux mois et demi de 1999. Mais ce n'est pas l'ensemble de l'année. Il n'y a pas grand risque à parier que l'ensemble de 1999 sera au-dessus des taux des carnets (6%).
De plus, les banques n'aiment guère les carnets en ces moments de surliquidité. Quand au placement à terme, ne rêvez pas. A moins d'être l'ami intime du président de la banque ou du directeur d'agence (et encore...), vous n'avez pas beaucoup de chances d'arriver à faire un dépôt à terme dans des conditions intéressantes de rémunération. La baisse des taux explique tout.

· Vous avez des fonds de tiroirs, même petits et vous vous demandez si cela vaut la peine de risquer votre argent en bourse. N'hésitez plus, portez-vous acheteur, mais choisissez bien. Il faut acheter, car c'est le meilleur moment. Il faut toujours faire le contraire de ce que dit la rumeur. Maintenant, pour bien choisir les titres, regardez le PER (qui n'est pas la Perf ou performance: Celle-ci est la variation du cours d'un jours sur l'autre, ou plus généralement, d'une période par rapport à une autre -les tableaux ci-contre donnent la "perf.", pas le PER-). Plus le PER (Price earning ratio, c'est-à-dire le cours de l'action rapporté au bénéfice de l'année) est bas, plus vous avez de chances que la valeur monte. C'est la règle de base, mais il y a des modulations à apporter. Il arrive que de très bonnes entreprises avec des perspectives intéressantes aient un PER de 20 et continuent de monter. Ce sont les perspectives qui font la hausse.
Inversement, vous avez des PER à 12 ou moins, sur des entreprises sans avenir, alors le cours risque de baisser. Mais, globalement, les sociétés cotées à Casablanca ne sont pas mauvaises, donc un PER au-dessous de 15 offre en général des perspectives de hausse du cours. Encore faut-il trouver des titres à acheter, car ils sont rares.
Pour connaître les perspectives bonnes ou médiocres des entreprises, rien ne vaut la lecture assidue des journaux (de préférence L'Economiste!).


Jeudis et vendredis noirs?


Le calendrier a joué un tour pendable à la Bourse de Casablanca: ce sont les jeudi 11 et vendredi 12 que l'indice a plongé. Pas toujours à raison, l'Histoire a retenu que ce sont deux mauvais jours pour les bourses et ce, dans la tradition mondiale.
Plusieurs fois en effet et ce, depuis les années 20, ce sont des jeudis et vendredis que se sont produits des krachs. La chute de la Bourse de Casablanca n'a rien à voir dans son ampleur avec celle des jeudis noirs et des vendredis noirs qu'a retenu l'Histoire. En fait, les bourses mondiales ont depuis 1987 placé des limites aux mouvements des cours, de manière à pouvoir calmer les esprit et éviter les paniques des années 20 et 30. Au Maroc, la Loi oblige à suspendre les cotations lorsque les cours montent ou baissent de plus ou moins 6%.

Rafik IKRAM

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