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Baccalauréat
La réforme pointée du doigt

Par L'Economiste | Edition N°:1795 Le 22/06/2004 | Partager

. Le système d’enseignement mis en causeLE taux de réussite aux examens du baccalauréat pour la première session de 2004 est assurément un des plus bas enregistrés. Il faudra toutefois attendre les résultats définitifs (la session de rattrapage est prévue pour le 5 juillet) pour connaître le pourcentage définitif. Près de la moitié des candidats, soit 41%, devront ainsi passer les épreuves et “probablement obtenir de meilleurs résultats”, explique Lyazid Alaoui El Harrouni, chef de la division des Examens et des Concours au ministère de l’Education nationale. Car pour être admis à la session de rattrapage, il faut avoir obtenu une moyenne comprise entre 8 et 10/20 en première session. Plus que de simples résultats, les pourcentages obtenus posent le problème du cursus scolaire, du contenu des programmes et de l’orientation dans les établissements publics et privés. “Les examens du baccalauréat sont le résultat de trois composantes, explique Alaoui El Harrouni, les résultats aux contrôles continus qui se déroulent toute l’année, ceux de l’examen régional que les étudiants passent la première année du cycle fondamental du baccalauréat et ceux de l’examen final”. Les deux premières composantes sont prises en considération à hauteur de 25% du résultat final alors que celui-ci compte pour 50% du total.“Pour émettre un jugement objectif, il s’agit d’examiner chacune de ces trois composantes”, ajoute-t-il. Mais pas uniquement. Les résultats sont très différents, selon les branches scolaires. Ainsi la Série Lettres n’a enregistré un taux de réussite que de 25,29% alors que celle des sciences mathématiques A a vu 76,93% des candidats réussir. Le problème se pose essentiellement au niveau de la section littéraire. Pour le responsable de la division des Examens et Concours au sein du ministère, “le problème ne date pas d’hier. Cette section enregistre depuis de longues années de faibles résultats”. Les responsables au sein du ministère n’occultent pas les problèmes qui se posent. Orientation, nature des disciplines enseignées dans une branche, mauvaise maîtrise des langues et niveau de l’enseignement de façon globale n’en sont que quelques-uns. Les réformes mises en place ces dernières années ne semblent pas avoir donné des résultats satisfaisants. A l’université, c’est une véritable débâcle. Des professeurs de français se voient enseigner à des étudiants dont la langue fondamentale tout au long de leur scolarité a été l’arabe. Résultats: des étudiants qui ne maîtrisent souvent aucune des langues et ne comprennent pas toujours le sens des matières dispensées. A cela s’ajoutent des méthodes d’apprentissage basées sur le “par-choeur” qui ont déjà fait leur preuve d’inefficacité. En attendant d’adopter les réformes adéquates, des milliers de jeunes perdent toute foi en l’avenir, qu’ils avaient espéré bien meilleur. Du moins, en matière de cursus supérieur.A. D.

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